Pêche au bar à l’ouverture : bien choisir ses leurres souples pour démarrer la saison

Pêche en mer
Par Le Figaro Nautisme

À l’ouverture de la pêche du bar, le choix des leurres souples peut faire toute la différence. Température de l’eau encore fraîche, poissons parfois méfiants, activité irrégulière… Voici comment sélectionner les modèles les plus adaptés pour réussir ses premières sorties de la saison.

À l’ouverture de la pêche du bar, le choix des leurres souples peut faire toute la différence. Température de l’eau encore fraîche, poissons parfois méfiants, activité irrégulière… Voici comment sélectionner les modèles les plus adaptés pour réussir ses premières sorties de la saison.
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Chaque début de saison a quelque chose de particulier. Les bars ne sont pas encore dans leur frénésie estivale, les conditions peuvent varier d’un jour à l’autre et les chasses en surface restent souvent discrètes. Dans ce contexte, le leurre souple s’impose comme un incontournable, à condition de bien le choisir et de l’adapter aux conditions rencontrées.

 

Un poisson encore prudent en début de saison

À l’ouverture, la température de l’eau reste modérée et influence directement le comportement du bar. Le métabolisme du poisson n’est pas encore à son maximum, ce qui signifie qu’il se déplace moins vite et dépense son énergie avec plus de parcimonie. Concrètement, cela implique deux choses. D’une part, les poissons se tiennent fréquemment près du fond ou à proximité immédiate des structures comme les roches, les digues ou les zones de courant. D’autre part, les animations trop rapides ou trop agressives peuvent les faire fuir. Il est donc préférable de privilégier des leurres capables de nager naturellement à faible vitesse et de rester longtemps dans la zone d’attaque.

 

Le shad, une valeur sûre pour prospecter efficacement

Le shad équipé d’une caudale en forme de palette reste l’un des leurres souples les plus utilisés pour le bar. Sa queue produit des vibrations régulières qui stimulent la ligne latérale du poisson, même lorsque la récupération est lente. En début de saison, des tailles comprises entre 9 et 12 cm correspondent bien aux proies disponibles, comme les petits poissons fourrage. Un leurre trop volumineux peut sembler suspect, tandis qu’un modèle trop petit risque de manquer de visibilité dans une eau légèrement troublée. Les couleurs naturelles fonctionnent souvent très bien lorsque l’eau est claire. Les teintes blanc nacré, translucide avec paillettes ou dos légèrement verdâtre imitent efficacement les proies locales. Si la mer est agitée ou teintée, un ventre plus clair ou une touche plus visible peut améliorer la détection du leurre. Le shad se prête parfaitement à une animation en linéaire près du fond. Il suffit de lancer, laisser descendre à la profondeur souhaitée puis récupérer lentement en gardant le contact avec le substrat. Cette technique permet de couvrir du terrain tout en restant cohérent avec l’activité modérée des bars au printemps.

 

Le finesse, l’option discrète quand les touches se font rares

Lorsque les bars suivent sans attaquer ou semblent particulièrement méfiants, le leurre de type finesse peut devenir décisif. Plus fin, plus allongé et souvent dépourvu de large caudale vibrante, il propose une nage plus subtile. Son intérêt réside dans sa capacité à imiter un poisson affaibli ou un lançon évoluant près du fond. Utilisé en animation lente, avec de légers relevés de scion ou en récupération très douce, il offre une présentation moins agressive. Les tailles de 10 à 14 cm permettent de rester sélectif tout en conservant un profil réaliste. Ce type de leurre est particulièrement efficace lorsque la pression de pêche est forte et que les poissons ont déjà vu passer de nombreux modèles plus bruyants.

 

L’importance du poids et du contrôle du fond

Un leurre bien choisi mais mal plombé perd une grande partie de son efficacité. À l’ouverture, les bars se tiennent souvent près du fond. Il est donc essentiel d’adapter le poids de la tête plombée à la profondeur et au courant. Dans des zones peu profondes ou abritées, un grammage léger permet une descente naturelle et une animation maîtrisée. En revanche, face à un courant soutenu ou sur des fonds plus importants, un poids supérieur est nécessaire pour conserver le contact avec le leurre et détecter les touches parfois très discrètes. Le contrôle du fond est primordial. Trop léger, le leurre dérive sans précision. Trop lourd, il perd en naturel. L’objectif est de sentir régulièrement le contact avec le substrat tout en conservant une nage fluide.

 

Observer avant de choisir

Avant même d’ouvrir sa boîte de leurres, il est utile de lire l’eau. La présence d’alevins, l’activité en surface, la couleur de l’eau ou la force du courant orientent le choix.
Inutile d’emporter une collection complète pour l’ouverture. Deux ou trois références complémentaires suffisent souvent.  La réussite des premières sorties ne tient pas uniquement au leurre utilisé, mais à la cohérence entre le modèle choisi, les conditions rencontrées et l’animation adoptée. À l’ouverture, la patience et la précision font souvent la différence.

 

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Nathalie Moreau
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Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
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Sophie Savant-Ros
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
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Denis Chabassière
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel Ulrich navigue maintenant en plaisance sur son TARGA 35+ le long de la côte atlantique. Par ailleurs, il ne rate pas une occasion d’embarquer sur des navires de charge, de travail ou de services maritimes. Il nous fait partager des expériences d’expédition maritime hors du commun.
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
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Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.