Pêche : comment bien lire la thermocline pour ne plus passer à côté des poissons

Pêche en mer

Vous avez repéré des poissons sur votre sondeur, mais impossible de les faire mordre ? La réponse se trouve peut-être dans la température de l'eau. En été, une frontière invisible sépare souvent les eaux chaudes de surface des eaux plus froides en profondeur. Appelée thermocline, elle peut concentrer les poissons fourrage et attirer leurs prédateurs, mais aussi repousser certaines espèces. Comment la reconnaître sur un sondeur et, surtout, comment adapter sa technique de pêche pour en profiter ? Explications.

Vous avez repéré des poissons sur votre sondeur, mais impossible de les faire mordre ? La réponse se trouve peut-être dans la température de l'eau. En été, une frontière invisible sépare souvent les eaux chaudes de surface des eaux plus froides en profondeur. Appelée thermocline, elle peut concentrer les poissons fourrage et attirer leurs prédateurs, mais aussi repousser certaines espèces. Comment la reconnaître sur un sondeur et, surtout, comment adapter sa technique de pêche pour en profiter ? Explications.

© AdobeStock - Hakan Tanak

Thermocline : cette frontière invisible qui peut faire toute la différence à la pêche

Vous êtes en mer, à quelques milles des côtes, sur une zone que vous connaissez bien. Le sondeur indique 65 mètres de profondeur, les conditions sont idéales et vous avez déjà effectué plusieurs passages sans la moindre touche. Pourtant, les poissons sont peut-être là, simplement pas à la profondeur à laquelle vous les cherchez. Sur votre écran, une bande diffuse apparaît entre 20 et 30 mètres. Un banc de poissons ? Du plancton ? Un parasite électronique ? Ou peut-être l'indice d'une thermocline, cette frontière invisible entre deux masses d'eau de températures différentes.

Pour le pêcheur, comprendre ce phénomène peut changer bien des choses. Car la mer n'est pas une masse d'eau parfaitement homogène. Sous la surface, les températures, les concentrations en oxygène et la nourriture disponible varient avec la profondeur. Autant de paramètres qui influencent directement la répartition des poissons. Encore faut-il savoir les interpréter pour adapter sa technique et, pourquoi pas, transformer une sortie décevante en belle partie de pêche !

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La thermocline, qu'est-ce que c'est exactement ?

Pour comprendre le phénomène, il faut revenir à quelques notions simples d'océanographie. Au printemps et en été, le soleil réchauffe progressivement la surface de la mer. Cette eau chaude, généralement moins dense que l'eau froide, a tendance à rester en surface. Le vent et les vagues brassent les premiers mètres, mais ce mélange ne se prolonge pas nécessairement jusqu'au fond. Trois couches peuvent alors se former. En surface, une eau relativement chaude dont la température varie peu avec la profondeur. Plus bas, une zone où la température chute rapidement. Enfin, en profondeur, une eau plus froide et relativement stable. C'est la zone de transition qui nous intéresse : la thermocline.

Prenons un exemple en Méditerranée, au cœur de l'été. La température peut atteindre 26 °C en surface, rester proche de 25 °C à 10 mètres, puis descendre à 19 °C vers 25 mètres et à 15 °C autour de 40 mètres. Une différence de plusieurs degrés sur quelques dizaines de mètres qui peut avoir des conséquences importantes pour les poissons. Cette thermocline est dite saisonnière. Elle apparaît généralement au printemps, se renforce pendant l'été et s'affaiblit à l'automne lorsque le refroidissement de la surface et les coups de vent favorisent le brassage des eaux. Il existe également des thermoclines permanentes, beaucoup plus profondes. Mais pour le pêcheur plaisancier, c'est surtout la thermocline saisonnière qui présente un intérêt. Attention toutefois : elle n'est jamais parfaitement horizontale ni immobile. Sa profondeur peut varier selon les conditions météorologiques, les courants, les marées et la configuration des fonds.

 

Pourquoi la météo change-t-elle tout ?

