Location, achat, copropriété : quelle formule coûte réellement le moins cher ?

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Acheter son bateau reste le rêve de nombreux plaisanciers. Pourtant, entre la place de port, l’assurance, l’entretien, la décote et les équipements, une unité qui ne navigue que quelques semaines par an peut coûter très cher à la journée. À l’inverse, location saisonnière, gestion locative et copropriété permettent aujourd’hui de naviguer autrement. Pour y voir clair, nous avons posé les chiffres sur cinq ans autour d’un voilier de croisière de 11 à 12 mètres.

Louer ou acheter son bateau : le vrai calcul économique

Dans n’importe quel port de plaisance, il suffit de regarder les amarres pour comprendre une bonne partie du problème. Certains bateaux sortent chaque semaine. D’autres ne quittent leur ponton que deux ou trois fois dans l’été. Pourtant, à la fin de l’année, leurs propriétaires auront payé des charges relativement proches. C’est tout le paradoxe économique du bateau de plaisance. Une grande partie de son coût n’est pas directement liée à son utilisation. Qu’il navigue quinze jours ou trois mois par an, il faut l’assurer, lui trouver une place, entretenir le moteur, surveiller le gréement, remplacer les batteries vieillissantes, caréner la coque et provisionner les dépenses plus lourdes qui finiront toujours par arriver. La vraie question n’est donc pas seulement de savoir s’il vaut mieux acheter ou louer. Elle est plutôt celle-ci : combien me coûte réellement chaque journée passée sur mon bateau ?

Et selon que l’on navigue deux semaines ou deux mois par an, la réponse change complètement.

Un voilier de 11 à 12 mètres à 150 000 euros

Prenons un exemple concret. Notre bateau témoin est un monocoque de croisière récent de 11 à 12 mètres, trois cabines, motorisation diesel, correctement équipé pour la croisière côtière et semi-hauturière. Un bateau capable aussi bien d’enchaîner les week-ends en Bretagne ou en Méditerranée que de partir quelques semaines vers les Baléares, la Corse ou les Açores. Prix d’achat retenu : 150 000 euros.

Il ne s’agit évidemment que d’une hypothèse. On peut trouver un voilier de cette taille, âgé de quinze ou vingt ans, pour beaucoup moins cher. À l’inverse, une unité neuve bien équipée dépassera facilement ce budget.

Imaginons maintenant que son propriétaire conserve le bateau pendant cinq ans. Premier poste : la place de port. Retenons 4 500 euros par an. Là encore, la géographie joue énormément. Certains plaisanciers paieront beaucoup moins dans des ports moins recherchés, tandis que d’autres devront consacrer des sommes nettement plus importantes pour conserver une place dans certains bassins méditerranéens. Deuxième poste : l’assurance. Pour notre bateau, retenons environ 1 000 euros par an. Troisième poste, et certainement l’un des plus sous-estimés : l’entretien. Carénage, révision moteur, changement des anodes, entretien de l’accastillage, réparation des petites pannes, remplacement progressif de l’électronique, des batteries ou des voiles : une enveloppe moyenne de 4 500 euros annuels paraît raisonnable sur plusieurs années. Certaines saisons coûteront beaucoup moins cher. Puis arrivera celle où il faudra changer le génois, remplacer une pompe, intervenir sur le gréement ou réparer le guindeau. Ajoutons encore environ 500 euros par an de manutentions, taxes et dépenses diverses.

Notre voilier coûte donc autour de 10 500 euros par an avant même d’avoir consommé un litre de gazole. Sur cinq ans : 52 500 euros. Et ce n’est pas terminé…

La décote, la dépense invisible

Une facture d’assurance ou de port se voit immédiatement. La décote, elle, reste totalement silencieuse jusqu’au jour de la revente. Imaginons que notre bateau acheté 150 000 euros soit revendu cinq ans plus tard 110 000 euros. La différence, soit 40 000 euros, constitue pourtant bien une perte économique. Le montant réel dépendra évidemment du marché, de l’état du bateau, de son modèle et de son âge. Certaines unités très recherchées conserveront remarquablement leur valeur. D’autres décoteront beaucoup plus rapidement.

