Corée du Sud : après trois semaines, le requin coincé dans un canal de Busan est toujours là !

Culture nautique
Le Figaro Nautisme
Par Le Figaro Nautisme

Depuis le 18 septembre 2026, un requin d'environ 3,5 mètres est coincé dans un canal artificiel du port de Busan, en Corée du Sud. Malgré deux tentatives de sauvetage, l'animal n'a toujours pas retrouvé la mer. Devenu une véritable célébrité locale, le squale attire les foules, mais sa situation commence à inquiéter les autorités.

Depuis le 18 septembre 2026, un requin d'environ 3,5 mètres est coincé dans un canal artificiel du port de Busan, en Corée du Sud. Malgré deux tentatives de sauvetage, l'animal n'a toujours pas retrouvé la mer. Devenu une véritable célébrité locale, le squale attire les foules, mais sa situation commence à inquiéter les autorités.

© Yonhap

On vous en parlait il y a quelques jours : un impressionnant requin s'était aventuré dans un canal artificiel de Busan, en Corée du Sud, sans parvenir à regagner le large. Trois semaines plus tard, l'histoire est loin d'être terminée ! Malgré plusieurs interventions des secours, le squale, surnommé « Bukang-i » par les habitants, continue de nager dans ce bras d'eau du port nord de Busan. Et les dernières nouvelles ne sont pas vraiment encourageantes : deux opérations de sauvetage ont échoué et les autorités ont désormais décidé de laisser l'animal retrouver seul le chemin de la mer.

Pourquoi le requin de Busan est-il toujours coincé dans le canal ?

Tout commence le 18 septembre 2026, lorsqu'un requin d'environ 3,5 mètres est aperçu dans un canal artificiel du North Port Waterfront Park, un parc aménagé sur le front de mer de Busan, deuxième plus grande ville de Corée du Sud. Une présence pour le moins inhabituelle dans cet environnement urbain, à proximité des immeubles et des promeneurs.

Mais comment cet animal marin s'est-il retrouvé dans un espace aussi restreint ? Pour l'heure, le mystère demeure. Plusieurs hypothèses sont évoquées, notamment celle d'un requin qui aurait suivi une proie avant de s'aventurer trop loin dans le canal. Une fois à l'intérieur, il n'aurait pas réussi à retrouver la sortie.

Depuis, l'animal reste dans le même secteur, multipliant les allers-retours sous les yeux des habitants. Et contrairement à ce que les autorités espéraient, les jours passent sans qu'il ne semble décidé à rejoindre les eaux du large.

Deux opérations de sauvetage pour libérer le requin, deux échecs

Face à cette situation, les autorités sud-coréennes ont tenté d'intervenir à plusieurs reprises. Le 29 septembre, une première opération de sauvetage a mobilisé cinq embarcations dans le canal. L'objectif était d'utiliser des jets d'eau pour orienter progressivement le requin vers la sortie.

Mais Bukang-i ne s'est pas laissé guider aussi facilement ! Pendant près de cinq heures, l'animal a esquivé les jets d'eau et contourné les bateaux, obligeant finalement les équipes à interrompre leur intervention.

Une deuxième tentative a été organisée le 2 octobre, cette fois avec un dispositif bien plus imposant : un filet de 50 mètres de long et de près de 7 mètres de haut, destiné à pousser doucement le squale vers la mer. Là encore, l'opération a tourné court. Le filet s'est accroché au fond du canal, compliquant les manœuvres des sauveteurs.

Et alors qu'un retour au large semblait enfin possible, le requin a finalement franchi le dispositif avant de revenir dans le canal le lendemain. Un nouvel échec pour les équipes mobilisées depuis plusieurs jours.

Bukang-i, le requin devenu une véritable star en Corée du Sud

Pendant que les sauveteurs cherchent une solution, le requin est devenu une petite célébrité nationale. Surnommé « Bukang-i », en référence à Bukhang, le nom coréen du port nord de Busan, l'animal attire chaque jour des milliers de curieux venus tenter de l'apercevoir.

Et les chiffres donnent le vertige ! Selon les autorités municipales, plus d'un million de visiteurs s'étaient déjà rendus au North Port Waterfront Park au 5 octobre pour observer le squale. Durant les célébrations de Chuseok, une importante fête traditionnelle coréenne, le site a même enregistré une moyenne de plus de 120 000 visiteurs par jour entre le 24 et le 27 septembre.

L'engouement est tel que Bukang-i a été nommé ambassadeur honoraire de Busan. Un statut plutôt inattendu pour un requin qui, à l'origine, ne faisait que traverser un canal !

Mais derrière cet enthousiasme populaire, la situation reste préoccupante. Car si l'animal semble pour l'instant bien supporter son séjour prolongé, ce canal artificiel est loin d'offrir les mêmes conditions que son habitat naturel.

Le requin de Busan est-il en danger après trois semaines dans le canal ?

C'est désormais la principale inquiétude des spécialistes. Trois semaines après son arrivée, le requin est toujours présent dans un espace limité, sans que les autorités aient pu confirmer qu'il s'alimentait normalement.

Pour surveiller son état, le National Institute of Fisheries Science, l'institut sud-coréen chargé des recherches halieutiques, procède à des contrôles quotidiens. Selon les dernières observations communiquées le 6 octobre, aucun problème de santé majeur n'a été détecté chez l'animal.

Une nouvelle plutôt rassurante, mais qui ne dissipe pas toutes les inquiétudes. Un séjour trop prolongé dans ce canal pourrait progressivement l'affaiblir, d'autant que les températures de l'eau devraient diminuer avec l'arrivée de l'automne.

Après deux opérations infructueuses, les autorités de Busan ont donc changé de stratégie. Plutôt que de multiplier les interventions et de risquer de stresser davantage le requin, elles privilégient désormais une surveillance régulière, en espérant que les courants et les marées lui permettront de retrouver naturellement la sortie.

Au 8 octobre 2026, aucune nouvelle opération de sauvetage réussie n'a été annoncée. Bukang-i continue donc son séjour inattendu dans le port de Busan, sous le regard attentif des scientifiques et des nombreux visiteurs. Reste à savoir combien de temps il lui faudra encore pour retrouver le large.

 

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Nathalie Moreau
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Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
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Sophie Savant-Ros
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
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Jean-Christophe Guillaumin
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
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Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.