Retrofit électrique d’un voilier de 12 m : quelle rentabilité pour quel bilan carbone ?

Equipements
Par Mark Bernie

Silence à bord, entretien réduit, disparition des odeurs de gasoil et vrai plus écologique… Le retrofit électrique séduit de plus en plus de plaisanciers. Mais derrière cette promesse très séduisante, la réalité est plus nuancée. Sur un voilier de 12 m, la vraie question n’est pas de savoir si l’électrique est agréable, il l’est. La vraie question est de savoir s’il est cohérent. Coût d’installation, poids des batteries, autonomie réelle, cycle de vie du lithium, économie de carburant sur 10 ans : pour juger sérieusement, il faut regarder les chiffres de près.

Silence à bord, entretien réduit, disparition des odeurs de gasoil et vrai plus écologique… Le retrofit électrique séduit de plus en plus de plaisanciers. Mais derrière cette promesse très séduisante, la réalité est plus nuancée. Sur un voilier de 12 m, la vraie question n’est pas de savoir si l’électrique est agréable, il l’est. La vraie question est de savoir s’il est cohérent. Coût d’installation, poids des batteries, autonomie réelle, cycle de vie du lithium, économie de carburant sur 10 ans : pour juger sérieusement, il faut regarder les chiffres de près.

Le rêve électrique fait envie, mais il ne répond pas à tous les bateaux

Dans les ports, sur les pontons et dans les ateliers, le sujet revient de plus en plus souvent au moment de changer de moteur. Faut-il conserver un diesel aux avantages reconnus ou passer à l’électrique ? La question n’est plus marginale. Elle s’invite désormais dans les projets de refit sérieux, en particulier sur des voiliers de croisière de 11 à 13 m, ces unités très répandues chez les propriétaires qui naviguent beaucoup.

Il faut reconnaître que l’électrique a de solides arguments. Pour les manœuvres, le couple immédiat est très appréciable. Au moteur, le silence change complètement l’ambiance à bord. L’entretien devient beaucoup plus léger. Il n’y a plus de vidange, plus de filtre à gasoil, plus d’échappement chaud à surveiller avec la même inquiétude, plus de cette odeur tenace – celle du gasoil - qui finit toujours par s’installer à bord. Pour qui aime le bateau autant pour ce qu’il procure que pour ce qu’il permet, l’électrique a quelque chose de très séduisant.

Mais un voilier n’est pas une voiture, et encore moins un bateau à moteur. C’est là que commencent les malentendus. Le moteur auxiliaire d’un voilier ne sert pas à parcourir des centaines de milles au régime de croisière. Il sert à entrer et sortir d’un port, à passer une zone sans vent, à se dégager d’une situation délicate, à tenir un horaire quand la météo se fait paresseuse. Le moteur n’est pas au centre du programme, du moins en théorie. Toute la rentabilité du retrofit électrique dépend donc d’un point très simple, mais décisif : combien d’heures le propriétaire utilise-t-il réellement son moteur chaque année ?

Sur un 12 m, tout commence par le programme de navigation

Prenons un voilier de 12 m de croisière, monocoque, entre 8 et 10 t de déplacement, avec un diesel de 30 à 40 ch. C’est un cas très courant. Sur ce type de bateau, le moteur peut être quasi secondaire pour un plaisancier très porté sur la voile, ou au contraire devenir un allié très sollicité sur un programme de cabotage, de navigation familiale, de croisière d’été dense ou de longs déplacements par météo variable.

Or toute l’économie du projet dépend de cette réalité. Un voilier qui ne tourne que 25 h ou 30 h au moteur par an ne consomme finalement pas tant de gasoil que cela. Il n’amortira jamais rapidement un parc batteries coûteux. A l’inverse, un bateau qui cumule 120 h, 150 h ou 200 h de moteur par an, ce qui est loin d’être rare, commence à rendre l’équation beaucoup plus intéressante.

C’est d’ailleurs là que le débat est souvent faussé. Beaucoup de discours sur le retrofit électrique mélangent les usages. Ils parlent de l’électrique comme s’il s’agissait d’une solution universelle, alors qu’il s’agit en réalité d’une réponse très dépendante du programme du bateau. Sur un voilier de 12 m, l’électrique n’est pas une religion. C’est un choix d’architecte, de marin et de comptable à la fois.

