Alessandro di Benedetto file sur la lancée du Vendée Globe

Course au large
Par Figaro Nautisme

Le skipper de Team Plastique est à la recherche active d’un sponsor pour le Vendée Globe 2016. Nous l’avons rencontré à Lausanne, lors de la remise des prix du championnat du monde IMOCA.

Le skipper de Team Plastique est à la recherche active d’un sponsor pour le Vendée Globe 2016. Nous l’avons rencontré à Lausanne, lors de la remise des prix du championnat du monde IMOCA.

Quelle impression gardez-vous de votre arrivée ?


C’était fantastique. Le départ est impressionnant mais les 300 000 spectateurs sont là pour tout le monde et nous étions quand même 20 skippers sur la ligne de départ. Alors que l’arrivée est unique, très personnelle… Je dirais même qu’elle est intime. Je me souviens d’un chenal rempli de monde, un vendredi après-midi, malgré le froid. Cela s’est terminé en apothéose avec un bain de foule en compagnie de mon sponsor et du président du conseil général. Cela ne pouvait pas se terminer d’une meilleure façon !
 

Comment avez-vous vécu le tourbillon médiatique qui vous a happé aux Sables d’Olonne ?
 

Une partie de mon métier, c’est de partager mes navigations avec le public, et encore plus à l’arrivée d’une course fantastique comme le Vendée Globe. Cela me donne de la visibilité pour la recherche de nouveaux partenaires en vue de l’édition 2016.


Aviez-vous anticipé cette arrivée lorsque vous étiez en mer ?

 

Non, je n’y pensais pas vraiment mais quand tu touches terre, tu réalises cet engouement : les gens te reconnaissent dans le métro, dans la gare, en montant sur un avion ou au restaurant… c’est fou ! Cela fait plaisir parce que cela reste très discret ; les gens me disent « merci, tu nous a fait rêver ». Cela ne peut que me faire du plaisir. En rencontrant les enfants des écoles ou les patients en psychiatrie qui suivaient mon Vendée Globe, j’ai réalisé qu’eux aussi avaient fait un parcours de vie tout en restant à terre. C’est impressionnant.


Avez-vous eu des questions surprenantes ?

 

A l’arrivée, un enfant m’a posé une question en commençant par : « Combien de kilos … » J’ai répondu « Tu as perdu ? Non pas beaucoup de poids. » Et il m’a corrigé : « Non, combien de kilos de farine as-tu emporté ? » C’était sympa car je ne m’attendais pas à une question comme cela ! Cela signifie qu’il a vraiment suivi mon Vendée Globe car il savait que j’avais cuisiné à bord.


VIDEO : Alessandro di Benedetto aux fourneaux


Avez-vous le sentiment d’avoir désormais retrouvé votre quotidien ?
 

Les sollicitations médiatiques font désormais partie de mon quotidien. J’essaye d’organiser des conférences pour raconter mon périple et mes aventures précédentes. Je vis aussi de cela car je n’ai pas les mêmes salaires que les autres skippers qui ont derrière eux de gros sponsors. Tout le monde le sait, nous avons fait le tour du monde avec le plus petit budget du Vendée Globe. Et je suis honoré de cela. Maintenant, je cherche d’autres partenaires pour le reste de l’aventure avec notamment la Jacques Vabre, le 3 novembre prochain, puis le Vendée Globe 2016. Je crois qu’en terme de communication, les sociétés qui souhaiteraient investir sur moi ont tout à gagner ! J’ai compris que les gens aiment bien ma façon de communiquer, le fait que je ne cache pas les choses à bord, que je raconte la vraie vie. Et puis, même si l’important c’est de participer, j’essayais de ne pas traîner en chemin. Au final, j’ai ramené à bon port un bateau de 15 ans qui courait quand même son quatrième Vendée Globe (ndlr : Il est arrivé après 104 jours 2 heures 34 minutes et 30 secondes de course, battant le record du plus faible écart entre le premier et le dernier.)


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Je suis content de la performance sportive d’autant que ce tour du monde en 60 pieds était une première pour moi. Désormais, mon objectif est de trouver des sponsors pour faire construire un prototype 2016 et prendre le départ de mon deuxième Vendée Globe. Mes objectifs ? Pourquoi pas le podium ! Donc là, s’il y a des sponsors intéressés, c’est le moment de me contacter.


Que pensez-vous de l’évolution de la jauge ?
 

J’étais favorable à une jauge plus Open que lors du dernier Vendée Globe. Là, nous n’avons pas une monotypie mais quelque chose qui est entre les deux; cela reste des prototypes avec des limitations. On va faire avec ! La standardisation de la quille répondait à des impératifs de sécurité mais pour le mât je ne suis pas tout à fait d’accord. Je n’aimerais pas que les prochains votes nous emmènent vers la monotypie car cela nous ferait perdre le charme du Vendée Globe. Cependant je vais respecter le vote et c’est comme ça que nous allons courir le Vendée Globe 2016. Tout le monde ne peut pas avoir le même avis.

 

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Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
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Albert Brel
Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
Jean-Christophe Guillaumin
Jean-Christophe Guillaumin
Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
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Charlotte Lacroix
Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel Ulrich navigue maintenant en plaisance sur son TARGA 35+ le long de la côte atlantique. Par ailleurs, il ne rate pas une occasion d’embarquer sur des navires de charge, de travail ou de services maritimes. Il nous fait partager des expériences d’expédition maritime hors du commun.
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