Sécurité en mer : avant la saison 2026, les leçons à retenir d’un été 2025 sous tension
À l’approche de la saison 2026, le bilan de l’été précédent mérite d’être relu comme un avertissement. Non pas pour dramatiser la pratique de la mer, mais pour rappeler que les accidents les plus fréquents partent souvent d’un détail négligé. Entre le 1er mai et le 30 septembre 2025, les CROSS ont coordonné 6 680 opérations de secours et d’assistance liées à la plaisance et aux loisirs nautiques. C’est 10,7 % de plus qu’en 2024. Le chiffre est impressionnant, mais il doit être replacé dans un contexte plus large : chaque été, des millions de sorties sont réalisées sur le littoral français et en outre-mer. La très grande majorité se déroule sans incident. Pourtant, cette hausse dit quelque chose de l’évolution des pratiques.
Les bateaux de plaisance à moteur ont concentré 2 819 opérations, en hausse de 17,2 %. La plaisance à voile a représenté 2 077 opérations, en progression plus modérée de 4,5 %. Les loisirs nautiques avec flotteurs ont atteint 961 opérations, tandis que les activités sans flotteur ont bondi de 20 %, avec 771 opérations. Derrière ces données, un même fil rouge revient : la fréquentation augmente, les usages se diversifient, mais le niveau de préparation ne suit pas toujours. « Beaucoup de pratiquants prennent la mer de manière ponctuelle, parfois avec une connaissance limitée du bateau, de la météo ou des règles de navigation. Les incidents ne viennent pas toujours d’une grosse erreur, mais souvent d’une succession de petites négligences. » observe Alexandre Sar, dirigeant de l’ENF (École Nationale de Voile et des Sports Nautiques).
Un été 2025 marqué par une météo propice aux sorties, mais aussi aux accidents
L’été 2025 a été le 3e plus chaud observé en France, derrière 2003 et 2022. Le mois de juin a été particulièrement remarquable, avec une anomalie de température de +3,3 °C. Le pays a connu 27 jours en situation de vague de chaleur, soit le 2e total le plus élevé après l’été 2022. Ces conditions ont favorisé la fréquentation du littoral, des plans d’eau et des rivières. Elles ont aussi accentué l’exposition au risque, notamment chez les pratiquants occasionnels. Plus il fait chaud, plus les sorties s’improvisent, plus les zones non surveillées attirent du monde, et plus les secours sont sollicités. Le lien apparaît clairement dans le bilan des noyades. Sur les 464 décès recensés entre mai et septembre 2025, 143 sont survenus pendant les 2 épisodes de canicule. Autrement dit, 30,8 % des victimes ont perdu la vie sur seulement 16 % de la période observée.
La chaleur donne parfois une fausse impression de sécurité. L’eau paraît accueillante, la météo semble favorable, mais le danger peut venir d’un courant, d’une fatigue soudaine, d’un malaise, d’un défaut de surveillance ou d’un retour impossible face au vent. Avant la saison 2026, c’est l’un des premiers rappels à retenir : une météo agréable ne signifie pas une mer sans risque.
En plaisance, les pannes restent le premier signal d’alerte
Le bilan 2025 montre que les incidents les plus fréquents ne relèvent pas forcément du spectaculaire. En plaisance, les avaries de propulsion et les ruptures de mouillage représentent à elles seules 43,23 % des opérations d’assistance. Sur les bateaux à moteur, l’avarie de propulsion reste de très loin le premier fait générateur, devant la rupture de mouillage, l’avarie électrique, l’échouement et la panne de carburant. Par rapport à 2024, le SNOSAN relève notamment 130 avaries de propulsion supplémentaires, 38 avaries électriques en plus et 27 pannes de carburant supplémentaires.
