SailGP Perth 2026 : Emirates Great Britain s’impose avec autorité dans un Fremantle Doctor d’anthologie

Régates
Par Le Figaro Nautisme

Vent fort, mer formée et tribunes pleines à craquer : l’Oracle Perth Sail Grand Prix 2026 a offert une entrée en matière spectaculaire pour la nouvelle saison de SailGP. Dans des conditions parmi les plus exigeantes vues sur le circuit, Emirates Great Britain a frappé un grand coup en remportant la première épreuve de l’année, envoyant un message clair à l’ensemble de la flotte.

Vent fort, mer formée et tribunes pleines à craquer : l’Oracle Perth Sail Grand Prix 2026 a offert une entrée en matière spectaculaire pour la nouvelle saison de SailGP. Dans des conditions parmi les plus exigeantes vues sur le circuit, Emirates Great Britain a frappé un grand coup en remportant la première épreuve de l’année, envoyant un message clair à l’ensemble de la flotte.

 

Un début de saison placé sous le signe de l’intensité

Le décor était planté dès l’aube sur les eaux de Fremantle. Le Fremantle Doctor, ce vent thermique réputé de la côte ouest australienne, a soufflé sans retenue, avec des rafales atteignant 45 km/h et une mer courte rendant chaque manœuvre décisive. Aucune place pour l’erreur pour les F50, poussés dans leurs retranchements dès les premières courses du dimanche.

Dans ce contexte, Emirates Great Britain SailGP Team a rapidement pris l’ascendant. Déjà solide la veille, l’équipage britannique a clairement haussé le ton lors de la seconde journée, affichant une maîtrise impressionnante dans des conditions que beaucoup jugeaient piégeuses.La finale a parfaitement résumé la journée. Un départ chirurgical pour Emirates GBR, une pression immédiate exercée par DS Team France, et un scénario contrarié pour Bonds Flying Roos, pénalisés dès le pré-départ pour une infraction de limite.

Devant, Dylan Fletcher n’a jamais paniqué. Propre dans ses trajectoires, précis dans ses choix, le skipper britannique a contrôlé la course de bout en bout pour franchir la ligne avec une avance confortable. « Ces conditions étaient absolument incroyables. C’est exactement pour ça que nous venons à Perth, pour le Doctor », confiait-il à l’issue de la course, encore porté par l’adrénaline. La tentative de coup tactique de Quentin Delapierre, choisissant de se dégager sur l’avant-dernier bord, n’aura finalement pas payé. Les Français ont cédé face au retour tardif mais décisif des Australiens, qui s’adjugent la deuxième place devant leur public.

 

Les Australiens solides malgré un équipage remanié

Si la victoire à domicile leur échappe, les Bonds Flying Roos peuvent nourrir de réels motifs de satisfaction. L’équipe a dû composer avec un changement de dernière minute, Glenn Ashby remplaçant Iain Jensen, blessé à l’entraînement. Une intégration express dans des conditions techniques exigeantes, avec un gréement et des appendices que le marin découvrait en course.

Tom Slingsby saluait d’ailleurs la performance collective, soulignant l’apport de Jensen depuis la zone de coaching et l’adaptation rapide d’Ashby. Le résultat final confirme la solidité de l’équipe australienne dans le vent fort, tout en laissant entrevoir une marge de progression.

 

Emirates GBR en démonstration sur les courses de flotte

Avant la finale, Emirates Great Britain avait déjà marqué les esprits en remportant coup sur coup les cinquième et sixième courses de flotte. Tout au long de la journée, Fletcher et son équipe n’ont cessé de grappiller des places, prouvant leur capacité à lire le plan d’eau et à se frayer un chemin dans le peloton, même lorsque les conditions se dégradaient. La dernière course qualificative a vu Northstar SailGP Team s’imposer avec près de 20 secondes d’avance, un éclat trop tardif pour inverser un classement général qui laisse les Canadiens au sixième rang.

 

Artemis, États-Unis et premiers enseignements de la saison

Leader à l’issue de la première journée, Artemis Racing SailGP Team a vécu un dimanche plus compliqué, manquant de peu une qualification en finale après une série de résultats en demi-teinte. Quatrième au général, Nathan Outteridge retenait néanmoins une dynamique très positive pour une équipe encore en phase de découverte du circuit.

La journée fut plus délicate pour l’équipe américaine, reléguée loin au classement dominical. Malgré tout, le bilan reste encourageant selon leur skipper, qui souligne les progrès réalisés dans le gros temps, un axe de travail prioritaire avant le début de saison.

Première des 13 étapes prévues en 2026, l’Oracle Perth Sail Grand Prix a tenu toutes ses promesses. Près de 15 000 spectateurs ont rempli le Race Stadium de Bathers Beach, offrant une atmosphère digne des plus grandes étapes du championnat. Pour Russell Coutts, cette première édition dépasse les attentes, tant par la qualité des courses que par l’engouement du public et le soutien local. Une réussite qui ouvre déjà la voie à un retour annoncé dans les prochaines années.

 

Cap sur Auckland pour la suite du championnat

Après ce lancement tonitruant, la flotte mettra le cap sur Auckland les 14 et 15 février. Une étape attendue, mais déjà sous tension, avec plusieurs équipes engagées dans des réparations importantes après les incidents de Perth. Une chose est sûre : après cette démonstration australienne, Emirates Great Britain s’avance comme la référence à battre dans cette saison SailGP 2026 qui ne fait que commencer.

 

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Nathalie Moreau
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Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
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Sophie Savant-Ros
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
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Denis Chabassière
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel Ulrich navigue maintenant en plaisance sur son TARGA 35+ le long de la côte atlantique. Par ailleurs, il ne rate pas une occasion d’embarquer sur des navires de charge, de travail ou de services maritimes. Il nous fait partager des expériences d’expédition maritime hors du commun.
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
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Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.