Grande croisière : comment ne plus jamais manquer d’électricité à bord ?

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Mark Bernie
Par Mark Bernie

Frigo, pilote automatique, dessalinisateur, électronique de navigation, ordinateurs et communications par satellite : le voilier de grand voyage est devenu un gros consommateur d’électricité. Panneaux solaires, batteries lithium, hydrogénérateurs et éoliennes permettent désormais d’en produire beaucoup, parfois suffisamment pour traverser un océan sans démarrer le moteur… Mais réussir son refit énergétique ne consiste pas simplement à multiplier les watts et les ampères-heures. Il faut surtout construire un système équilibré, simple et capable de continuer à fonctionner lorsqu’un équipement tombe en panne ou que le soleil disparaît pendant plusieurs jours.

Il est trois heures du matin, quelque part entre les Canaries et les Antilles. Le pilote automatique travaille sans relâche dans une mer croisée, le réfrigérateur tourne régulièrement à cause de la chaleur et toute l’électronique de navigation fonctionne depuis plusieurs jours. Un coup d’œil au contrôleur de batteries : 46 %. L’hydrogénérateur, qui devait assurer une bonne partie de la production pendant la traversée, est en panne. Le ciel est couvert et les panneaux solaires n’ont presque rien produit la veille. Une question se pose alors : faut-il couper le congélateur ? Limiter les communications ? Barrer quelques heures à la main pour soulager le pilote ? Voilà probablement la meilleure manière d’aborder aujourd’hui le refit énergétique d’un voilier destiné au grand voyage. Il ne suffit plus de se demander combien de panneaux ou de batteries il est possible d’installer. Il faut surtout savoir combien de temps le bateau pourra continuer à fonctionner lorsque tout ne se déroulera pas comme prévu, car un voilier de voyage moderne est devenu une véritable petite centrale électrique. Il produit de l’énergie, la stocke et la distribue entre des dizaines d’appareils. Et plus le niveau de confort augmente, plus cet équilibre devient délicat.

Avant d’installer, commencer par mesurer

La première erreur consiste souvent à ouvrir un catalogue avant même de connaître précisément ses besoins. « Nous allons installer 1 000 watts de solaire et 600 Ah de batteries lithium. » Très bien. Mais pour alimenter quoi ? Un bon refit commence donc par une analyse des consommations réelles. Le mieux est de naviguer plusieurs jours avec un contrôleur de batterie capable d’enregistrer les flux électriques. Une semaine au mouillage, quelques journées en mer et une navigation de nuit donnent beaucoup plus d’informations qu’un tableau théorique. Et surtout, il faut distinguer deux bateaux dans le même bateau : celui qui vit au mouillage et celui qui navigue. Prenons un monocoque d’environ 12 mètres occupé par un couple. Selon son isolation, la température extérieure et la qualité de ventilation du compresseur, le réfrigérateur peut consommer environ 400 à 800 Wh par jour. L’éclairage, les pompes, quelques ventilateurs ainsi que la recharge des téléphones, tablettes et ordinateurs peuvent ajouter plusieurs centaines de Wh. Les communications satellitaires restent relativement raisonnables lorsqu’elles sont utilisées ponctuellement, mais deviennent beaucoup plus gourmandes si elles restent actives toute la journée. Le dessalinisateur constitue un cas particulier. Les modèles modernes à récupération d’énergie sont devenus beaucoup plus sobres. Produire quelques dizaines de litres d’eau par jour peut ne représenter que quelques centaines de Wh. L’important est alors de choisir le bon moment pour le faire fonctionner : à midi, lorsque les panneaux solaires produisent beaucoup, plutôt que le soir en puisant dans les batteries…

Au mouillage, un voilier raisonnablement équipé peut ainsi consommer autour de 1 à 2 kWh par jour. Mais dès que l’on prend la mer, un appareil change complètement l’équation : le pilote automatique.

Le pilote automatique, gros consommateur de la traversée

En grande croisière, le pilote peut fonctionner presque vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Sa consommation dépend du déplacement du bateau, du système de barre, de l’état de la mer mais aussi de l’équilibre sous voiles. Un pilote consommant en moyenne seulement 3 A sous 12 V représente déjà environ 900 Wh après une journée complète. Avec 5 A de moyenne, on approche 1,5 kWh. Dans une mer difficile, un vérin ou une pompe hydraulique sollicités en permanence peuvent demander encore davantage.

