Voyager en 2026 : ces formalités qu’il faut connaître avant de boucler ses valises
Europe : l’ETIAS et la fin progressive du voyage sans autorisation
En Europe, la grande nouveauté qui fait parler d’elle reste le European Travel Information and Authorisation System (ETIAS). Cette autorisation de voyage électronique sera exigée pour les ressortissants des pays actuellement exemptés de visa (comme les États-Unis, le Canada, l’Australie, etc.) pour entrer dans les 30 pays européens participants. Le système est prévu pour être opérationnel dans le dernier trimestre de 2026. Cela signifie que, même si pendant une partie de l’année il sera encore possible de voyager sans ETIAS, à partir de sa mise en vigueur il faudra obligatoirement avoir obtenu cette autorisation en ligne avant tout voyage en Europe. Elle sera liée au passeport, valable jusqu’à 3 ans ou jusqu’à expiration du document, et permettra des séjours courts en respectant les règles de l’espace Schengen (souvent 90 jours sur 180 jours) ; elle coûte environ 20 € pour la majorité des voyageurs.
En parallèle, l’Union européenne achève en 2026 la mise en place de son Entry/Exit System (EES), un système d’enregistrement biométrique des entrées et sorties des voyageurs tiers, ce qui signifie que le traditionnel tampon de passeport pourrait disparaître au profit de contrôles automatisés aux frontières.
Royaume-Uni : l’ETA devient la norme en 2026
Depuis le 25 février 2025, le Royaume-Uni impose une Electronic Travel Authorisation (ETA) pour la plupart des visiteurs qui n’ont pas besoin de visa traditionnel pour des séjours courts. Cette autorisation doit être obtenue avant l’embarquement, sous peine de se voir refuser l’accès au vol ou au ferry. L’ETA est un dispositif numérique similaire à l’ESTA américain et doit être validé avant votre voyage ; son coût tourne autour de 16 £ et elle est généralement valable plusieurs années.
Amérique du Nord et Australie : ETA/ESTA et eTA déjà bien installés
Du côté des destinations anglophones, les systèmes numériques de pré-autorisation de voyage ne sont pas nouveaux mais restent essentiels :
o États-Unis : ESTA (Electronic System for Travel Authorization) est obligatoire pour les voyageurs de pays faisant partie du programme d’exemption de visa ; il doit être approuvé avant d’embarquer pour les USA.
o Canada : eTA (Electronic Travel Authorization) reste nécessaire pour les visiteurs qui arrivent par voie aérienne.
o Australie et Nouvelle-Zélande utilisent également des modèles d’ETA/eTA pour leurs visiteurs.
Ces systèmes ne sont pas des visas à proprement parler, mais une condition préalable à l’embarquement ; sans autorisation approuvée, la compagnie aérienne pourrait refuser l’accès à bord.
Asie et Pacifique : digitalisation accélérée des formalités
En Asie, plusieurs pays ont généralisé ou modernisé des formalités électroniques pour 2026 :
o Thaïlande requiert désormais une carte d’arrivée numérique (Thailand Digital Arrival Card) remplie au moins 72 heures avant l’arrivée, remplaçant l’ancienne carte papier ; ce formulaire est obligatoire pour tous les visiteurs étrangers, quels que soient leur nationalité ou leur mode d’entrée.
Dans d’autres pays de la région, des systèmes d’eVisa ou de déclaration numérique en ligne deviennent la norme plutôt que l’exception, avec des démarches à effectuer avant le départ pour éviter tout rejet à l’arrivée.
Moyen-Orient : vers une plus grande harmonisation
Dans le Golfe, un projet ambitieux de visa unifié pour les pays du Conseil de Coopération du Golfe (GCC), incluant l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Koweït, le Qatar, le Bahreïn et Oman, vise à permettre aux voyageurs d’utiliser une seule autorisation pour circuler entre ces États. Ce mécanisme, parfois comparé à un « Schengen du Golfe », est attendu en 2026, bien que des ajustements et des phases pilotes puissent décaler certains éléments.
Afrique et autres régions : eVisa et formalités en évolution
Dans plusieurs pays africains et asiatiques, des systèmes d’eVisa ou d’autorisation électronique se généralisent. Certaines destinations touristiques en développement ont annoncé des simplifications ou des refontes de leurs procédures de demande de visa en ligne, souvent avec des formulaires à remplir avant le voyage et des réponses sous quelques jours.
Quand un visa traditionnel reste obligatoire
Malgré la numérisation croissante, le visa classique reste indispensable pour des séjours de longue durée, des études, du travail, ou pour les voyageurs de nationalités qui ne bénéficient pas d’exemption. Dans ces cas, la demande doit être faite auprès d’un consulat ou d’une ambassade bien avant la date prévue du départ, avec un traitement parfois plus long, parfois plusieurs semaines voire mois selon le pays.
Conseils pratiques pour voyager serein en 2026
o Vérifiez les exigences officielles sur les sites gouvernementaux ou consulaires du pays que vous comptez visiter avant de finaliser toute réservation.
o Anticipez vos demandes d’autorisation électronique (ETIAS, ETA, ESTA, eTA...), car certaines plateformes longues à traiter peuvent prendre plusieurs jours.
o Assurez-vous que votre passeport est valide au moins 6 mois après votre date de retour prévue, une exigence encore largement répandue.
o Savourez la digitalisation, mais ne l’approchez pas à la dernière minute : ces nouvelles formalités augmentent la sécurité, mais demandent aussi une planification préalable.
En résumé, 2026 marque un tournant vers la digitalisation généralisée des formalités de voyage, avec des autorisations électroniques qui deviennent la règle dans plusieurs zones clés du globe. Planifier son voyage signifie désormais non seulement choisir une destination, mais aussi anticiper ses formalités administratives numériques bien en amont. Dans un monde où une application en ligne peut conditionner l’entrée dans un pays, l’information et la préparation sont les nouveaux alliés d’un voyage réussi.
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