Le Rolex SailGP Championship retrouve Bermuda pour une 5e étape très attendue de la saison 2026. Sur le plan d’eau spectaculaire du Great Sound, 12 équipes internationales vont s’affronter à bord de F50 identiques, capables d’approcher les 100 km/h, dans un décor devenu l’un des rendez-vous les plus emblématiques du circuit.

Bermuda retrouve la lumière du SailGP
Après 1 an d’absence, l’Apex Group Bermuda Sail Grand Prix revient au calendrier du Rolex SailGP Championship avec un statut bien particulier. Bermuda n’est pas seulement une étape de plus dans la saison. C’est l’un des terrains de jeu les plus reconnus du circuit, un plan d’eau exigeant où la vitesse, la précision et la lecture du vent font souvent basculer les courses.
Sur les eaux limpides du Great Sound, le spectacle promet d’être intense. Plus de 5 000 spectateurs sont attendus pour suivre ces régates au format stade, où les équipages se livrent à quelques mètres les uns des autres sur des catamarans volants identiques. À ces vitesses, la moindre erreur de placement, de communication ou de manœuvre peut coûter plusieurs places en quelques secondes.
Cette édition 2026 marque aussi une montée en gamme de l’expérience public à Morgan’s Point, avec de nouveaux espaces en bord de mer et une programmation locale portée notamment par DJ Rusty G et Kassie Cains. L’événement veut autant séduire les passionnés de voile que les spectateurs venus vivre un grand rendez-vous sportif international.
Les BONDS Flying Roos arrivent en patrons
L’Australie débarque à Bermuda avec le costume de favori. Les BONDS Flying Roos restent sur une victoire convaincante lors de l’Enel Rio Sail Grand Prix et occupent le sommet du classement général. Leur force actuelle tient à une régularité impressionnante : des départs solides, une capacité à transformer les bons coups tactiques en places sur le podium et une maîtrise qui leur permet de limiter les erreurs dans les moments chauds.
À ce stade de la saison, une victoire à Bermuda aurait une portée importante. Elle renforcerait l’avance australienne au championnat et enverrait un message clair au reste de la flotte. Dans une compétition où le prize money atteint 12,8 millions de dollars, chaque point pèse lourd, mais chaque démonstration de force compte aussi dans la dynamique psychologique du groupe.
La Grande-Bretagne sous pression après Rio
Derrière l’Australie, Emirates Great Britain arrive avec une mission claire : réagir. Championne en titre de la saison 2025, l’équipe britannique a connu un revers brutal à Rio, terminant en fond de flotte alors qu’elle abordait l’épreuve en leader du championnat. Dylan Fletcher n’a pas cherché d’excuse, reconnaissant que son équipe n’avait pas été au niveau attendu.
Bermuda peut offrir le décor d’un rebond. L’équipage britannique possède l’expérience, la vitesse et le palmarès pour retrouver immédiatement le haut du classement. Mais avec 7 points de retard sur les Australiens, la marge se réduit. Dans une saison où plusieurs équipes montent en puissance, un nouveau faux pas compliquerait sérieusement la défense du titre.

La Suède veut confirmer son changement de dimension
Artemis Racing arrive avec une énergie nouvelle. L’équipe suédoise vient de signer son 1er podium en SailGP lors de l’étape de Rio, un résultat qui peut servir de véritable déclic. Nathan Outteridge, son driver, connaît bien Bermuda et ses variations de vent, un atout non négligeable sur un plan d’eau aussi subtil.
La question est désormais de savoir si la Suède peut répéter cette performance. Un podium isolé peut marquer une progression. Une nouvelle place aux avant-postes ferait entrer Artemis dans une autre catégorie, celle des équipes capables de peser durablement sur la course au titre. Bermuda devient donc un test de maturité autant qu’une opportunité.
Les États-Unis veulent prolonger leur remontée
La progression de l’U.S. SailGP Team est l’un des récits forts de ce début de saison. Dernière en 2025, l’équipe américaine pointe désormais à la 3e place du championnat 2026. Cette transformation repose sur un travail plus rigoureux hors de l’eau, une préparation nourrie par les données et une volonté claire de marquer régulièrement des points, quelles que soient les conditions.
Taylor Canfield et son équipage abordent Bermuda avec une motivation supplémentaire. L’étape précède le Mubadala New York Sail Grand Prix, prévu les 30 et 31 mai, et les Américains veulent confirmer leur statut avant cette séquence très exposée. Leur enjeu sera de rester lucides dans toutes les plages de vent, avec une communication propre et une exécution sans déchet.
L’Espagne, sous la bannière Los Gallos, connaît un début de saison irrégulier, mais Bermuda pourrait relancer sa dynamique. L’équipe reste la tenante du titre sur ce plan d’eau après sa victoire spectaculaire en 2024. Ce souvenir compte, surtout dans une ligue où la confiance joue un rôle immense.
Les Espagnols arrivent avec l’ambition de transformer leurs progrès tactiques récents en résultat majeur. Une belle performance à Bermuda ne serait pas seulement une revanche sportive. Elle replacerait l’équipe parmi les candidats sérieux aux premières places, dans une flotte de plus en plus dense.
Une étape charnière dans la saison 2026
À Bermuda, le SailGP retrouve l’un de ses théâtres les plus spectaculaires. Le Great Sound promet des courses rapides, nerveuses, parfois impitoyables, dans lesquelles les écarts peuvent se créer autant par la vitesse pure que par la justesse des décisions.
Avec l’Australie en tête, la Grande-Bretagne en quête de réponse, les États-Unis en pleine ascension, la Suède sur une dynamique inédite et l’Espagne prête à défendre son souvenir victorieux, cette 5e étape peut redessiner une partie du championnat. Une certitude demeure : sur ces F50 lancés à près de 100 km/h, Bermuda ne pardonnera pas grand-chose.
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