Le premier choc, c’est l’investissement

Avant de parler d’économies, il faut parler du point qui fâche : le ticket d’entrée. Un retrofit électrique complet sur un voilier de 12 m représente un vrai chantier. Il ne s’agit pas simplement de déposer un diesel et de boulonner un moteur électrique à la place. Il faut penser le système dans son ensemble. Le moteur, bien sûr, mais aussi le contrôleur, le chargeur, le parc batteries, les protections, le câblage, la supervision, l’intégration, la ventilation, parfois la reprise de l’arbre ou de l’embase, sans oublier la main d’œuvre.

Sur ce type d’unité, la facture grimpe vite. Un remplacement diesel classique reste déjà une opération coûteuse, mais l’électrique ajoute un surcoût significatif, surtout dès que l’on cherche une autonomie crédible et une installation propre. Autrement dit, la promesse de faire des économies grâce à l’électrique ne tient que si l’on accepte d’investir beaucoup au départ.

C’est pourquoi la comparaison honnête ne se fait pas entre un vieux diesel encore fonctionnel et un système électrique neuf. Elle se fait entre deux chantiers lourds. D’un côté, le remplacement thermique avec tout ce qu’il implique. De l’autre, la conversion électrique. Si le moteur en place a encore 10 ans de service raisonnable devant lui, le retrofit électrique est rarement une évidence économique. Si en revanche le diesel est en fin de vie, l’idée devient beaucoup plus sérieuse.

Ce que dit vraiment le calcul sur 10 ans

Pour juger proprement, il faut sortir du discours et revenir à un cas concret. Imaginons un voilier de 12 m qui utilise son moteur 120 h par an. C’est un scénario crédible pour une croisière active, sans être extrême. Avec une consommation moyenne de 4 l de gasoil par heure, cela représente 480 l par an, soit 4 800 l sur 10 ans.

A cela s’ajoutent les coûts d’entretien d’un diesel marin. Même bien suivi, un moteur thermique finit toujours par réclamer du temps, des pièces et de l’argent. Vidanges, filtres, courroies, turbine, anodes, échappement, refroidissement, démarreur, alternateur, sans parler des interventions moins prévisibles qui arrivent justement quand on aimerait naviguer.

En face, l’électrique réduit nettement les dépenses d’usage. Le coût de l’énergie consommée au quai reste modéré, surtout dans un pays comme la France. La maintenance est beaucoup plus légère. Le moteur lui-même demande peu d’attention. A l’échelle de 10 ans, les économies cumulées peuvent devenir réelles.

Mais la vérité est moins spectaculaire que le discours promotionnel. Dans beaucoup de cas, ces économies ne suffisent pas à compenser totalement le surcoût initial en seulement 10 ans. Voilà le cœur du sujet. L’électrique coûte souvent moins cher à l’usage, mais pas toujours assez pour devenir franchement rentable à moyen terme.

La rentabilité existe, bien sûr, mais elle dépend d’un usage soutenu. Plus le moteur tournait auparavant, plus l’électrique peut rattraper son surcoût. Moins le bateau navigue au moteur, plus la promesse de rentabilité s’éloigne.

Le poids du lithium reste le vrai verrou technique

Le deuxième juge de paix, après le budget, c’est la masse embarquée. Car le problème d’un voilier de 12 m n’est pas seulement de stocker de l’énergie, c’est de la stocker sans dénaturer le bateau.

Le diesel a pour lui une densité énergétique redoutable. Quelques dizaines ou centaines de litres permettent de conserver une autonomie confortable, pour un poids encore acceptable. Pour les batteries, ce n’est pas la même histoire. Pour embarquer une quantité d’énergie significative, il faut accepter des masses importantes, et parfois très importantes dès que l’on vise une autonomie sérieuse.

C’est ici que beaucoup de projets se heurtent au réel. Vouloir refaire exactement la même chose qu’avec un diesel est illusoire. Sur un voilier de 12 m, on ne remplace pas un réservoir de gasoil par un pack batteries à rayon d’action équivalent sans embarquer beaucoup de poids. Or ce poids pèse sur les performances, sur l’assiette, sur la charge utile et parfois sur la pertinence globale du bateau.

