
Le NAVTEX est un moyen de recevoir les Avis Urgents aux Navigateurs (AVURNAV) et la météo du grand large. Simple et d’un prix abordable, il a toutefois ses limites.
Fin des années 80, les pays riverains de la mer du Nord et de la Baltique ont imaginé un système permettant aux navires croisant dans leurs eaux de recevoir et d’enregistrer automatiquement les bulletins météo et les AVURNAV (Avis Urgents aux Navigateurs). Ce système étant concluant, l’O.M.I. (Organisation Maritime Internationale) l’a mis officiellement en service en 1993. L’objectif est de recevoir à bord toutes informations utiles à la sécurité des navires et ce dans le cadre du SMDSM. Depuis cette date, des modèles plaisance ont été mis sur le marché à un prix raisonnable, de plus le service est entièrement gratuit. Pour pouvoir couvrir les mers et les océans du monde entier, 16 zones de navigation ont été mises en place sous l’appellation NAVAREA. La France est dans la zone NAVAREA II pour l’Atlantique et NAVAREA III pour la Méditerranée.
Automatique et un réglage minimum
L’objectif fixé aux concepteurs était de réaliser un récepteur automatique d’un prix de revient minimum avec pour l’utilisateur peu de manipulations. Tous les récepteurs travaillent sur une fréquence unique de 518 kHz. Le seul problème était d’éviter le brouillage des stations émettrices proches lorsqu’elles envoient leurs messages. La diffusion des messages se fait donc à tour de rôle dans des créneaux horaires précis. La langue retenue pour les messages est l’anglais. Si vous n’êtes pas un anglophone averti, ne soyez pas effrayé, c’est de l’anglais basique avec au maximum 100 mots. Toutefois, pour répondre à un plus large public, une deuxième fréquence (490 kHz) transmet les bulletins dans la langue nationale. Mais, attention, si la France émet les messages en anglais (518kHz) et une traduction en français (490 kHz), ce n’est pas le cas de tous les pays. Beaucoup se contente de la fréquence internationale (518 kHz) en anglais. Un récepteur Navtex étant automatique, on ne devrait pas avoir à le programmer. En pratique, chaque zone NAVAREA est découpée en région géographique et une lettre lui est attribuée. Par exemple, l’émetteur de la Garde, proche de Toulon et situé dans la NAVAREA III, a comme lettre d’identification W, celui de Corsen (NAVAREA II) A, etc. A partir de là, deux solutions s’offrent à vous : programmer toutes les zones de A à Z ou sélectionner celles que vous souhaitez recevoir. Par exemple, vous naviguez dans la région de Toulon, si vous programmez sur votre Navtex W, vous ne recevrez que les émissions de La Garde. Si vous programmez toutes les zones, suivant la sensibilité de votre récepteur, vous recevrez Cabo La Nao, Cagliari, Split, etc. Des stations qui sont bien au-delà des 300 milles. La raison est la propagation des ondes qui, certains jours, est plus favorable que d’autres. Pour l’utilisateur, le fait de recevoir plusieurs messages émanant d’émetteurs différents ne gêne en rien, chaque émission étant décalée dans le temps. La seule contrainte est de trier les messages.
La deuxième programmation concerne le contenu des messages. Comme pour les stations, à chaque type de message est attribuée une lettre de A à Z. On peut par programmation du récepteur sélectionner les types de message que l’on désire recevoir. Pour des raisons évidentes de sécurité, il n’est pas possible de déprogrammer les messages : avis aux navigateurs (lettre A), avis de tempête (B) ainsi que secours et recherche (D).
Types de récepteurs et les limites
Deux solutions sont proposées pour le récepteur soit une boîte noire que l’on interface à un micro-ordinateur soit un appareil autonome avec écran. L’installation se limite à une antenne que l’on place en extérieur et à un branchement électrique sur la batterie. Le seul handicap de ce système reste la portée des émetteurs (200 milles maximum) et les prévisions qui sont données pour 24 heures, suffisantes pour une navigation côtière, restreintes pour une traversée vers les îles (Sardaigne, Irlande, etc.).
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