Voilà pourquoi bien régler ses voiles est également une question d’énergie. Un bateau surtoilé, ardent ou mal équilibré oblige le pilote à corriger continuellement la trajectoire. Avant même d’ajouter 200 W de panneaux solaires, quelques heures consacrées à optimiser les réglages et le comportement du bateau peuvent donc apporter un gain plus que sensible. Ajoutez ensuite l’AIS, la VHF, les instruments, le traceur, les feux de navigation, éventuellement le radar et les communications. Un bateau consommant seulement 1,2 kWh par jour au mouillage peut ainsi dépasser 2,5 ou 3 kWh lors d’une traversée. C’est ce chiffre qu’il faut connaître avant toute modification importante.

Penser en kilowattheures plutôt qu’en ampères-heures

Les plaisanciers raisonnent traditionnellement en Ah. On parle ainsi d’un parc de batteries de 400 ou 600 Ah. Mais la valeur devient rapidement trompeuse sans connaître la tension de l’installation. Un parc lithium de 400 Ah sous environ 12,8 V stocke un peu plus de 5 kWh. Avec 400 Ah sous 24 V, on approche 10 kWh. Pour comparer proprement production, consommation et stockage, mieux vaut donc raisonner en kWh.

Pour un voilier consommant 2,5 kWh par jour en navigation, disposer de 5 à 7 kWh réellement exploitables apporte déjà une réserve confortable. L’objectif n’est pas de pouvoir tenir une semaine entière sans aucune recharge. Cela impliquerait des batteries énormes, lourdes et coûteuses. Le stockage sert surtout de tampon entre les périodes de forte production et celles où le bateau consomme davantage qu’il ne produit. Une bonne méthode consiste alors à simuler une panne de la principale source d’énergie pendant deux ou trois jours. Le bateau peut-il continuer à naviguer normalement ? Si la réponse est oui, le système est probablement bien dimensionné.

Le solaire reste la base

Pour de nombreux voyageurs, les panneaux solaires constituent aujourd’hui la principale source de production. Ils sont silencieux, ne comportent pratiquement aucune pièce mobile et fonctionnent aussi bien au mouillage qu’en navigation. Mais attention aux chiffres affichés. Un panneau de 200 Wc ne produit évidemment pas 200 W du lever au coucher du soleil. Sur un bateau, l’orientation, la température et surtout les ombres réduisent fortement les performances. Une bôme, un lazy-bag, un hauban ou quelques dizaines de centimètres d’ombre peuvent faire chuter la production de manière importante. Dans de bonnes conditions, une installation de 800 Wc peut fournir environ 1,5 à 4 kWh au cours d’une journée, selon la saison, la latitude, la couverture nuageuse et surtout son implantation…

Le meilleur refit ne consiste donc pas toujours à ajouter des panneaux. Il peut être beaucoup plus efficace de mieux positionner ceux qui existent déjà. Une arche arrière bien dégagée est particulièrement intéressante sur un monocoque. Les catamarans disposent quant à eux d’un avantage considérable avec la grande surface du roof ou du bimini. Multiplier les circuits indépendants peut également améliorer la résilience. Avec plusieurs groupes de panneaux et plusieurs régulateurs, une ombre ou la panne d’un élément n’empêche pas toute l’installation de fonctionner.

L’hydrogénérateur, formidable en traversée

Si le solaire est roi au mouillage, l’hydrogénérateur devient particulièrement intéressant en mer. À partir de 4 ou 5 nœuds, certains appareils peuvent déjà fournir une puissance significative. Une production moyenne de 100 à 120 W pendant vingt-quatre heures représente environ 2,5 à 3 kWh par jour. Sur un bateau naviguant plus vite, la puissance disponible peut encore augmenter ! Autrement dit, l’hydrogénérateur peut compenser une grande partie de la consommation du pilote automatique et de l’électronique pendant une traversée. Encore faut-il dimensionner l’équipement en fonction de la vitesse réelle du bateau. Un croiseur lourd naviguant la plupart du temps à 5 nœuds n’a pas les mêmes besoins qu’un multicoque capable de maintenir 8 ou 9 nœuds… Il faut aussi se rappeler que l’hydrogénérateur ne produit évidemment rien au mouillage et reste exposé aux objets flottants ou aux algues. Dans certaines zones, les sargasses peuvent obliger à le relever régulièrement. D’où une règle essentielle : aucune source d’énergie ne doit devenir indispensable à elle seule !

Et l’éolienne ?

