
Des temps de référence désormais gravés dans l’histoire
Cette édition du Trophée Jules Verne a marqué un tournant clair. À bord de Sodebo Ultim 3, l’équipage a bouclé le tour du monde en 40 jours 10 heures 45 minutes et 30 secondes, abaissant le record de 12 heures par rapport à la précédente référence. Un saut de performance qui confirme que les Ultim ont franchi un cap en matière de fiabilité, de vitesse moyenne et de maîtrise sur les mers du Sud. En parallèle, The Famous Project CIC a signé une page inédite de la course océanique. Malgré des avaries lourdes, notamment sur la grand-voile, l’équipage féminin est allé au bout et a établi le premier temps de référence pour un équipage 100 % féminin sur le Trophée Jules Verne. Une performance qui ne se lit pas seulement en jours et en heures, mais comme un jalon structurant pour l’avenir des projets Ultim.
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Après l’exploit, retour au chantier
Une fois l’euphorie retombée, la réalité est très concrète : les trimarans vont retrouver leurs bases techniques. Après un tour du monde mené à des vitesses extrêmes, la priorité est à la remise en état complète. Inspection des structures, contrôle des foils et des appendices, vérification des systèmes hydrauliques et électroniques, analyse fine des zones de fatigue : tout est passé au crible. Cette phase est loin d’être secondaire. C’est là que se jouent les prochaines performances. Les équipes exploitent les milliers d’heures de données collectées en mer pour corriger, fiabiliser et parfois repenser certains choix techniques. Pour les teams, c’est aussi un moment clé de réorganisation humaine, de préparation sportive et de projection vers les prochains objectifs.

Les prochains grands défis des Ultims en 2026
Contrairement à l’idée d’un vide après le Jules Verne, la suite est déjà clairement dessinée pour ces bateaux exceptionnels. 2026 sera une année dense pour les Ultim, avec trois rendez-vous majeurs.
En avril, place à l’Odyssée ULTIM. Cette épreuve marque le retour à la confrontation directe entre trimarans, dans un format pensé pour la navigation de haute intensité et la mise en valeur des équipages. Pour les teams, c’est le premier vrai test après les phases de chantier, avec des bateaux remis à niveau et des automatismes à reconstruire en course.
En septembre, le circuit se poursuit avec les 24H Ultim. Un format court mais exigeant, où la vitesse pure, la gestion de la fatigue et la capacité à maintenir un rythme élevé sur 24 heures deviennent déterminantes. C’est aussi une épreuve révélatrice de la fiabilité réelle des bateaux après plusieurs mois de navigation.
Enfin, novembre 2026 marquera le grand retour de la Route du Rhum-Destination Guadeloupe. Cette transatlantique mythique reste un objectif central pour les Ultim (et tous les régatiers). Moins longue qu’un tour du monde, mais redoutable par ses conditions, elle impose des choix météo tranchés et une gestion très fine du bateau en solitaire. Courue tous les 4 ans seulement, cette course est LE moment de vérité pour tous ceux qui rêvent d'accrocher la transat la plus célèbre à leur palmarès.

Un enjeu qui dépasse la simple performance
Derrière ces échéances sportives, le véritable défi est plus large. Les Ultim doivent désormais prouver qu’ils ne sont pas uniquement des machines à records, mais des projets capables de durer, d’évoluer et de se renouveler. Intégration de nouveaux profils, montée en puissance d’équipages féminins, transmission des savoirs à très haute vitesse : la suite se joue autant sur l’eau que dans les structures des teams. Le Trophée Jules Verne a refermé un chapitre spectaculaire. La saison 2026, avec son enchaînement précis d’épreuves et de phases techniques, ouvre une nouvelle période plus structurée, plus lisible, mais tout aussi ambitieuse
Pensez à consulter les prévisions sur METEO CONSULT Marine.
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