
Adrien Hardy est arrivé en Martinique dans la nuit de dimanche à lundi, heure de Fort-de-France. Cinq jours avant son arrivée, il a été victime d’une avarie majeure avec la perte de son safran tribord.
Adrien Hardy naviguait en quatrième position au moment de son avarie, fort de son décalage au nord de la flotte et bien décidé à tenter le tout pour le tout pour monter sur le podium. Mais lors d’une collision avec un OFNI (objet flottant non identifié), son safran a volé en éclats. « Quand une avarie de ce type te tombe dessus, tu mets un peu de temps à réaliser, a-t-il expliqué lors de son arrivée. » Le skipper a donc dû barrer jour et nuit pour arriver à Fort-de-France en perdant le minimum de terrain. « Sans safran, l’exercice est vraiment difficile, ce n’est pas un détail, tu ne peux pas conduire le bateau normalement, a-t-il détaillé. J’ai ballasté, j’ai mis plein d’eau au vent, la grand-voile avec 2 ris, j’ai essayé tous les spis, j’ai finalement gardé le grand, car il faut avoir de la toile devant pour faire abattre le bateau. Toutes les vingt minutes, mon bateau était couché et devenait incontrôlable. » Au fur et à mesure des heures de barre, Adrien Hardy a senti ses performances baisser, manque de sommeil. « Je ne sais pas comment j’ai fait, car j’ai dû dormir 1h30 en 24h, par petites siestes de 5 à 10 min et tout le temps le bateau partait dans le décor. » Le skipper a dû faire preuve d’inventivité pour garder un bon rythme. « Les moments où ça marchait bien avec un bon dosage resteront des bons souvenirs », a-t-il commenté. Mais il conclut avec cette formule : « Continuer un sprint en étant à cloche-pied est très difficile ! »