Les destinations incontournables de juillet 2026

Le Figaro Nautisme
Par Le Figaro Nautisme

Juillet marque l’entrée dans le cœur de l’été pour l’hémisphère nord. Les grandes vacances commencent, les ports se remplissent, les îles retrouvent leur pleine activité et les voyages au bord de l’eau prennent une autre intensité. Mais ce mois ne se résume pas aux plages méditerranéennes bondées. Entre lumière arctique, lagons du Pacifique, archipels tropicaux, côtes atlantiques et grands paysages d’eau douce, juillet offre une vraie diversité pour voyager au fil de l’eau.

Europe : Lofoten, Norvège €€€

© AdobeStock - Fokke Baarssen

En Europe, juillet permet de regarder bien au nord, vers un archipel qui offre une expérience maritime radicalement différente des classiques méditerranéens. Les Lofoten, au large de la Norvège, vivent alors leurs plus longues journées, avec une lumière presque continue en début de mois et cette impression très particulière d’un été arctique suspendu au-dessus de la mer. Ici, l’eau n’est pas celle des baignades faciles, mais celle des fjords, des villages de pêcheurs, des plages blanches improbables et des montagnes qui plongent directement dans l’océan. C’est précisément ce qui rend la destination forte en juillet. Les conditions restent fraîches et la météo peut changer vite, mais la saison est la plus favorable pour profiter des activités de plein air. Kayak de mer, sorties en bateau, randonnées au-dessus des baies, observation des oiseaux, pêche, surf à Unstad ou navigation entre les îles donnent au voyage une vraie densité. Les villages de Reine, Henningsvær, Nusfjord ou Svolvær permettent d’alterner entre routes côtières, ports abrités et paysages spectaculaires. Les Lofoten ne sont pas une destination bon marché, surtout en juillet, lorsque l’hébergement se tend rapidement. Mais le voyage a une vraie cohérence pour ceux qui cherchent une alternative aux chaleurs méditerranéennes. On y vient pour respirer, marcher, embarquer, regarder la mer sous une lumière rare et retrouver une forme d’été plus sauvage. Pour l’Europe, c’est sans doute l’un des choix les plus dépaysants du mois.

 

Afrique : Île Sainte-Marie, Madagascar €€€

© AdobeStock - thoquenne

Pour l’Afrique, juillet oriente le regard vers Madagascar, et plus particulièrement vers l’île Sainte-Marie, aussi appelée Nosy Boraha. Située au large de la côte est malgache, cette île longue et étroite entre alors dans l’une de ses périodes les plus intéressantes. La chaleur est plus supportable qu’en saison humide, les conditions deviennent plus favorables aux sorties en mer et le mois marque surtout le début de la grande saison d’observation des baleines à bosse. Chaque année, ces cétacés remontent vers les eaux chaudes de l’océan Indien pour se reproduire et mettre bas. Depuis Sainte-Marie, les sorties encadrées permettent d’observer ce spectacle dans un cadre naturel très fort, entre lagons, cocotiers, plages peu construites et mer souvent vivante. La destination ne se résume pas aux baleines. L’île aux Nattes, au sud, ajoute une note plus douce au séjour, avec ses eaux claires, ses chemins de sable et ses petites pirogues. À terre, l’histoire de l’île, marquée par les routes maritimes, les comptoirs et les récits de pirates, donne aussi de l’épaisseur au voyage.

Sainte-Marie demande un peu d’organisation, car l’accès reste moins immédiat que pour les grandes destinations balnéaires de l’océan Indien. C’est aussi ce qui fait son intérêt. Le budget dépend beaucoup du niveau d’hébergement, mais l’île reste souvent plus accessible que les Seychelles ou Maurice pour un voyage maritime dépaysant. En juillet, elle offre un équilibre rare entre nature, mer, observation animale et atmosphère insulaire.

 

Asie : Perhentian et Tioman, Malaisie €€

© AdobeStock - Sondipon

En Asie, juillet n’est pas favorable partout. La mousson impose de choisir le bon versant, et c’est précisément ce qui rend la côte est de la Malaisie péninsulaire intéressante. Les îles Perhentian et Tioman profitent alors d’une période très recherchée, avec une mer généralement plus lisible, des liaisons ouvertes et de très bonnes conditions pour le snorkeling, la plongée et les sorties en bateau. Les Perhentian, au nord-est du pays, séduisent par leur simplicité insulaire, leurs plages claires et leurs fonds marins accessibles directement depuis certaines baies. Perhentian Besar convient davantage à un séjour posé, tandis que Perhentian Kecil attire une clientèle plus jeune et plus mobile. Tioman, plus au sud, offre une autre échelle, avec une île plus grande, plus verte, des villages côtiers, des reliefs couverts de jungle et plusieurs sites de plongée appréciés.

Juillet correspond aussi à la haute saison locale. Les hébergements les mieux situés se remplissent vite, les prix montent et il faut réserver les transferts avec sérieux. Mais pour un voyage maritime en Asie, le choix reste très cohérent. Les eaux chaudes, la visibilité sous-marine, les tortues, les coraux et le rythme insulaire donnent à ces îles une vraie force estivale. C’est une option plus directe et souvent moins coûteuse que les grands archipels indonésiens, tout en gardant une vraie dimension tropicale.