La panne de carburant, en particulier, illustre un point sensible. Elle ne relève ni d’un événement météo soudain ni d’une difficulté technique complexe. Elle renvoie directement à la préparation de la sortie. « Avant de prendre la mer, il faut sortir de la logique du dernier moment. Le carburant, la météo, le matériel de sécurité, l’état général du bateau : tout cela doit être vérifié avant, pas une fois que le problème se présente », rappelle Alexandre Sar. L’entretien du bateau reste donc un enjeu majeur. Une motorisation mal suivie, une batterie fatiguée, une hélice engagée ou un système de gouverne défaillant peuvent transformer une sortie ordinaire en opération de secours.
Même constat pour les ruptures de mouillage. Lorsqu’un bateau part à la dérive et que son propriétaire ne peut pas être joint, les CROSS déclenchent souvent des opérations de recherche et sauvetage. Des moyens importants peuvent alors être mobilisés pour une embarcation qui, parfois, ne transporte personne. Ce point rappelle une responsabilité souvent oubliée : un bateau laissé au mouillage reste sous la responsabilité de son propriétaire.
La plaisance à moteur concentre une hausse préoccupante
La plaisance à moteur est l’un des points les plus marquants du bilan 2025. Avec 2 819 opérations, elle enregistre une hausse de 17,2 %. Les départements les plus concernés restent très fréquentés par les plaisanciers : le Var, le Finistère, les Bouches-du-Rhône, le Morbihan et la Manche figurent parmi les territoires les plus sollicités.
Cette hausse s’explique en partie par l’accessibilité croissante des bateaux à moteur. Acheter, louer ou utiliser ponctuellement une embarcation est devenu plus facile. Les bateaux sont plus confortables, mieux équipés, parfois plus puissants, mais cette évolution ne supprime pas le besoin d’apprentissage. La maîtrise du moteur, des trajectoires, des distances, de la vitesse et des manœuvres reste centrale. Le rapport insiste notamment sur la sensibilité de la manette des gaz. Sur certains bateaux, une pression mal dosée suffit à provoquer une accélération brutale, surtout dans un port ou à proximité d’autres usagers.
Les accidents de manœuvre recensés en 2025 rappellent cette réalité. À Pornic, le 2 août, une manœuvre de port a provoqué un choc violent. Un autre accident, sans blessé, a également illustré une difficulté de maîtrise lors d’une approche.
Coupe-circuit et gilet : les réflexes qui sauvent vraiment
Le bilan humain de la plaisance reste préoccupant. Parmi les 36 décès ou disparitions recensés dans cette catégorie, 21 étaient directement liés à la pratique. Les chutes à la mer occupent une place importante. En plaisance à moteur, 9 décès sont liés à des chutes à l’eau. En plaisance à voile, 5 chutes à la mer ont été recensées parmi les décès directement liés à la pratique.
Ces chiffres donnent une importance particulière à 2 équipements : le coupe-circuit et le gilet de sauvetage. Le coupe-circuit est obligatoire sur les bateaux à moteur. Il doit être porté par le pilote afin de couper immédiatement le moteur en cas de chute. L’accident survenu à Bandol, le 20 septembre 2025, en rappelle tragiquement l’utilité. Après la chute de 2 plaisanciers depuis un semi-rigide, l’embarcation laissée sans pilote est devenue incontrôlable et a percuté mortellement l’une des 2 personnes. Le port du coupe-circuit aurait pu empêcher la poursuite de la course du bateau. « Le coupe-circuit est obligatoire à bord des bateaux à moteur et il devient aujourd’hui encore plus essentiel avec les nouvelles générations de manettes des gaz, beaucoup plus sensibles. En cas de chute du pilote, il permet d’arrêter immédiatement le moteur pour éviter que le bateau continue sa route seul. » explique Alexandre Sar.
Le gilet de sauvetage, lui, n’est pas obligatoire en permanence dans toutes les situations, mais il reste fortement recommandé. Il l’est encore davantage pour les enfants, les personnes peu à l’aise dans l’eau, les sorties en annexe, les navigations de nuit ou les conditions dégradées. La nuit du 9 au 10 juillet, dans la baie de Saint-Brieuc, 3 personnes d’une même famille ont été retrouvées noyées après une sortie en semi-rigide. Leur bateau vide avait été repéré dérivant au large d’Étables-sur-Mer. Aucun corps n’a été retrouvé porteur d’un gilet ou d’un dispositif de sécurité. Ce type de drame donne une portée très concrète aux messages de prévention.