Ajoutons encore environ 4 000 euros au départ pour une expertise, quelques équipements supplémentaires ou des travaux nécessaires à la prise en main. Le bilan sur cinq ans atteint donc environ 96 500 euros. Il faut bien comprendre ce chiffre. Notre propriétaire n’a pas « dépensé » 246 500 euros. À la fin de l’opération, il possède encore un bateau qu’il revend 110 000 euros. En revanche, entre la décote et les dépenses engagées pendant cinq ans, son coût réel de possession approche les 100 000 euros. Et notre calcul reste plutôt favorable puisqu’il ne tient compte ni d’un éventuel crédit ni du rendement financier auquel renonce celui qui immobilise 150 000 euros dans un bateau.

Deux semaines par an : la location est presque imbattable

Imaginons maintenant que notre propriétaire utilise son bateau seulement deux semaines par an. Cela représente dix semaines sur cinq ans, soit environ 70 journées à bord. Avec un coût global de 96 500 euros, chacune de ces journées revient théoriquement à près de 1 380 euros. Évidemment, personne ne fait ce calcul en prenant son café dans le cockpit. Et posséder un bateau apporte quelque chose que la location ne peut pas offrir : pouvoir venir dormir à bord un samedi soir, partir pour une journée de navigation, bricoler pendant l’hiver ou appareiller au dernier moment lorsqu’une belle fenêtre météo se présente…

Mais économiquement, pour deux semaines annuelles, la comparaison est sévère. Pour louer un voilier comparable pendant deux semaines, on peut retenir une enveloppe moyenne comprise entre 7 000 et 8 000 euros selon la destination, la période et le niveau de confort. À 7 500 euros par an, dix semaines de location sur cinq ans représentent 37 500 euros. L’écart avec l’achat atteint donc près de 60 000 euros.

Même en ajoutant les transports jusqu’à la base, certains suppléments de location ou quelques nuits d’hôtel, le locataire occasionnel conserve un avantage considérable. Pour celui qui navigue quinze jours par an, acheter son bateau relève donc rarement de l’optimisation financière.

C’est avant tout un choix de vie et il n’y a rien d’irrationnel à cela. On n’achète pas davantage une résidence secondaire uniquement en calculant son prix par nuit passée sur place. Mais il est toujours intéressant de connaître le vrai prix de sa liberté…

Plus le bateau navigue, plus l’achat devient cohérent

Changeons maintenant complètement de profil. Notre plaisancier utilise son bateau soixante jours par an. Sur cinq années, cela représente 300 journées à bord. Avec le même coût global de 96 500 euros, chacune revient alors à environ 320 euros. Le résultat change complètement. Et il devient encore plus favorable au propriétaire si l’on ajoute toutes les petites utilisations impossibles à reproduire avec un bateau loué : une soirée à bord après le travail, un départ improvisé pour trois jours, une sortie avec des amis ou quelques navigations au printemps et à l’automne…

C’est précisément là que la propriété prend tout son sens. Un plaisancier régulier n’achète pas uniquement des semaines de vacances. Il achète une disponibilité permanente. Il peut également aménager le bateau selon ses besoins, laisser ses affaires à bord et surtout connaître parfaitement son unité. Cet aspect devient essentiel lorsque le programme se transforme progressivement en navigation hauturière.

Il n’existe donc pas de seuil universel à partir duquel l’achat devient automatiquement rentable. Mais en dessous de trois ou quatre semaines d’utilisation annuelle, la location conserve généralement un gros avantage économique. Lorsque l’on approche de deux mois d’utilisation par an, la propriété devient beaucoup plus défendable.

La gestion locative : faire travailler son bateau

Il existe une troisième possibilité : acheter un bateau tout en le confiant à un professionnel qui le louera pendant les périodes où son propriétaire ne l’utilise pas. Sur le papier, la formule semble idéale. Le bateau génère des recettes qui permettent de financer une partie de son coût. Selon les contrats, le propriétaire peut percevoir un revenu fixé à l’avance ou une part du chiffre d’affaires réellement réalisé par les locations. Certaines formules prennent également en charge une grande partie de l’entretien, de l’assurance et de la place de port. La promesse est donc sacrément séduisante.

