
La 4e édition de la Normandy Channel Race a pris son envol, aujourd’hui, à 17 heures, au large d’Hermanville, en Basse-Normandie, sous un soleil printanier.
Les vingt équipages en double engagés à bord de monocoques 40 pieds (12,19 m) ont bénéficié de bonnes conditions météo avec une brise médium orientée au sud sud-ouest pour entamer un périple de 1 000 milles en Manche, Mer Celtique et Mer d’Irlande avec un retour à Caen prévu entre jeudi et vendredi prochain. A la première marque de parcours l’Allemand Jörg Riechers associé à Pierre Brasseur (Mare) a viré en tête, suivi de près par les duos Bruno Jourdren-Thomas Ruyant (Norma Concept-Le Pal) et Sébastien Rogues-Ludovic Aglaor (GDF-Suez).
Ca va se corser
Vainqueur de la première édition en 2010, Thomas Ruyant avant le coup de canon nous dévoilait son sentiment sur le scénario de l’épreuve : « des conditions tranquilles nous attendent les deux premiers jours. Puis cela va se corser car on aura plus de vent. Tranquille ne veut pas dire facile. Nous composerons avec nos fichiers météos reçus à bord, la force du courant, élément prépondérant dans ce genre de parcours souvent « côtier ». C’est après le passage du rocher du Fastnet, pour la seconde traversée de la Manche, que la situation n’est pas encore claire avec un anticyclone qui se profile et donc moins de pression sur le plan d’eau ».
Un vent puissant
Tout comme Ruyant, Aymeric Chappelier, co-skipper du Class 40 Groupe Picoty aux côtés de Jean-Christophe Caso, s’attend à une navigation délicate. « Cette course est vraiment intéressante car il y a un obstacle tous les 100 milles. En ce qui concerne la météo, il y a un premier coup à jouer dès la marque de parcours de Saint-Marcouf. Pour le reste, avec un vent continuellement orienté au sud sud-ouest, nous allons aller assez vite avec une approche de Land’s End en 48 heures. C’est à partir de cette pointe sud anglaise que la situation va se compliquer avec certainement un vent puissant (35 à 40 nœuds) pour descendre au portant jusqu’à Tuskar Rock ». On aura déjà une première idée de la physionomie de la course après le premier pointage des concurrents lors du passage de la marque de Saint-Marcouf situé le long des côtes du Cotentin avant la remontée de la Manche vers l’île de Wight.