Longtemps incontournable sur les voiliers de grand voyage, l’éolienne a perdu un peu de terrain face au développement du solaire. Elle possède pourtant une qualité irremplaçable : elle peut produire la nuit et sous un ciel couvert. Son intérêt dépend énormément du programme. Dans un mouillage méditerranéen parfaitement protégé où le vent tombe chaque soir, son apport restera limité. Aux Antilles, dans un mouillage régulièrement balayé par les alizés, elle peut au contraire fournir un complément très intéressant. En navigation au portant, il faut cependant se souvenir que l’éolienne travaille avec le vent apparent. Un bateau avançant rapidement dans la même direction que le vent peut donc réduire sensiblement sa production. L’éolienne n’est ainsi ni indispensable ni inutile. Elle doit être choisie en fonction des zones où l’on compte réellement naviguer.

Le lithium change tout… à condition de refaire correctement l’installation

Les batteries lithium fer phosphate ont révolutionné l’autonomie électrique. Plus légères que le plomb à capacité utile équivalente, capables d’accepter des charges rapides et d’utiliser une grande partie de leur capacité, elles sont particulièrement adaptées au voyage. Mais remplacer simplement les anciennes batteries par des modèles lithium peut être une très mauvaise idée. Le parc, le système de gestion des batteries, les fusibles, les câbles, les coupe-circuits, les chargeurs, les régulateurs solaires et l’alternateur doivent former un ensemble cohérent.

Une batterie lithium accepte facilement de forts courants de charge. C’est une qualité pour la batterie, mais pas nécessairement pour l’alternateur du moteur, qui peut être sollicité longtemps à pleine puissance et chauffer excessivement. Le refit doit donc être pensé comme un système global et non comme le remplacement isolé d’un équipement.

Sur les bateaux très consommateurs, la question du passage au 24 V peut également se poser. À puissance identique, augmenter la tension permet de réduire l’intensité et donc de limiter certaines sections de câbles. Mais transformer un bateau existant demande une étude sérieuse et ne se justifie pas systématiquement.

La meilleure énergie est parfois celle que l’on ne consomme pas

Produire plus n’est qu’une partie de la solution. Il faut également apprendre à consommer au bon moment. À midi, lorsque les panneaux solaires fonctionnent à pleine puissance, c’est le moment idéal pour lancer le dessalinisateur, charger ordinateurs et appareils ou utiliser certaines fonctions gourmandes. Une fois les batteries pleines, l’énergie solaire supplémentaire serait de toute façon perdue. La nuit, l’objectif change : préserver le stockage pour les équipements indispensables.

La météo entre également dans cette gestion. Si METEO CONSULT Marine annonce plusieurs jours très nuageux, mieux vaut anticiper : remplir les réservoirs d’eau, charger complètement les appareils et limiter certaines consommations avant que la production ne diminue. Le bateau devient alors une véritable petite centrale dont l’équipage est le gestionnaire.

Prévoir aussi le jour où quelque chose tombe en panne

Le bon refit énergétique doit finalement permettre trois niveaux d’utilisation. En fonctionnement normal, l’équipage utilise son niveau de confort habituel : frigo, eau, communications, électronique et pilote fonctionnent librement. Si la production diminue, certaines consommations deviennent secondaires. On utilise moins longtemps les communications, on reporte la production d’eau ou certaines recharges et l’on peut barrer ponctuellement à la main.

Enfin, un bateau hauturier doit pouvoir fonctionner en mode minimal. Il ne reste alors que les équipements nécessaires à la sécurité et à la navigation : VHF, AIS, instruments indispensables, feux, moyens de communication et pompes essentielles. Cette hiérarchie mérite d’être réfléchie dès la conception du tableau électrique. En cas de problème, l’équipage doit pouvoir couper facilement tout ce qui n’est pas indispensable.

La centrale électrique idéale est celle que l’on oublie

Pour un monocoque de 11 à 13 mètres occupé par deux personnes et consommant environ 2 à 3 kWh par jour en navigation, une installation comprenant 800 à 1 200 Wc de solaire peut aujourd’hui constituer une base cohérente lorsque la place disponible le permet. Un stockage lithium offrant environ 5 à 7 kWh exploitables apporte une réserve confortable. Pour un programme comprenant de longues traversées, l’hydrogénérateur devient un complément particulièrement intéressant. Mais ces chiffres ne constituent jamais une recette universelle.

Un bateau sobre équipé de peu d’électronique aura besoin de beaucoup moins. Un grand catamaran avec plusieurs réfrigérateurs, un congélateur, un dessalinisateur important, des ordinateurs et de nombreux équipements de confort demandera beaucoup plus. Le véritable objectif n’est donc pas d’installer le maximum de batteries ou de panneaux. C’est de trouver le point d’équilibre entre production, stockage et consommation, sans transformer le bateau en installation électrique tellement complexe que personne ne pourra la réparer au milieu du Pacifique…

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Nathalie Moreau
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Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant-Ros
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
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Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
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Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.