Journées du patrimoine 2026 : trois phares qui ouvrent leurs portes

Culture nautique
Le Figaro Nautisme
Par Le Figaro Nautisme

Les 19 et 20 septembre, quelques sentinelles du littoral habituellement fermées deviennent accessibles. De la Seine-Maritime à la Côte basque, ces visites permettent d’approcher la lanterne, les anciennes maisons de gardiens et le travail discret des Phares et Balises.

Les 19 et 20 septembre, quelques sentinelles du littoral habituellement fermées deviennent accessibles. De la Seine-Maritime à la Côte basque, ces visites permettent d’approcher la lanterne, les anciennes maisons de gardiens et le travail discret des Phares et Balises.

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On les voit depuis la mer, parfois depuis des années, sans jamais franchir leur portail. Beaucoup de phares restent des établissements techniques, isolés, fragiles ou difficiles à sécuriser. Leur ouverture au public ne dépend donc pas seulement de la bonne volonté d’un gardien : il faut organiser les flux dans des escaliers étroits, protéger les équipements et conserver la disponibilité opérationnelle du feu. La 43e édition des Journées européennes du patrimoine, les 19 et 20 septembre 2026, offre cette parenthèse. Le programme national mêle monuments ouverts toute l’année et accès véritablement exceptionnels. Pour retrouver l’esprit du week-end, mieux vaut viser les sites qui annoncent clairement une ouverture rare, vérifier la réservation et relire les conditions quelques jours avant le départ. Une intervention technique ou une contrainte météo peut toujours modifier une visite de phare.

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Au phare d’Ailly, quinze visiteurs à la fois face à la Manche

À Sainte-Marguerite-sur-Mer, près de Dieppe, le phare d’Ailly domine une côte où la brume, les courants et le trafic maritime ont longtemps rendu le balisage indispensable. Le site est généralement fermé au public. Les samedi 19 et dimanche 20 septembre, il accueille des visites commentées de 10 heures à 12 h 30 puis de 14 heures à 18 heures.

L’accès à la lanterne se fait par groupes de quinze personnes au maximum. Il faut donc accepter d’attendre et arriver avant les dernières admissions. L’intérêt ne se limite pas au panorama. Une montée permet de comprendre la logique verticale d’un phare : au-dessous de la lanterne se trouvent les espaces techniques et la salle de veille ; au sommet, l’optique concentre une source lumineuse modeste en un signal lisible à grande distance. Depuis la terre, la tour paraît immobile. À l’intérieur, elle redevient une machine de navigation.

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Fatouville, le phare qui ressemble à un château

Le phare de Fatouville surprend d’abord par sa position, à sept kilomètres de Honfleur et nettement en retrait de la côte. Il ne guidait pas les navires sur l’océan, mais dans l’estuaire de la Seine. Construit en 1849-1850 sous la direction de Léonce Reynaud, grande figure de l’architecture des phares au XIXe siècle, il associe une tour octogonale à un vaste logement en U. L’ensemble évoque davantage une demeure qu’un simple ouvrage utilitaire.

La transformation du cours de la Seine après les travaux d’endiguement a rendu le feu inutile ; il a été éteint en 1907 puis vendu en 1923. Classé au titre des monuments historiques, il conserve son enclos, son décor et une grande partie de sa cohérence architecturale. Les 19 et 20 septembre, des visites guidées d’une heure sont annoncées de 10 heures à 13 heures et de 14 heures à 17 heures. Les groupes sont limités à dix personnes et la réservation est obligatoire : ici, le caractère exceptionnel de l’ouverture se mesure aussi au petit nombre de visiteurs admis.

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À Socoa, entrer dans le phare pour parler aussi du recul de la côte

À l’entrée de la baie de Saint-Jean-de-Luz–Ciboure, le phare de Socoa fait partie d’un paysage familier aux plaisanciers basques. Le samedi 19 septembre, trois visites guidées sont prévues à 14 h 30, 15 h 30 et 16 h 30. Elles donnent accès au chemin de ronde et à la lentille, en compagnie d’un technicien des Phares et Balises.

Cette présence change la nature de la visite. On ne découvre pas uniquement un monument, mais un élément d’un système comprenant feux, balises et alignements qui organisent l’approche de la baie. Le programme aborde également le recul du trait de côte, qui menace le patrimoine. Un phare paraît construit pour défier le temps ; il reste pourtant dépendant du sol, des vagues et de l’évolution du rivage. L’accès est gratuit, mais la réservation est obligatoire auprès du centre d’interprétation ou des offices de tourisme, dans la limite des places disponibles.

Préparer la montée comme une petite navigation

Un escalier de phare n’est pas celui d’un musée. Les marches peuvent être nombreuses, raides et étroites ; les croisements sont compliqués et le sommet exposé au vent. Chaussures stables, mains libres et respect strict des consignes sont indispensables. L’accessibilité varie fortement d’un site à l’autre. Avant de réserver, il faut signaler toute difficulté de mobilité, vertige ou problème cardiorespiratoire et vérifier si la montée à la lanterne est réellement comprise.

Le programme 2026 peut encore évoluer. Horaires, jauges et modalités doivent être confirmés sur la fiche officielle de chaque événement. Cette précaution n’enlève rien au plaisir. Au contraire, elle rappelle ce qui rend ces visites précieuses : pendant quelques heures, un équipement que les navigateurs connaissent comme un éclat sur l’horizon retrouve ses escaliers, son architecture et les personnes qui le font vivre.

 

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Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant-Ros
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Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
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Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
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METEO CONSULT est un bureau d'études météorologiques opérationnel, qui assiste ses clients depuis plus de 30 ans. Les services de METEO CONSULT reposent sur une équipe scientifique de haut niveau et des moyens techniques de pointe. Son expertise en météo marine est reconnue et ses prévisionnistes accompagnent les plaisanciers, les capitaines de port et les organisateurs de courses au large depuis ses origines : Route du Rhum, Transat en double, Solitaire du Figaro…
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
Irwin Sonigo
Irwin Sonigo
Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.