La formation d'une thermocline dépend directement des conditions météorologiques. Plusieurs journées chaudes, ensoleillées et peu ventées favorisent la stratification des eaux. À l'inverse, une succession de coups de vent peut provoquer un brassage suffisamment important pour repousser cette frontière vers le fond, voire la faire disparaître localement. En Atlantique, et particulièrement en Manche ou sur les côtes bretonnes, les courants de marée jouent également un rôle essentiel. Dans certaines zones peu profondes, le brassage est tellement important que la température reste pratiquement homogène sur toute la colonne d'eau. À quelques milles de là, dans un secteur moins exposé aux courants, une thermocline peut parfaitement se former. 

En Méditerranée, où les marées sont généralement faibles, la stratification estivale est souvent plus marquée. Mais un épisode de mistral ou de tramontane peut rapidement modifier la situation. Selon la configuration du littoral, ces vents peuvent même favoriser la remontée d'eaux profondes plus froides, un phénomène appelé upwelling. Pour le pêcheur, les prévisions météo prennent donc tout leur intérêt. L'évolution du vent, les températures de surface et les courants constituent de précieux indices pour anticiper les changements. En revanche, ils ne permettent pas à eux seuls de connaître précisément la profondeur de la thermocline.

 

Pourquoi les poissons aiment-ils parfois cette frontière ?

Contrairement à une idée reçue, la thermocline n'est pas une ligne magique sur laquelle tous les poissons viennent se rassembler. Son intérêt tient principalement à son influence sur la répartition de la nourriture et sur les conditions de vie des différentes espèces. Certaines couches d'eau peuvent concentrer du plancton, notamment lorsque les mouvements verticaux, la lumière et la disponibilité en éléments nutritifs favorisent son développement ou son accumulation. Le zooplancton attire alors les petits poissons fourrage, comme les sardines ou les anchois. Et ces derniers intéressent évidemment les prédateurs ! Imaginez un banc de sardines évoluant à 25 mètres de profondeur, juste au-dessus d'une thermocline. Des maquereaux ou des bonites peuvent venir chasser à proximité, tandis que des prédateurs plus importants effectuent des incursions depuis les couches inférieures. Mais ce scénario n'est pas systématique. Une thermocline sans nourriture peut parfaitement être déserte. Inversement, une concentration importante de poissons peut se trouver loin de toute rupture thermique marquée… La température intervient également directement sur le métabolisme des poissons. Certaines espèces préfèrent les eaux relativement fraîches, d'autres sont davantage adaptées aux températures élevées. Beaucoup peuvent néanmoins traverser la thermocline pour se nourrir avant de retrouver une profondeur qui leur convient mieux.

 

L'oxygène, l'autre élément essentiel

On parle beaucoup de température, mais l'oxygène dissous est tout aussi important. Les poissons en ont besoin pour respirer et sa disponibilité varie selon les conditions. À salinité comparable, l'eau froide peut contenir davantage d'oxygène dissous à saturation que l'eau chaude. À titre indicatif, une eau de mer à 10 °C peut contenir environ 8 mg/l d'oxygène à saturation, contre environ 6,5 mg/l à 25 °C. Cela ne signifie pas pour autant que les eaux profondes sont systématiquement mieux oxygénées. Lorsqu'une thermocline limite les échanges verticaux, la consommation d'oxygène par les organismes et la décomposition des matières organiques peuvent appauvrir certaines couches, notamment dans les baies et les secteurs côtiers confinés.

Lorsque la concentration descend sous 2 mg/l, on parle généralement d'hypoxie sévère, même si la tolérance dépend des espèces. Les poissons sensibles peuvent alors déserter les profondeurs concernées. Voilà pourquoi une thermocline peut parfois concentrer les poissons dans une couche relativement étroite, mais aussi rendre les eaux situées en dessous peu accueillantes.

 

Comment reconnaître une thermocline sur son sondeur ?

Sur certains sondeurs, une thermocline va apparaître sous la forme d'une bande horizontale diffuse, parfois bleue, verte ou jaune selon les palettes de couleurs utilisées. Elle peut se maintenir à une profondeur relativement constante sur plusieurs passages. Attention cependant : un sondeur classique ne mesure pas directement la température des différentes couches d'eau. Il utilise des impulsions acoustiques pour détecter les échos renvoyés par les poissons, les organismes planctoniques, les particules et les fonds marins. Une bande visible peut ainsi correspondre à une concentration de plancton associée à une thermocline plutôt qu'à la frontière thermique elle-même. La variation de température peut également modifier légèrement la propagation des ondes acoustiques, mais cela ne suffit généralement pas à identifier précisément une thermocline sur un écran. Pour confirmer sa présence, la meilleure solution consiste à mesurer la température à différentes profondeurs avec une sonde immergeable adaptée. Un capteur installé sur le tableau arrière ne fournit généralement que la température de l'eau près de la surface.

