
La saison précédente s’est achevée à Abu Dhabi lors d’une finale à élimination directe sur le golfe Arabo-Persique. Emirates Great Britain SailGP Team y a décroché le titre face à BONDS Flying Roos et aux New Zealand Black Foils, remportant le championnat et une prime de 2 millions USD.
Les Britanniques ont survolé l’exercice 2025 sur la durée, avec plus de 4.4 millions USD engrangés sur l’ensemble de la saison, un total jamais atteint par une autre équipe. Mais cette domination ne garantit rien pour la suite, d’autant que huit équipes différentes ont remporté au moins une épreuve la saison dernière.
Rivalités historiques et revanche attendue en Australie
Pour l’Australie et la Nouvelle-Zélande, la frustration d’Abu Dhabi est toujours bien présente. L’ouverture de la saison sur leurs eaux donne immédiatement une dimension particulière à ce premier rendez-vous. La flotte 2026 est la plus dense jamais réunie, avec des équipes profondément remaniées, d’autres qui misent sur la continuité, et un niveau global qui rend chaque manche imprévisible.
Les rivalités restent au cœur de l’ADN de SailGP, mais elles se doublent désormais de confrontations nouvelles, portées par des équipes capables de bouleverser l’ordre établi.

Artemis SailGP, le nouvel entrant qui redistribue les cartes
L’arrivée d’Artemis SailGP symbolise cette nouvelle ère. Treizième équipe du championnat et première à représenter la Suède, Artemis débarque avec un équipage très expérimenté, emmené par le champion olympique Iain Percy et avec Nathan Outteridge à la barre. Le pilote australien détaille clairement l’approche du nouvel entrant :
« Depuis l’annonce de l’arrivée d’Artemis en SailGP pour la saison 2026, nous avons pris le temps de nous aligner en tant qu’équipe et d’être très clairs sur notre manière de courir. SailGP ne laisse pas beaucoup de temps pour trouver ses repères, donc notre priorité est d’être affûtés dès la première course et de construire sur cette dynamique.
Artemis SailGP dispose d’un énorme réservoir de talents suédois et internationaux, avec beaucoup d’expérience. Désormais, nous sommes prêts à le mettre à l’épreuve dans l’un des environnements les plus compétitifs du sport mondial. »
Perth, un nouveau théâtre stratégique pour SailGP
L’arrivée de Perth au calendrier constitue une étape majeure pour le championnat. La ville australienne, réputée pour ses vents puissants du Fremantle Doctor et son héritage maritime, offre des conditions idéales pour des régates à très haute intensité, disputées au plus près du rivage.
L’Oracle Perth Sail Grand Prix, présenté par KPMG, marque également le 50e événement de l’histoire de SailGP. Quatre athlètes atteindront ce cap symbolique : Olivier Herlédant pour la France, Neil Hunter et Luke Parkinson pour l’équipe britannique, ainsi qu’Iain Jensen pour l’Australie. L’engouement est déjà tangible, l’épreuve affichant complet avant même le début du week-end.
Une préparation repensée pour hausser le niveau global
L’intersaison a été particulièrement active. SailGP a annoncé la création de sa première base d’entraînement permanente à Pensacola, en Floride, en partenariat avec American Magic. Cette infrastructure offrira aux équipes un accès continu aux F50, réduisant les écarts de préparation et renforçant l’idée d’un championnat décidé avant tout par l’exécution sous pression.
Une licence F50 fait également son apparition, visant à renforcer la sécurité et la responsabilité des pilotes. Les conducteurs devront démontrer leur capacité à exploiter ces catamarans à pleine vitesse, avec un système de points impacté par les incidents techniques ou de sécurité.

Technologie et vitesse, toujours plus loin
L’innovation reste au cœur de SailGP. En 2025, l’introduction des foils en titane a permis de dépasser la barre des 100 km/h, avec ROCKWOOL Racing établissant un record à 103.93 km/h. La saison 2026 poursuit cette dynamique avec une nouvelle aile de 27.5 mètres, pensée pour offrir plus de polyvalence selon les conditions et favoriser des courses encore plus serrées.
Première du genre dans le sport mondial, l’Impact League reste un pilier du championnat. En 2026, elle se concentre à parts égales sur les axes Better Planet et Better Sport, avec des projets évalués de manière indépendante et intégrés au classement global. Le cadre "Business as Usual" est reconduit afin de valoriser les équipes qui inscrivent des pratiques responsables dans leur fonctionnement quotidien.
Une compétition où rien n’est jamais acquis
Sir Russell Coutts résume parfaitement l’état d’esprit qui règne avant cette nouvelle saison :
« Avec huit équipes différentes victorieuses d’épreuves la saison dernière, le niveau est déjà extrêmement élevé. Avec l’arrivée d’Artemis SailGP, je m’attends à ce qu’ils se battent pour les podiums dès le départ, compte tenu du talent qu’ils ont réuni. Nous avons aussi observé plusieurs changements importants d’équipages, y compris parmi les meilleures équipes, ce qui va rebattre les cartes. Des équipes comme ROCKWOOL Racing ou Germany by Deutsche Bank ont terminé la saison très fort dans des conditions très différentes, et c’est impressionnant. Tout indique que l’année sera extrêmement disputée. »
Même prudence du côté des champions en titre. Dylan Fletcher, pilote d’Emirates Great Britain, assume le nouveau statut de son équipe :
« 2025 a été une excellente saison pour nous. Nous avons su répondre présents dans les moments clés et nous avons énormément appris. Mais SailGP ne s’arrête jamais, et nous non plus. En abordant cette nouvelle saison, nous savons que nous avons une cible dans le dos. Le niveau de compétition continue de monter dans toute la flotte et les affrontements sont de plus en plus intenses. »
Avec 13 équipes, une dotation record, de nouveaux sites et un niveau de performance sans précédent, la saison 2026 s’annonce comme l’une des plus indécises de l’histoire de SailGP. À Perth, le championnat ouvre un chapitre où la moindre erreur pourrait coûter très cher.
Pensez à consulter les prévisions sur METEO CONSULT Marine.
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