La voile n’échappe pas aux risques de moteur et de mouillage
La plaisance à voile a représenté 2 077 opérations en 2025. La hausse est moins forte que pour le moteur, mais les causes d’intervention méritent attention. L’avarie de propulsion arrive en tête, ce qui peut surprendre pour des bateaux immatriculés comme voiliers. Le rapport rappelle toutefois que de nombreux bateaux de type pêche-promenade, équipés d’un petit gréement, sont enregistrés comme bateaux à voile mais naviguent principalement au moteur. La panne de carburant, la rupture de mouillage, l’avarie électrique et l’échouement figurent également parmi les principaux déclencheurs.
La voile demande aussi une vigilance particulière sur les déplacements à bord. Le SNOSAN rappelle que la longe doit être la plus courte possible. En cas de chute, elle doit permettre de rester à bord, non de remonter à bord depuis l’eau, ce qui devient très difficile lorsque le bateau avance. Là encore, la sécurité ne se joue pas seulement au moment de l’accident, mais dans l’organisation du bord : déplacements limités, longe adaptée, veille permanente, anticipation des manœuvres et port du gilet lorsque la situation l’exige.
Annexes : le petit trajet qui peut devenir critique
Les annexes font l’objet de 52 opérations dans le bilan 2025. Le chiffre peut sembler modeste au regard de la plaisance à moteur ou à voile, mais les conséquences peuvent être graves.
Les ruptures de mouillage, les avaries de propulsion, les pannes de carburant et les voies d’eau figurent parmi les faits générateurs. 21 événements ont été classés en recherche et sauvetage, avec plus de 16 heures de recherches nécessaires pour résoudre les alertes. Un décès a été recensé à la suite d’une chute à la mer provoquée par un malaise.
Ce point rappelle que l’annexe n’est pas un jouet ni un simple prolongement du bateau principal. Même pour une courte distance, le risque existe. Une annexe basse sur l’eau, peu visible, parfois chargée, peut devenir très vulnérable en cas de vent, de courant, de malaise ou de chute. Le port du gilet y est probablement l’un des réflexes les plus importants, en particulier lorsque la personne embarquée est seule.
Paddle, kayak, kite, wingfoil : des pratiques accessibles mais pas anodines
Les loisirs nautiques ont connu un rebond net en 2025, avec 1 732 opérations, soit 13 % de plus qu’en 2024. Le volume reste légèrement inférieur au pic observé en 2022, mais la tendance est nette : les pratiques se multiplient, et les profils de pratiquants se diversifient. Le paddle franchit pour la première fois la barre des 200 opérations. Les CROSS en ont coordonné 202, en hausse de 31 %. La difficulté à manœuvrer et l’inexpérience sont les causes les plus souvent identifiées.
Le paddle semble accessible parce qu’il demande peu de matériel et peu d’apprentissage apparent. Mais sur l’eau, un vent de terre, un courant de marée ou une fatigue soudaine peuvent rapidement éloigner un pratiquant du rivage. Le kite surf connaît aussi une hausse importante, avec 221 opérations, soit 32 % de plus qu’en 2024. Les difficultés à manœuvrer représentent 42 % des opérations, loin devant les avaries ou les situations d’encalminage. Le rapport souligne le rôle indispensable des écoles pour acquérir les bases ou progresser en sécurité. Le canoë-kayak totalise 127 opérations, en hausse de 7 %. Les difficultés à manœuvrer et le dessalage restent les causes les plus fréquentes. 3 personnes sont décédées en mer durant la saison, souvent dans un contexte d’arrêt cardio-respiratoire.
La planche à voile et le wingfoil comptent 117 opérations, en hausse de 25 %. Deux décès sont survenus en Normandie et en Bretagne, dans des situations associées à des malaises chez des personnes de plus de 65 ans. Ces pratiques demandent une bonne condition physique, une lecture du plan d’eau et une capacité à revenir au point de départ. Ce dernier point est souvent négligé.