Sans cet équipement, vous pouvez néanmoins rechercher plusieurs indices concordants : une bande relativement stable, des concentrations de poissons fourrage à proximité et des échos similaires lors de passages répétés sur la zone.

 

Plancton ou parasites : attention aux erreurs !

Le premier piège consiste à confondre la thermocline avec une couche de plancton. Certains organismes planctoniques renvoient des échos acoustiques suffisamment importants pour former un nuage diffus à l'écran. Ils peuvent effectivement se concentrer près d'une rupture thermique, mais leur présence n'en apporte pas la preuve. Les sondeurs multifréquences peuvent faciliter l'interprétation. Les fréquences élevées révèlent parfois mieux certains petits organismes, tandis que les fréquences plus basses permettent généralement de sonder plus profondément. Mais il n'existe pas de réglage universel permettant de distinguer automatiquement une thermocline d'un banc de plancton.

Les parasites électroniques constituent une autre source de confusion. Une sensibilité excessive, des interférences électriques, un problème d'installation ou des bulles passant devant la sonde peuvent générer des traces trompeuses. Si une bande apparaît, effectuez plusieurs passages à vitesse régulière. Modifiez légèrement la sensibilité et comparez les fréquences disponibles. Vérifiez si les échos restent cohérents avec la profondeur et les autres observations. Une véritable concentration de plancton peut elle aussi disparaître lorsque la sensibilité est trop réduite : un seul test ne suffit donc jamais. Le meilleur réflexe reste de croiser les informations plutôt que de tirer des conclusions d'une seule image.

 

En Atlantique, bars, maquereaux et thons ne réagissent pas de la même manière

Sur la façade atlantique, plusieurs espèces recherchées par les pêcheurs peuvent être influencées par la stratification des eaux. C'est notamment le cas du maquereau, qui évolue en bancs et suit les concentrations de plancton et de petits poissons. Lorsqu'une couche riche en nourriture se forme à proximité de la thermocline, les maquereaux peuvent s'y rassembler. Le bar, lui, est davantage influencé par les courants, les reliefs sous-marins et la présence de proies. Il peut exploiter une concentration de poissons fourrage à proximité d'une thermocline, mais une cassure rocheuse balayée par le courant peut se révéler beaucoup plus productive qu'une rupture thermique isolée.

Pour le thon rouge, les observations scientifiques sont particulièrement intéressantes. Une étude publiée en 2009, fondée sur le suivi de poissons équipés de marques électroniques, a montré une relation significative entre la profondeur de leurs déplacements et celle de la thermocline. Dans le golfe du Maine, où cette dernière se situait en moyenne autour de 12 mètres, les thons suivis passaient environ 91 % de leur temps dans les 50 premiers mètres. Dans des eaux moins fortement stratifiées, ils évoluaient davantage en profondeur. Ces observations montrent que même les grands prédateurs, capables de plonger à plusieurs centaines de mètres, adaptent leurs déplacements à la structure thermique de leur environnement. La température n'explique cependant pas tout : la présence de nourriture demeure déterminante.

 

En Méditerranée, une thermocline souvent très marquée

En Méditerranée, la thermocline estivale peut être particulièrement prononcée, avec plusieurs degrés de différence sur quelques dizaines de mètres. Une situation intéressante pour les pêcheurs de pélamides, de bonites ou de sérioles. Les pélamides et les bonites suivent les bancs de poissons fourrage, dont la répartition peut être liée à la structure thermique. Si votre sondeur révèle une concentration de sardines ou d'anchois à 20 mètres, il peut être judicieux de rechercher les prédateurs autour de cette profondeur plutôt que de multiplier les passages avec des leurres évoluant uniquement près de la surface. Les sérioles, elles, fréquentent volontiers les tombants, les hauts-fonds et les reliefs sous-marins. Leur activité dépend essentiellement des courants et des proies disponibles. Une thermocline peut influencer leurs déplacements, mais elle ne remplace pas l'intérêt d'un bon poste de pêche.