Le retrofit électrique n’a donc de sens que si l’on accepte une autre logique. Une logique de voilier. Une logique dans laquelle on utilise le moteur comme auxiliaire, avec intelligence, à vitesse modérée, pour les moments où il est vraiment utile. Chercher à conserver exactement les habitudes d’un diesel est souvent la meilleure façon de rater son projet.

L’électrique est-il vraiment meilleur pour le climat ?

Sur ce point aussi, la réponse mérite davantage d’honnêteté que de slogans. Oui, un voilier électrique n’émet pas de gaz d’échappement quand il se déplace au moteur. Oui, il supprime le bruit et les émissions locales. Oui, dans un pays comme la France, où l’électricité est très peu carbonée, l’usage quotidien du bateau devient nettement plus favorable d’un point de vue climatique que la combustion directe de gasoil.

Mais cela ne suffit pas à résumer le bilan carbone. Une batterie lithium n’apparaît pas par magie dans le bateau. Sa fabrication a un coût environnemental important. L’extraction, le raffinage, la production des cellules, l’assemblage et le transport représentent déjà une dette carbone avant la première navigation.

C’est pourquoi le bilan réel dépend, là encore, de l’usage. Sur un voilier qui utilisait beaucoup son moteur diesel, cette dette initiale peut être compensée sur plusieurs années grâce à l’abandon du carburant fossile. Sur un bateau très peu motorisé, l’écart est bien plus serré. En d’autres termes, un retrofit électrique n’est pas automatiquement plus vertueux sur 10 ans. Il le devient surtout quand le bateau sert réellement et que le dimensionnement du système reste cohérent.

Cette nuance est essentielle, car elle évite deux pièges. Le premier serait de croire que tout retrofit électrique est forcément écologique. Le second serait de conclure que le lithium annule tout bénéfice. La vérité se situe entre les deux. L’électrique peut être une très bonne nouvelle pour le climat, mais pas dans n’importe quelles conditions.

L’agrément à bord, lui, ne se discute presque pas

Il existe toutefois un domaine où l’électrique marque des points sans débat : le confort. Le silence change tout. Sortir d’un port sans grondement mécanique, avancer au moteur sans vibration permanente, manœuvrer dans une quasi discrétion, cela transforme l’expérience à bord. Sur un bateau de croisière, cet argument compte beaucoup plus qu’on ne l’imagine.

Les propriétaires déjà passés à l’électrique racontent souvent la même chose. Ils parlent moins de rentabilité pure que de qualité de vie retrouvée. Le bateau paraît plus doux, plus cohérent avec l’esprit de la voile, plus agréable dans les moments du quotidien. C’est un argument difficile à mettre dans un tableau Excel, mais il pèse lourd dans la décision.

Et c’est peut-être là l’un des malentendus du débat. Le retrofit électrique n’est pas seulement un calcul. C’est aussi un choix de navigation. Un choix de rythme. Un choix de confort. Certains y verront un luxe coûteux. D’autres une évolution logique de leur manière d’aller sur l’eau.

Alors, faut-il convertir un voilier de 12 m ?

Oui, dans certains cas, clairement. Quand le diesel est fatigué, que le bateau navigue beaucoup, que le propriétaire accepte une autonomie plus mesurée au moteur et qu’il raisonne vraiment comme un voileux, le retrofit électrique peut devenir un choix très cohérent. Il apporte un confort réel, réduit fortement les frais d’usage et peut afficher un meilleur bilan carbone sur la durée.

Non, en revanche, si le bateau ne tourne que très peu au moteur, si le diesel existant est encore sain, ou si l’objectif est de retrouver exactement les mêmes habitudes qu’avant, avec la même endurance et la même désinvolture énergétique. Dans ce cas, le coût du chantier risque de peser plus lourd que ses bénéfices réels.

Il faut donc cesser de poser la mauvaise question. La vraie question n’est pas de savoir si l’électrique est l’avenir. La vraie question est de savoir si, sur ce voilier précis, pour ce propriétaire précis, avec ce programme précis, il s’agit d’une bonne idée…

Et seul le skipper dudit bateau, le sait !

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Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
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Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant-Ros
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel Ulrich navigue maintenant en plaisance sur son TARGA 35+ le long de la côte atlantique. Par ailleurs, il ne rate pas une occasion d’embarquer sur des navires de charge, de travail ou de services maritimes. Il nous fait partager des expériences d’expédition maritime hors du commun.
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
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Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.