Un an après un succès décroché au terme d’un week-end complètement fou, le DS Automobiles SailGP Team France revient à Sassnitz les 22 et 23 août. Sur les eaux de la mer Baltique, les Français tenteront cette fois de relancer pleinement leur course vers la Grande Finale.

Sassnitz occupe forcément une place à part dans l’histoire récente de l’équipe de France de SailGP. En août 2025, Quentin Delapierre et ses équipiers y avaient signé l’un des retournements de situation les plus spectaculaires de leur saison. Douze mois plus tard, le collectif tricolore retrouve l’île de Rügen pour le ROCKWOOL Germany Sail Grand Prix, neuvième rendez-vous du championnat Rolex SailGP 2026. Le contexte est toutefois bien différent cette année. Après plusieurs mois perturbés par les blessures et les changements d’équipage, l’équipe française retrouve enfin sa configuration de référence, avec notamment Manon Audinet et Leigh McMillan de retour à bord.
Une stabilité bienvenue au moment d’aborder la dernière partie de saison. Sixième du classement général provisoire, à seulement neuf points du podium, la France reste en effet pleinement engagée dans la bataille pour les places qualificatives pour la Grande Finale.
Un souvenir encore très présent
Difficile pourtant de revenir à Sassnitz sans repenser au scénario vécu ici un an plus tôt. Lors des entraînements du vendredi, le F50 français filait à plus de 90 km/h lorsqu’une casse de safran avait provoqué un violent accident. Quentin Delapierre avait dû être conduit à l’hôpital pour des examens, tandis que l’état du bateau laissait planer de sérieux doutes sur la participation française au Grand Prix. Les équipes techniques avaient alors engagé une véritable course contre la montre pour remettre le catamaran volant en état. Pari réussi : dès le lendemain, les Français étaient de retour sur la ligne de départ. Et plutôt que de simplement sauver leur week-end, ils allaient le transformer en triomphe.
Dans des conditions engagées, l’équipage terminait la première journée dans le Top 3 avant de poursuivre sa remontée le dimanche, malgré un vent nettement plus instable. Qualifiée pour la finale face aux Australiens et aux Britanniques, la France maîtrisait ensuite parfaitement sa dernière course pour s’offrir le tout premier Germany Sail Grand Prix.
Une victoire devenue l’un des grands moments de la saison 2025.
« Sassnitz est forcément un endroit particulier pour nous. C'est là que nous avions remporté le Sail Grand Prix la saison dernière, au terme d'un week-end complètement fou. Nous avions été victimes d'un gros accident à l'entraînement, et réussir malgré tout à remporter le Grand Prix avait été assez incroyable. Cette année, on devrait vivre un Sail Grand Prix un peu plus classique. Nous retrouvons notre équipage de référence, ce qui nous permet de repartir sur des bases plus stables. Je suis très heureux de revenir à Sassnitz avec toute l'équipe et impatient de voir ce que nous serons capables d'y accomplir. »
Quentin Delapierre, pilote du DS Automobiles SailGP Team France
Sassnitz, un plan d’eau où les F50 peuvent s’envoler
Au large de l’île allemande de Rügen, la mer Baltique offre un décor spectaculaire, mais surtout un terrain particulièrement propice à la vitesse. La saison dernière, ROCKWOOL Racing avait atteint 103,93 km/h en course, établissant un nouveau record sur ce plan d’eau. Plus de 13 000 spectateurs avaient également assisté à cette première édition allemande de SailGP.
Entre fortes accélérations, variations de pression et conditions susceptibles d’évoluer rapidement, les départs et la qualité des manœuvres devraient une nouvelle fois peser lourd dans les résultats du week-end.

Une dynamique à confirmer après Portsmouth
Pour l’équipe française, Sassnitz arrive aussi à un moment important de la saison. À Portsmouth, le collectif avait terminé son week-end sur deux deuxièmes places, laissant entrevoir un retour au premier plan après plusieurs mois compliqués.
Le retour de l’équipage habituel doit désormais permettre de retrouver davantage d’automatismes et de régularité à bord d’un F50 où chaque erreur se paie immédiatement.
À quatre rendez-vous de la fin du championnat, les calculs commencent également à compter. Avec neuf points de retard sur le podium provisoire, les Français n’ont plus beaucoup de marge, mais restent suffisamment proches pour pouvoir encore jouer leur qualification. Sassnitz avait été le théâtre d’un improbable exploit en 2025. Cette fois, Quentin Delapierre et son équipage espèrent surtout ne pas avoir besoin d’un nouveau scénario catastrophe pour se mêler à la lutte pour la victoire.
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