Randonnées palmées en Corse du Sud

Carnet de voyage
Dimanche 16 mars 2014 à 9h42

Au sud de la baie d’Ajaccio, la presqu’île de l’Isolella est le point de départ idéal pour de nombreuses randonnées palmées. L’endroit ne paie pas de mine, la rue qui mène au site est une impasse ; pourtant, il est d’un confort absolu pour se mettre à l’eau et mérite vraiment le détour.

Au sud de la baie d’Ajaccio, la presqu’île de l’Isolella est le point de départ idéal pour de nombreuses randonnées palmées. L’endroit ne paie pas de mine, la rue qui mène au site est une impasse ; pourtant, il est d’un confort absolu pour se mettre à l’eau et mérite vraiment le détour.

Pour accéder à la presqu’île de l’Isolella, depuis Porticcio prenez la D55 en direction du sud (pointe de la Castagne). Après la plage d’Agosta, et environ 2 kilomètres de nombreux virages, vous arrivez à un rond-point : suivez le lieu-dit Isolella, indiqué vers la droite. Une route toute droite vous emmène jusqu’aux quelques maisons qui forment le hameau. Vous laisserez sur votre gauche un vaste parking qui s’ouvre sur l’anse Médéa, un lieu de mouillage. Vous laisserez aussi deux rues pleines de nids de poules qui partent vers la gauche. Vous arrivez au fond d’une voie sans issue, avec un accès direct à la mer via une petite plate-forme de béton qui relie des massifs rocheux. Vous êtes ici dans la baie nord de la presqu’île.
Les débutants et les moins aventureux peuvent se contenter d’explorer la baie en restant face à la plage. Elle permet des vagabondages en toute sécurité dans un décor sous-marin varié, mélange de prairies de posidonie, de zones sableuses et de roches isolées. Il est aussi possible de contourner la pointe rocheuse qui ferme la baie côté ouest ; ce petit parcours permet de se confronter à des tombants dans l’eau bleue et de rencontrer des poissons de belle taille.
La presqu’île profite d’une situation idéale avec ses tombants abruptes qui permettant aux courants nourriciers de longer la côte. La faune et la flore sont de ce fait assez riches. Les visiteurs du matin ou de la fin d’après-midi pourront croiser de gros prédateurs : dentis, sérioles, barracudas, daurades… Ainsi que la faune habituelle de girelles, crénilabres, labres, saupes, sars, muges, serrans, rougets, bogues, castagnoles, poulpes, et nacres.

 

Pour les plus aguerris

 

Une seconde mise à l’eau est possible pour explorer les faces ouest et sud de la presqu’île ; ouvertes sur le large, elles offrent des paysages magnifiques avec des tombants à plus de 20 mètres, prolongements des multiples roches émergées.
Pour y accéder, sans aller jusqu’au bout de la voie sans issue menant au premier site, vous pouvez emprunter l’une des rues truffées de nids de poules préalablement ignorées, qui partaient vers la gauche. Vous intégrez alors un circuit en boucle, avec une petite «dérivation» qui vous mènera jusqu’à une plage de sable entourée de rochers massifs. Au large, se dresse un rocher surmonté d’une balise : « la campanina ».
Cette mise à l’eau permet d’accéder directement à un décor somptueux de gros blocs lisses et de croiser de nombreux bancs de saupes, sars, muges, daurades, voire dentis ou sérioles. La partie à droite de la plage (en direction de l’extrémité de la pointe de Sette Nave) est la plus spectaculaire mais elle est à réserver aux randonneurs expérimentés : courants et vagues peuvent venir toucher cette zone exposée. D’une manière générale, les faces ouest et sud de la presqu’île seront abordées uniquement par mer calme et vent faible, voire nul.

Enfin, les plus chevronnés pourront s’offrir une visite complète, en partant de la baie nord pour relier la face sud de la presqu’île. À condition toutefois de bien longer le bord pour éviter les passages fréquents des bateaux et autres jets, de se signaler efficacement, d’attendre une météo favorable sans vagues, ni vent, et d’avoir la condition physique pour éventuellement « étaler » un léger courant contraire.

 

Mise en garde

 

Attention aux fréquents passages d’engins motorisés en pleine saison. Si vous vous aventurez au-delà de la baie nord, ne vous éloignez jamais du bord et surveillez régulièrement le trafic en surface. N’oubliez pas votre bouée de signalisation munie de son pavillon. Et si vous envisagez de faire de l’apnée, respectez la règle du binôme et prenez garde à l’importance des fonds.

Plusieurs sorties seront nécessaires pour découvrir toutes les richesses qu’offre la presqu’île de l’Isolella. En faire le tour, en une seule fois ou en plusieurs petites balades, permet de croiser l’essentiel de la faune méditerranéenne. L’ensemble permet une approche graduée de la randonnée. C’est un terrain de jeu adapté à tous les niveaux de pratique et toutes les motivations : photographique, contemplative ou sportive. À ne pas manquer.
 

L'équipe
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l'atout voyage et évasion de l'équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l'actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne. Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant Ros
Sophie Savant Ros
Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l'édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com. Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l'Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
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Depuis toujours, François est passionné de voile en général et de multicoques en particulier. En croisière ou en course, de l’Europe à l’Australie, il ne les délaisse que lorsque le règlement l’exige : Mini-transat, Fastnet, Giraglia… Jamais rassasié de nouveautés, il a assisté à la plupart des salons sur les cinq continents. Depuis 2018 il se consacre entièrement à la rédaction et à l’information, notamment pour Figaro Nautisme.
Albert Brel
Albert Brel
Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s'est toujours intéressé à l'équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l'auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d'occasion et qui décrivent non seulement l'évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
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Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement
Denis Chabassière
Denis Chabassière
Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
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Norbert Conchin est originaire de Paris mais très vite il prend le large pour découvrir le monde. Un premier voyage aux Antilles sur un Ketch puis un tour du monde dans la Marine lui donne le goût de la navigation. Il prend le chemin des côtes normandes pour exercer sa passion de la voile et de la régate. Décidé à vivre de sa passion, il travaille à partir de 1996 pour différents supports de la presse nautique avant de collaborer au Figaro Nautisme depuis 2017.
Michel Ulrich
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel Ulrich navigue maintenant en plaisance sur son Targa 35+ le long de la côte atlantique. Par ailleurs, il ne rate pas une occasion d’embarquer sur des navires de charge, de travail ou de services maritimes. Il nous fait partager des expériences d’expédition maritime hors du commun.
Eric Mas
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Eric Mas est l'un des fondateur de METEO CONSULT – La Chaîne Météo. Éminent spécialiste de météo, Eric est également un marin passionné qui a routé les plus grands skippers sur toutes les eaux du globe : VDH lors du premier Vendée Globe, Philippe Jeantot, Jean Maurel, Michel Desjoyeaux, Francis Joyon, et tant d'autres. Actuellement il participe au projet de Lalou Roucayrol sur son multi 50.