Voile légère : une hausse à surveiller malgré un volume de pratique important
La voile légère a enregistré 175 opérations en 2025, contre 120 en 2024. La hausse atteint 45 %. Les 2/3 des opérations ont été classées en recherche et sauvetage par les CROSS. Les principaux déclencheurs sont le dessalage, le démâtage et la difficulté à manœuvrer. Dans 2 cas sur 3, les secours ont dû assurer une assistance ou un remorquage.
Cette augmentation doit toutefois être mise en perspective avec l’importance de la pratique en France. La voile légère concerne un public très large, souvent encadré, notamment dans les écoles et les clubs. Le rapport souligne d’ailleurs qu’une seule opération concernait une activité encadrée. La saison a toutefois été marquée par l’accident du bassin d’Arcachon, le 21 mai, où un enfant de 8 ans est décédé à bord de son Optimist après une collision avec un bateau de pêche durant une séance de voile. Une enquête du BEA Mer est en cours. Ce drame rappelle que la vigilance ne concerne pas uniquement les pratiquants, mais tous les usagers partageant le plan d’eau.
Plongée : moins de décès, mais une activité toujours à surveiller
La plongée reste stable en nombre d’opérations, avec 263 interventions en 2025 contre 260 en 2024. Le bilan humain montre cependant une amélioration notable : le nombre d’opérations ayant constaté un décès a été divisé par 2 par rapport à l’année précédente. La plongée bouteille représente 160 opérations en métropole, dont 77 dans le Var. La chasse sous-marine compte 50 opérations, et l’apnée 25.
Le printemps reste la période durant laquelle les accidents de plongée bouteille sont les plus nombreux. La plongée impose des règles spécifiques : préparation physique, respect des procédures, prise en compte de la fatigue, du froid, de l’état de santé et de l’organisation des secours. En cas d’accident, le rapport rappelle un point essentiel : il faut contacter le 196 ou utiliser le canal 16 de la VHF pour être mis en relation avec le CROSS et la chaîne médicale maritime. Là encore, la rapidité de l’alerte peut changer l’issue de l’accident.
Marées : un risque encore trop sous-estimé
L’isolement par la marée poursuit sa progression. Le SNOSAN recense 166 opérations en 2025, contre 139 en 2024. Le nombre de personnes impliquées a fortement augmenté, passant de 283 à 580. Aucun décès n’est à déplorer, mais les moyens engagés sont lourds. Les secours aériens ont représenté 21 heures de vol sur ces opérations.
Les efforts de communication menés avant les périodes de forts coefficients semblent porter leurs fruits, mais le risque reste bien réel. Le pic observé en 2025 correspond à 18 opérations entre le 6 et le 10 août, au début des vives eaux. Avant 2026, le rappel est clair : les horaires de marée doivent être consultés avant toute balade sur l’estran, toute sortie pêche à pied ou toute activité exposée au risque d’isolement. Prévoir une heure de retour, garder un téléphone chargé et prévenir quelqu’un de son itinéraire ne relève pas de la prudence excessive. C’est une base. « En Atlantique, il faut aussi comprendre que les marées influencent directement les courants. Dans certains ports, les manœuvres peuvent devenir beaucoup plus complexes lorsqu’on n’a pas l’habitude de naviguer dans ces conditions. » souligne Alexandre Sar.
Noyades : le bilan le plus lourd de l’été
Le bilan des noyades donne une autre dimension à la saison 2025. Entre mai et septembre, 464 personnes ont perdu la vie par noyade en mer ou en eaux intérieures, contre 405 en 2024 sur le même segment. La hausse atteint 14,5 %.
Les eaux intérieures restent les plus meurtrières, avec 273 accidents mortels. Comme chaque année, elles concentrent la majorité des décès, entre rivières, fleuves, lacs, étangs, plans d’eau et piscines privées.
