
Praia da Bordeira, l’ampleur sauvage de l’Algarve
Située près de Carrapateira, sur la côte ouest de l’Algarve, Praia da Bordeira impressionne d’abord par son immensité. Cette vaste baie ouverte aux houles d’ouest et de nord-ouest s’étire sur plusieurs kilomètres, bordée de falaises abruptes et de dunes mouvantes sculptées par le vent. Le paysage donne immédiatement le ton : ici, l’océan dicte le rythme. En février, la plage capte efficacement les grosses houles atlantiques. Les bancs de sable, régulièrement remodelés par les tempêtes, créent plusieurs pics distincts qui répartissent naturellement les surfeurs. Lorsque la marée descend, certaines vagues deviennent plus creuses et plus puissantes, offrant des sections rapides et parfois techniques. Les jours de houle modérée, la vague reste accessible aux intermédiaires, tout en gardant une vraie énergie. L’impression d’espace, la force de l’Atlantique et la lumière rasante de fin de saison rendent chaque session particulièrement intense.
Praia da Samouqueira, le secret de l’Alentejo

À quelques kilomètres de Porto Covo, sur la côte préservée de l’Alentejo, Praia da Samouqueira se niche au pied de falaises ocre découpées par l’érosion. Plus confidentielle que les grandes plages ouvertes, cette crique offre un cadre presque théâtral, où l’océan vient s’engouffrer entre les rochers. Elle fonctionne principalement avec une houle d’ouest à nord-ouest et un vent d’est qui nettoie la surface. En fin d’hiver, lorsque la houle reste consistante, la vague déroule sur un fond mixte de sable et de roche. Les sections peuvent être rapides, parfois creuses, exigeant un placement précis au take-off. La configuration encaissée permet de trouver des conditions surfables même lorsque le vent souffle plus fort au large. Ce mélange de puissance, de technicité et d’isolement donne à la session un caractère presque confidentiel, loin des circuits les plus fréquentés.
Praia da Areia Branca, alternative à Peniche

À une vingtaine de kilomètres au nord de Peniche, Praia da Areia Branca constitue une alternative crédible aux spots surmédiatisés de la région. Exposée aux houles d’ouest, cette longue plage fonctionne grâce à des bancs de sable mobiles qui se reforment au fil des saisons. En cette période, les houles encore solides sculptent des vagues longues et relativement régulières, parfois comparables en qualité à celles des spots voisins plus célèbres. Selon la marée, certains pics offrent des murs bien dessinés, propices aux enchaînements de manœuvres. Le matin, lorsque le vent offshore se lève, le plan d’eau se tend et les lignes deviennent plus nettes. L’atmosphère reste plus détendue qu’à Peniche, tout en conservant une vraie constance dans les conditions. Pour un surf trip équilibré, combinant accessibilité et potentiel, Areia Branca s’impose comme une option stratégique.
Praia da Arda, la discrète du nord

Au nord de Porto, près d’Afife, Praia da Arda demeure relativement discrète, malgré son potentiel. Cette plage ouverte capte efficacement les houles hivernales venues du nord-ouest, souvent plus puissantes dans cette partie du pays. En fin d’hiver, les conditions peuvent y être particulièrement intéressantes : vagues consistantes, parfois creuses, avec plusieurs pics qui se forment le long de la plage selon les bancs de sable. Le vent d’est, fréquent sous régime anticyclonique, vient lisser la surface et structurer les lignes. L’eau y est plus fraîche qu’au sud, l’environnement plus verdoyant, et la fréquentation reste modérée. Cette combinaison donne au surf trip une dimension plus brute, presque nordique, où l’engagement physique et la lecture de la vague prennent toute leur importance.
Praia do Amado, l’autre visage de l’Algarve ouest

Souvent éclipsée par la notoriété des grandes vagues du centre du Portugal, Praia do Amado, elle aussi située près de Carrapateira, offre un excellent compromis en fin d’hiver. La plage, orientée de manière optimale, capte efficacement la houle tout en proposant différents pics adaptés à plusieurs niveaux. Lorsque la houle reste solide mais plus organisée qu’en plein cœur des tempêtes hivernales, Amado peut délivrer des vagues puissantes mais structurées. Les sections ouvrent sur des murs parfois longs, laissant le temps d’enchaîner turns et relances. Les falaises rouges qui encadrent la plage accentuent le contraste entre la terre et l’océan, donnant à chaque session une dimension spectaculaire. Pour ceux qui cherchent de la régularité sans renoncer à la puissance, Amado représente une valeur sûre dans un cadre encore préservé.
Pourquoi la fin d’hiver est idéale pour un surf trip au Portugal
Entre février et mars, les houles atlantiques restent actives, mais la météo devient plus stable et plus lumineuse. Les vents offshore sont plus fréquents le matin, les températures de l’air remontent progressivement et la pression touristique demeure limitée hors vacances scolaires internationales.
Pour un surf trip au Portugal, cette période offre ainsi un équilibre rare entre puissance et confort. En s’éloignant volontairement des icônes comme Nazaré, Ericeira ou Supertubos, il est possible de découvrir un autre visage du pays : plus sauvage, plus spacieux, où la session prime sur la performance médiatique. Un moment charnière de la saison, où l’Atlantique reste généreux et où chaque vague semble annoncer doucement le printemps.

Avant de monter sur votre planche, pensez à consulter les prévisions sur METEO CONSULT Marine et à télécharger l'application mobile gratuite Bloc Marine.
vous recommande