 

Amériques : Îles de la Madeleine, Québec €€€

© AdobeStock - renebeaulieu

Dans les Amériques, juillet permet de sortir des grands classiques caribéens et de regarder vers le golfe du Saint-Laurent. Les Îles de la Madeleine, au Québec, prennent alors toute leur dimension estivale. L’archipel reste marqué par le vent, les changements de temps et la fraîcheur de l’Atlantique nord, mais c’est justement ce climat maritime qui fait son identité. En plein été, les plages, les dunes, les falaises rouges et les villages de pêche composent un décor à part. La destination fonctionne très bien pour un voyage tourné vers la mer sans tomber dans le registre tropical. On y pratique le kayak, le kitesurf, la voile légère, la randonnée côtière, les balades à vélo et les sorties sur l’eau. Les plages sont immenses, les lagunes donnent de la profondeur au paysage et les ports gardent une vraie présence dans la vie locale. L’archipel a aussi cette particularité d’offrir une sensation d’espace rare, avec des routes qui longent les dunes et des points de vue constamment ouverts sur la mer.

Juillet est l’un des mois les plus demandés, donc les hébergements et les traversées se préparent tôt. Le voyage peut coûter cher une fois les transports intégrés, surtout depuis l’Europe, mais il a une vraie originalité. Pour ceux qui veulent un été maritime sans chaleur excessive, les Îles de la Madeleine offrent une réponse très séduisante, entre air du large, culture acadienne, plages sauvages et atmosphère de bout du monde accessible.

 

Amérique du Sud : Lençóis Maranhenses, Brésil €€

© AdobeStock - Andre Duarte

En Amérique du Sud, juillet correspond à l’un des meilleurs moments pour découvrir les Lençóis Maranhenses, dans le nord-est du Brésil. Ce parc national offre un paysage presque irréel, fait de dunes blanches et de lagunes temporaires remplies par les pluies des mois précédents. Après la saison humide, les bassins naturels sont encore bien alimentés, tandis que le temps devient plus stable. Le résultat est l’un des plus beaux décors d’eau du continent. Le voyage se construit souvent autour de Barreirinhas, Atins ou Santo Amaro, avec des excursions vers les lagunes, des traversées en véhicule adapté, des balades à pied dans les dunes et des sorties sur le Rio Preguiças. L’océan n’est jamais très loin, les mangroves rappellent la dimension côtière du site et l’arrivée vers Atins donne une vraie impression de bout de piste, entre sable, vent et horizon marin. Ce n’est pas une destination nautique classique, mais l’eau y occupe toute la scène.

Juillet est très demandé, car les conditions visuelles sont souvent exceptionnelles. Les lagunes sont pleines, les contrastes sont puissants et la baignade dans ces bassins d’eau douce au milieu des dunes fait partie des expériences les plus marquantes du voyage. Côté budget, le Brésil permet encore de composer selon le niveau de confort choisi, même si les meilleurs hébergements d’Atins et les excursions privées peuvent vite faire monter l’addition. Pour juillet, les Lençóis Maranhenses s’imposent comme l’une des options les plus spectaculaires d’Amérique du Sud.

 

Océanie : Nouvelle-Calédonie €€€€

© AdobeStock - Delphotostock

En Océanie, la Nouvelle-Calédonie trouve parfaitement sa place en juillet. Le territoire entre dans la saison fraîche et plus sèche, avec une chaleur moins lourde, un ciel souvent plus agréable et de bonnes conditions pour explorer le lagon. L’eau peut sembler plus fraîche qu’en été austral, mais le mois offre une vraie respiration climatique et une lumière très intéressante sur les paysages marins. Le grand lagon calédonien reste l’atout majeur du voyage. Depuis Nouméa, l’île des Pins, le Grand Sud ou la côte ouest, la mer se décline en passes, îlots, plages claires, récifs, baies profondes et zones protégées. Les sorties en bateau, le snorkeling, la plongée, le kayak et les excursions vers les îlots permettent de mesurer la richesse de ce territoire maritime. À partir de la mi-juillet, la saison des baleines à bosse commence également dans le lagon sud, avec des observations encadrées et réglementées pour limiter le dérangement des animaux.

La Nouvelle-Calédonie reste une destination lointaine et coûteuse, surtout pour les voyageurs venant de métropole. Mais en juillet, elle offre une combinaison rare : climat plus sec, lagon exceptionnel, reliefs puissants, culture océanienne et vraie dimension nautique. C’est une destination à préparer avec soin, mais elle récompense largement ceux qui cherchent un voyage maritime très complet, entre navigation, récifs, nature et grands espaces du Pacifique.

 

Juillet, le mois des grands contrastes maritimes

Entre les Lofoten sous la lumière du nord, Sainte-Marie au début de la saison des baleines, les îles malaisiennes dans leur meilleure fenêtre tropicale, les Îles de la Madeleine pour un été atlantique, les Lençóis Maranhenses au moment où les lagunes sont pleines et la Nouvelle-Calédonie dans sa saison fraîche, juillet compose une sélection très contrastée. Ce mois impose souvent plus d’anticipation que mai ou juin. Les prix montent, la fréquentation s’intensifie et certaines destinations se réservent plusieurs mois à l’avance. Mais c’est aussi l’un des moments les plus riches de l’année pour voyager au bord de l’eau. La clé consiste à ne pas se limiter aux évidences. En juillet, le grand voyage maritime peut prendre la forme d’un lagon tropical, d’un fjord arctique, d’une île balayée par le vent, d’un archipel malgache ou d’un désert brésilien rempli d’eau.

 

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Crédit photo de couverture : Illustration AdobeStock - Maresol

 

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Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
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Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
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Sophie Savant-Ros
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Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
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Albert Brel
Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
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Jean-Christophe Guillaumin
Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
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Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
Irwin Sonigo
Irwin Sonigo
Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.