Même constat pour le denti, souvent recherché au jig ou aux appâts naturels. Ce prédateur reste fortement associé aux fonds rocheux. Une thermocline située à 25 mètres au-dessus d'un fond de 60 mètres ne signifie pas qu'il abandonnera systématiquement les profondeurs. Il peut cependant effectuer des déplacements pour profiter d'une concentration de nourriture.

 

Comment adapter ses leurres et ses appâts ?

Une fois la thermocline repérée, l'objectif consiste à rechercher les couches réellement fréquentées par les poissons. À la traîne, cela suppose de connaître la profondeur de nage des leurres. Celle-ci dépend de leur conception, de la vitesse du bateau, du diamètre de la ligne et de sa longueur. Un leurre annoncé pour plonger à 8 mètres ne travaillera pas nécessairement à cette profondeur dans toutes les conditions. Si les poissons fourrage se concentrent autour de 25 mètres, il peut être intéressant de faire évoluer vos leurres à cette profondeur, mais également quelques mètres au-dessus et en dessous. Les prédateurs peuvent en effet se positionner à distance du banc avant de venir chasser. 

Au jig, la technique consiste à descendre le leurre sous la zone intéressante, puis à le faire remonter en traversant les couches où les échos apparaissent. Si les poissons évoluent entre 20 et 35 mètres, inutile de travailler systématiquement les 80 mètres de profondeur disponibles.

Avec des appâts naturels, la logique reste identique. Un vif présenté à mi-eau peut se révéler plus efficace qu'un appât posé sur le fond lorsque les prédateurs chassent dans les couches intermédiaires. Mais attention à ne pas s'obstiner ! Si les touches ne viennent pas, variez les profondeurs, les animations et les vitesses. La thermocline est un indice, pas une garantie de réussite.

 

Une méthode simple pour trouver la bonne profondeur

Imaginons maintenant une sortie au large des côtes méditerranéennes. Vous pêchez sur un fond de 80 mètres et votre sondeur affiche une bande diffuse entre 22 et 30 mètres, accompagnée de plusieurs échos de poissons. Avant de commencer, effectuez quelques passages à vitesse réduite pour vérifier la stabilité des échos. Observez également si les poissons se maintiennent à une profondeur constante ou s'ils suivent les reliefs sous-marins. Si vous disposez d'une sonde thermique immergeable, mesurez la température à différentes profondeurs pour confirmer la présence d'une thermocline. Sinon, considérez cette bande comme une zone potentiellement intéressante, sans certitude sur sa nature.

Commencez ensuite votre prospection autour des concentrations de poissons fourrage. Au jig, descendez légèrement sous les échos avant de remonter progressivement. À la traîne, essayez plusieurs profondeurs. Avec des appâts naturels, ajustez votre montage pour présenter votre esche au bon niveau. N'oubliez pas non plus que les conditions évoluent pendant la journée. Certains organismes planctoniques effectuent des migrations verticales liées à la lumière. Les poissons qui s'en nourrissent peuvent les suivre, entraînant à leur tour les prédateurs. Une profondeur productive le matin peut donc ne plus l'être quelques heures plus tard.

 

Quand la thermocline devient un mauvais indicateur

Une thermocline bien marquée n'est pas forcément synonyme de poissons. Certaines espèces privilégient les fonds, d'autres les courants ou les zones de chasse en surface. Et les poissons peuvent traverser régulièrement cette frontière sans difficulté. La profondeur de la thermocline évolue également sous l'effet des courants et des mouvements internes des masses d'eau. Ces derniers peuvent générer des ondes internes qui déplacent verticalement les couches thermiques de plusieurs mètres, parfois davantage. Une thermocline observée à 20 mètres la veille peut ainsi se retrouver sensiblement plus bas le lendemain. Voilà pourquoi il est important de ne jamais considérer les observations d'une précédente sortie comme définitivement acquises.

Enfin, le sondeur ne doit pas vous faire oublier ce qui se passe autour du bateau. Des oiseaux en chasse, des poissons fourrage qui sautent en surface, une rupture de courant ou une modification de la couleur de l'eau constituent autant d'informations précieuses. Une zone où plusieurs indices favorables se cumulent sera généralement plus intéressante qu'une simple bande horizontale sur un écran.

 

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Nathalie Moreau
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Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
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Irwin Sonigo
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Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.