
Les membres de la classe Imoca ont tranché: leurs bateaux resteront des modèles d'innovation technologique mais les quilles et les mâts seront standardisés. Cette décision s'applique immédiatement.
Depuis deux ans, les membres de la classe Imoca – celle des bateaux du Vendée Globe – réfléchissaient à un bateau monotype, total ou partiel, pour réduire les coûts et renforcer la fiabilité, tout en permettant aux bateaux actuels de rester compétitifs. Lors de leur assemblée générale de ce vendredi, à Paris, la classe Imoca a choisi d’intégrer un mât et une quille standardisés. Le président de la classe Imoca, Luc Talbourdet, qui se disait confiant dès ce vendredi matin, s’est montré satisfait : « Les objectifs ont été atteints. Nous avons augmenté la fiabilité des bateaux. Nous avons maintenant des règles claires pour les années à venir et lancer la construction de nouveaux bateaux. »
Fiabiliser les quilles après le Vendée Globe
L’hypothèse d’une quille monotype était devenue prégnante pendant le Vendée Globe 2012-2013, lorsque cinq des vingt bateaux engagés ont connu de sérieux problèmes de quille. Jean-Pierre Dick, classé en 4e position, a même parcouru 2650 milles sans quille pour finir sa course. Cette standardisation, adoptée à la majorité absolue ce vendredi, impose un voile d’une seule pièce en acier forgé (inox). Les autres éléments du bateau devront respecter des règles qui encadrent la stabilité, la puissance, la largeur et les matériaux de construction. La longueur est conservée à 60 pieds avec un bout dehors à 1,8 mètre.
Les bateaux actuels pourront continuer à naviguer selon les critères de 2012 mais la nouvelle jauge s’applique immédiatement pour tous les nouveaux bateaux. Sir Keith Mills, président d’OSM (la structure chargé du développement à l’international) s’est dit heureux de la qualité des échanges. « Nous avons maintenant les moyens de développer cette classe et de lui donner enfin la visibilité et les moyens qu’elle mérite. »