Le rapport rappelle l’ampleur du défi : la France dispose de centaines de milliers de kilomètres de cours d’eau, auxquels s’ajoutent les lacs, plans d’eau et zones naturelles. Une très faible part seulement peut être surveillée. En mer, 191 décès ou disparitions ont été recensés. Parmi eux, 135 ont eu lieu sur les plages. 45 décès sont survenus en juin et septembre, lorsque beaucoup de postes de secours ne sont pas encore ouverts ou déjà fermés. En juillet et août, 51 noyades fatales ont eu lieu avant 11 h ou après 19 h, c’est-à-dire hors horaires de surveillance. Ce point est essentiel pour 2026 : se baigner sur une plage connue ne garantit pas une surveillance permanente.
Les mineurs, victimes particulièrement exposées
Le bilan 2025 recense 63 mineurs morts par noyade, dont 25 enfants de 0 à 5 ans. Toutes les tranches d’âge progressent par rapport aux 3 dernières années. 55 décès de mineurs ont eu lieu en eaux intérieures et 8 en mer. Les piscines privées sont le premier lieu de noyade mortelle pour les plus jeunes, avec 10 décès chez les enfants de 0 à 5 ans.
Ces accidents surviennent souvent dans un environnement familier, là où l’attention se relâche plus facilement. Une piscine privée, un plan d’eau familial, une rivière connue ou une baignade de fin de journée peuvent donner une impression de maîtrise. Mais chez les enfants, le danger se joue en quelques secondes. « Le gilet de sauvetage n’est pas obligatoire en permanence à bord, mais lorsqu’il y a des enfants, il faut être responsable et les équiper. On sait qu’en cas de chute ou de fatigue, il peut faire toute la différence. » rappelle Alexandre Sar. Le message n’est pas nouveau, mais les chiffres 2025 montrent qu’il reste indispensable.
Les bons réflexes à remettre au centre avant 2026
À la lecture des bilans, les recommandations ne relèvent pas de la théorie. Elles répondent directement aux causes d’accidents observées. Avant une sortie en mer, la météo doit être consultée sérieusement, pas seulement regardée rapidement sur une application généraliste. Le vent, la houle, les courants, les horaires de marée et l’évolution prévue dans les heures suivantes doivent guider la décision.
Le bateau doit être vérifié : carburant, moteur, batterie, mouillage, matériel de sécurité, moyens d’alerte, état du gilet, présence du coupe-circuit. La division 240 fixe le cadre des équipements obligatoires selon la navigation pratiquée. Elle ne doit pas être vue comme une contrainte administrative, mais comme le minimum de sécurité à bord. Le téléphone peut être utile, mais il doit être protégé de l’eau et chargé. En mer, le 196 reste le numéro d’urgence à connaître. La VHF canal 16 demeure également un moyen d’alerte essentiel.
Le gilet doit être porté dès que la situation le justifie, et systématiquement pour les enfants. Le coupe-circuit doit être attaché au pilote sur les bateaux à moteur. En cas d’homme à la mer ou de personne dans l’eau à proximité du bateau, le moteur doit être arrêté. Enfin, la navigation suppose de connaître les règles. En mer, on ne parle pas de priorité mais de privilège. Cette nuance est importante : elle rappelle que chaque situation demande une appréciation, une anticipation et une vigilance partagée.
Une saison 2025 à regarder comme un signal utile
Les chiffres de 2025 ne doivent pas décourager la pratique de la mer. Ils rappellent simplement que l’accessibilité croissante des activités nautiques doit aller de pair avec une culture de sécurité plus forte. La plaisance, le paddle, le kayak, le kite, la voile légère ou la baignade ne présentent pas les mêmes risques, mais tous ont un point commun : l’accident arrive souvent lorsque la sortie paraît ordinaire. Avant la saison 2026, le retour sur l’été précédent invite donc à remettre quelques évidences au centre. Préparer sa sortie. Connaître ses limites. Porter les bons équipements. Vérifier son bateau. Surveiller les enfants sans relâche. Respecter la météo, les marées et les autres usagers.
La mer reste un espace de liberté. Mais cette liberté commence par une règle très simple : ne jamais partir en considérant que tout ira forcément bien.
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