Traversée de l'Atlantique : bien se préparer au « voyage d'une vie »

Culture nautique
Par Figaronautisme.com avec MAIF
Samedi 27 mars 2021 à 6h24

S’éloigner des côtes françaises pour arriver quelques semaines plus tard en vue des Antilles, voilà un rêve pour de nombreux plaisanciers. « Chaque année, quelques centaines de personnes s’engagent dans ce type de projet, présente Julie Vesien, référente technique Plaisance MAIF. Des couples retraités, des familles avec de jeunes enfants, les profils sont très éclectiques. Très peu de gens partent en solitaire ».

S’éloigner des côtes françaises pour arriver quelques semaines plus tard en vue des Antilles, voilà un rêve pour de nombreux plaisanciers. « Chaque année, quelques centaines de personnes s’engagent dans ce type de projet, présente Julie Vesien, référente technique Plaisance MAIF. Des couples retraités, des familles avec de jeunes enfants, les profils sont très éclectiques. Très peu de gens partent en solitaire ».

Marc Helary, skipper chez Infornav, structure rochelaise qui forme les plaisanciers à la navigation au long cours et à la sécurité en mer ajoute : « On sent des envies croissantes depuis les périodes de confinement ». Voilà une aventure inoubliable, « le voyage d’une vie » qui ne s’improvise pas. Pour apprendre à maîtriser son bateau et affronter toutes les situations, Il faut compter au minimum deux ans de préparation assidue. La traversée dure 30 jours environ, si on navigue en ligne droite, à 6 nœuds de moyenne (un peu plus de 11 km/h). « La première quinzaine permet d’arriver aux îles Canaries, puis on file vers les Antilles », précise le skipper-formateur. Outre de solides acquis de navigation, les plaisanciers doivent apprendre à gérer la fatigue, elle surviendra nécessairement : « Pourtant, Il faut toujours être en veille sur un bateau. Même si on peut s'aider d'appareils électroniques de type radar qui prévient en cas d'obstacles ». Malgré l’immensité de l’océan, les risques de collisions existent. « Pour limiter les difficultés, mieux vaut partir après novembre et avant le mois de juin, ajoute Marc Helary, cela permet de profiter des vents portants d’ouest, les alizés et surtout d’éviter la période des cyclones. » Des conditions qui ne sont donc pas en phase avec les grandes vacances. Si l’on décide de partir en famille, il faut inscrire les enfants au cours du CNED (le Centre national d’éducation à distance) qui assurent un suivi régulier de la scolarité. Attention tout de même au prix de la connexion satellite…

Une extension de territorialité

Et bien sûr, on ne saurait trop vous conseiller de contracter une assurance spécifique. « Un contrat classique couvre le naviguant sur une zone de territorialité, explique Julie Vesien, référente technique Plaisance MAIF. Celle-ci s’étend au large des côtes métropolitaines et au large des côtes antillaises. Mais pour être couvert entre les deux zones, il faut demander une extension de territorialité. »

Il convient d’effectuer cette démarche 2 à 3 mois avant de larguer les amarres pour être tranquille. Selon les assureurs, certaines pièces seront requises à l’appui de la demande (programme de navigation, cv de l’équipage, équipement du bateau …). Pour MAIF, une fois le dossier étudié et validé, le bateau assuré en tous risques et la cotisation spéciale acquittée, le plaisancier pourra réaliser son périple. Il s’engage également à suivre une route directe.

« En cas d’escale en Afrique du Sud ou en Jamaïque, on n’est plus dans le cadre d’une transatlantique ». Il doit aussi partir avec un navire adapté. « Il faut un bateau de catégorie A, pouvant résister à des vents de 8 Beaufort (sur une échelle qui en compte 12) et des vagues de 8 mètres. Un navire qui doit mesurer au moins 36 pieds (11 mètres) », précise Marc Helary.

Notre conseil : avant de partir, pensez à souscrire une assurance Tous Risques, pour les dommages que vous pourriez causer aux autres navires, aux infrastructures, ainsi qu’à votre propre bateau.

Pour plus d'informations, rendez-vous sur le site de la MAIF.

L'équipe
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l'atout voyage et évasion de l'équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l'actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne. Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant Ros
Sophie Savant Ros
Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l'édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com. Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l'Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
François Tregouet
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Depuis toujours, François est passionné de voile en général et de multicoques en particulier. En croisière ou en course, de l’Europe à l’Australie, il ne les délaisse que lorsque le règlement l’exige : Mini-transat, Fastnet, Giraglia… Jamais rassasié de nouveautés, il a assisté à la plupart des salons sur les cinq continents. Depuis 2018 il se consacre entièrement à la rédaction et à l’information, notamment pour Figaro Nautisme.
Albert Brel
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s'est toujours intéressé à l'équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l'auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d'occasion et qui décrivent non seulement l'évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux
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Charlotte Lacroix
Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
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Max Billac
Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement
Denis Chabassière
Denis Chabassière
Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel Ulrich navigue maintenant en plaisance sur son Targa 35+ le long de la côte atlantique. Par ailleurs, il ne rate pas une occasion d’embarquer sur des navires de charge, de travail ou de services maritimes. Il nous fait partager des expériences d’expédition maritime hors du commun.
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Eric Mas est l'un des fondateur de METEO CONSULT – La Chaîne Météo. Éminent spécialiste de météo, Eric est également un marin passionné qui a routé les plus grands skippers sur toutes les eaux du globe : VDH lors du premier Vendée Globe, Philippe Jeantot, Jean Maurel, Michel Desjoyeaux, Francis Joyon, et tant d'autres. Actuellement il participe au projet de Lalou Roucayrol sur son multi 50.
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