La Grèce franchit un nouveau cap avec 38 millions de visiteurs en 2025
Une dynamique record saluée par le gouvernement
« L’année 2025 a été la meilleure année de tous les temps pour le tourisme grec », a déclaré la ministre du Tourisme, Olga Kefalogianni, sur la chaîne publique ERT. La responsable politique souligne que la Grèce figure désormais parmi les 10 destinations les plus populaires au monde, une performance remarquable pour un pays de 10 millions d’habitants. En 2024, la Grèce avait déjà enregistré 35,951 millions de visiteurs hors croisières. En incluant le trafic des paquebots, le total atteignait 40,7 millions de voyageurs, soit une hausse de 12,8 % par rapport à 2023. Les chiffres détaillés des croisières pour 2025 seront publiés ultérieurement, mais la tendance laisse présager un nouveau sommet. La progression est particulièrement marquée du côté des marchés hors Union européenne. En 2025, les arrivées en provenance des 27 pays de l’UE ont atteint 22,4 millions de visiteurs, en hausse de 2,8 %. Les flux issus des pays tiers ont bondi de 10 % pour s’établir à 15,566 millions de voyageurs. La Banque de Grèce précise que le trafic en provenance de la zone euro a progressé de 7,1 %, contre 5,7 % pour les pays hors zone euro.
Toutes nos actualités, directement chez vous : inscrivez-vous à notre newsletter.
Une économie dopée par l’attractivité internationale
Le tourisme constitue l’un des piliers de l’économie grecque, représentant environ 20 % du PIB et une part significative de l’emploi. La diversité de l’offre, entre patrimoine antique, îles iconiques, gastronomie méditerranéenne et climat favorable, continue d’attirer une clientèle internationale toujours plus large. Athènes s’impose comme une capitale culturelle en plein renouveau, tandis que des destinations comme la Crète, les Cyclades ou le Dodécanèse bénéficient d’une notoriété mondiale. Parallèlement, la Grèce cherche à étendre sa saison touristique et à promouvoir des régions moins fréquentées, notamment dans le nord du pays et sur le continent. Cette croissance soutenue confirme la capacité du secteur à rebondir durablement après les années de crise sanitaire. Elle traduit aussi un repositionnement stratégique vers des marchés à plus forte valeur ajoutée et une montée en gamme progressive de l’offre hôtelière.
Le revers de la médaille : tensions sociales et surtourisme
Mais derrière ces chiffres record, les défis s’accumulent. Les données provisoires ont été publiées à la veille d’une grève des employés du tourisme et de la restauration, signe de tensions persistantes dans un secteur soumis à une forte pression saisonnière. Le phénomène de surtourisme s’intensifie, notamment sur certaines îles emblématiques où l’explosion de la demande alimente une flambée immobilière et complique l’accès au logement pour les habitants. La concentration des flux sur quelques sites très médiatisés accentue les déséquilibres territoriaux et environnementaux.
Les autorités grecques sont désormais confrontées à un double impératif : maintenir l’élan économique tout en régulant les flux et en préservant les écosystèmes et la qualité de vie locale. Des mesures sont déjà envisagées pour mieux encadrer les locations de courte durée et diversifier l’offre touristique.
Une destination mondiale face à ses responsabilités
Avec près de 38 millions de visiteurs hors croisières et probablement plus de 40 millions en incluant le trafic maritime, la Grèce confirme son statut de géant touristique en Méditerranée. La croissance reste solide, portée par une demande européenne stable et une dynamique encore plus forte des marchés internationaux. Reste à savoir si cette trajectoire pourra se poursuivre au même rythme sans ajustements structurels. Car si le tourisme grec bat des records, il entre aussi dans une phase de maturité où la gestion durable des flux devient un enjeu stratégique majeur.
Et avant de vous y rendre, pensez à consulter les prévisions météo sur METEO CONSULT et à télécharger l'application mobile gratuite Bloc Marine.