Le jeu du marquage est lancé

Course au large
Par

Ils sont contents, ce vendredi, les marins de la Transat Bretagne – Martinique. D’abord parce que, pour la première fois depuis plusieurs jours, le vent est stable car les grains se font plus rares, ensuite parce que Fort-de-France n’est plus qu’à 500 milles devant les étraves. Il reste donc deux jours de mer. Deux jours qui vont, certes, s’apparenter à une course de vitesse après un point d’empannage important cet après-midi ou ce soir, mais qui vont peut-être chambouler quelques positions.

Ils sont contents, ce vendredi, les marins de la Transat Bretagne – Martinique. D’abord parce que, pour la première fois depuis plusieurs jours, le vent est stable car les grains se font plus rares, ensuite parce que Fort-de-France n’est plus qu’à 500 milles devant les étraves. Il reste donc deux jours de mer. Deux jours qui vont, certes, s’apparenter à une course de vitesse après un point d’empannage important cet après-midi ou ce soir, mais qui vont peut-être chambouler quelques positions.

De l’avis de tous les marins, joints ce matin à la vacation officielle de la Transat Bretagne – Martinique, les conditions sur l’eau sont particulièrement agréables depuis hier soir. « A la tombée de la nuit, le vent a molli autour de 15 nœuds avant de se renforcer à nouveau. A présent, il souffle entre 22 et 28 nœuds. La mer s’est aplatie. C’est franchement sympa et ça va vite » racontait Gildas Morvan, tout à l’heure, pas mécontent de constater qu’il est le plus rapide de la flotte ce vendredi matin. Faut dire, après son décalage au sud hier, qui lui a fait perdre une petite dizaine de milles d’avance sur Fabien Delahaye, le marin de Cercle Vert est aujourd’hui remonté comme un coucou, bien décidé, non seulement à distancer de nouveau Skipper Macif 2012, mais aussi à recoller au score avec Erwan Tabarly (Armor Lux – Comptoir de la Mer). « J’essaie de m’appliquer. L’important sera de bien placer l’empannage, ce soir, pour avoir le meilleur angle de descente vers la Martinique possible. Il faudra être opportuniste. Ensuite, ce sera une course de vitesse. Malgré tout je pense qu’il y aura un peu de jeu » a indiqué le géant de Landéda. Même sentiment pour son poursuivant direct, désormais pointé à seulement 11 milles de son tableau arrière. « Il reste une dizaine d’heures avant de changer d’amure et d’entamer le long bord bâbord qui nous mènera quasiment jusqu’à l’arrivée. Des petites oscillations en intensité et en direction seront intéressantes si on les exploite bien. Ce sera du gagne petit, alors il faudra être performant » a indiqué Fabien, satisfait par ailleurs de son coup de la veille qui lui permet à présent de naviguer à vue avec Cercle Vert mais surtout d’envisager plus que sérieusement de monter sur la deuxième marche du podium en Martinique.

 

Jouer le placement

 

« Je suis à l’attaque de Gildas mais je surveille aussi Anthony Marchand derrière », a commenté le Caennais. Et pour cause, il n’est pas le seul à avoir réalisé une belle opération ces dernières 24 heures. Le skipper de Bretagne – Crédit Mutuel Performance est bien revenu, lui aussi, grâce à un judicieux décalage au nord et à une bonne vitesse au portant. Il n’a donc pas dit son dernier mot et pourrait venir jouer les troubles fêtes dans le trio de tête d’ici à l’arrivée. Pour cela, il mise sur le parfait timing de son empannage en fin de journée. « Il ne faudra pas le décider seulement en fonction de ce qu’indiquent les routages mais aussi et surtout en fonction des positions des autres. Il va clairement y avoir un jeu de placement par rapport aux adversaires et il faudra sans doute s’y reprendre en plusieurs fois » a précisé le Lorientais. Pour sa part, le leader de la flotte est plus pragmatique. Plus serein aussi. « Le point d’empannage va être à peu près le même pour tout le monde. On va sans doute tous s’aligner les uns derrières les autres » a indiqué Erwan Tabarly. Fort d’une belle avance de 50 milles, il sait que s’il parvient à maintenir son rythme actuel, il n’aura qu’à gérer son capital "milles" avec tous ses concurrents dans son axe. Aller vite et marquer ses concurrents, voilà son programme. Un programme commun, d’ailleurs, à tous les solitaires pour les prochaines 48 heures. En clair, jusqu’à l’arrivée.
 

L'équipe
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
Albert Brel
Albert Brel
Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
Jean-Christophe Guillaumin
Jean-Christophe Guillaumin
Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
Charlotte Lacroix
Charlotte Lacroix
Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
Max Billac
Max Billac
Max Billac
Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
Denis Chabassière
Denis Chabassière
Denis Chabassière
Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
Michel Ulrich
Michel Ulrich
Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel Ulrich navigue maintenant en plaisance sur son TARGA 35+ le long de la côte atlantique. Par ailleurs, il ne rate pas une occasion d’embarquer sur des navires de charge, de travail ou de services maritimes. Il nous fait partager des expériences d’expédition maritime hors du commun.
METEO CONSULT
METEO CONSULT
METEO CONSULT
METEO CONSULT est un bureau d'études météorologiques opérationnel, qui assiste ses clients depuis plus de 30 ans. Les services de METEO CONSULT reposent sur une équipe scientifique de haut niveau et des moyens techniques de pointe. Son expertise en météo marine est reconnue et ses prévisionnistes accompagnent les plaisanciers, les capitaines de port et les organisateurs de courses au large depuis ses origines : Route du Rhum, Transat en double, Solitaire du Figaro…