Mais elle doit être étudiée avec attention. Un bateau exploité en charter travaille beaucoup. Il peut accumuler en cinq ans davantage d’heures moteur, de manœuvres de port et de nuits occupées qu’un bateau privé pendant une période beaucoup plus longue. Cela n’est pas nécessairement problématique si l’entretien est suivi sérieusement, mais cet usage intensif pèsera forcément au moment de la revente. Il faut également s’intéresser aux semaines réservées au propriétaire. Les périodes pendant lesquelles il souhaite le plus naviguer sont généralement celles qui ont aussi la plus grande valeur commerciale. Utiliser son propre bateau trois semaines en plein mois d’août n’a évidemment pas le même impact que de réserver trois semaines en avril. La gestion locative peut donc constituer une excellente solution pour celui qui souhaite posséder un bateau récent et ne l’utiliser que quelques semaines par an. Mais il faut la considérer comme un véritable montage économique, et non comme une formule magique permettant de posséder gratuitement un bateau. 

La copropriété : peut-être le meilleur compromis

Reste une dernière solution : acheter le bateau à plusieurs. Reprenons notre voilier de 150 000 euros. À quatre copropriétaires, l’investissement initial représente théoriquement 37 500 euros par personne. Les dépenses annuelles sont elles aussi divisées. Si l’on partage à parts égales l’ensemble du coût économique calculé précédemment, chacun supporte environ 24 000 euros sur cinq ans. Et la différence est considérable. Sur le papier, la copropriété constitue probablement l’une des solutions les plus efficaces pour diminuer le coût réel de la plaisance. Car elle s’attaque directement au principal problème : les charges fixes d’un bateau qui reste une grande partie de l’année au ponton. Mais cette organisation possède une contrepartie évidente. Il faut partager le calendrier. Et il est étonnant de constater combien quatre propriétaires différents peuvent avoir exactement la même idée pour le week-end du 14 juillet. La réussite d’une copropriété repose donc surtout sur des règles extrêmement claires. Répartition des semaines, entretien, responsabilités en cas d’avarie, travaux importants, remplacement des voiles, améliorations et modalités de revente doivent être définis avant même l’achat. Mieux vaut discuter de tout lorsque tout le monde s’entend encore parfaitement. Un génois déchiré en fin de croisière est déjà désagréable. Découvrir ensuite que trois copropriétaires considèrent qu’il s’agit d’une usure normale tandis que le quatrième estime que le responsable doit payer peut rapidement transformer le rêve nautique en réunion de… copropriété.

Le prix de la liberté

Pour naviguer quinze jours par an, posséder son bateau est généralement la solution la plus chère. Plus vous naviguez, plus l’achat devient – financièrement – cohérent et intéressant. Et lorsqu’un véritable projet de voyage se dessine, il devient souvent indispensable.

La location achète du temps de navigation. La copropriété partage les frais. La gestion locative transforme une partie de l’indisponibilité du bateau en revenus… La propriété classique, elle, achète quelque chose de beaucoup plus difficile à mettre dans un tableur : la liberté et le plaisir. De consulter Météo Consult Marine un jeudi soir, de constater qu’une belle fenêtre météo se dessine pour le week-end, de jeter quelques affaires dans un sac et d’appareiller le lendemain matin… Et ça, ça n’a pas de prix !

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Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
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Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
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Sophie Savant-Ros
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
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Jean-Christophe Guillaumin
Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
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Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
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METEO CONSULT est un bureau d'études météorologiques opérationnel, qui assiste ses clients depuis plus de 30 ans. Les services de METEO CONSULT reposent sur une équipe scientifique de haut niveau et des moyens techniques de pointe. Son expertise en météo marine est reconnue et ses prévisionnistes accompagnent les plaisanciers, les capitaines de port et les organisateurs de courses au large depuis ses origines : Route du Rhum, Transat en double, Solitaire du Figaro…
Cyrille Duchesne
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
Irwin Sonigo
Irwin Sonigo
Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.