
Le coup d’envoi de la saison de voile classique méditerranéenne a été donné le week-end dernier entre Marseille et La Ciotat sur la Calanques Classique. Un premier rendez-vous attendu par tous les propriétaires et équipiers de ces témoins de l’âge d’or du yachting.
Auriques, Epoques Marconi et Marconi Classiques avaient rendez-vous le week-end dernier sur la Calanques Classique qui a ouvert la saison de voile classique en Méditerranée. 25 bateaux ont quitté le Vieux-Port de Marseille vendredi midi sous un soleil radieux avant de s’élancer dans un vent de Nord-Ouest de dix à 15 nœuds sur un parcours de 44 milles à travers les Calanques. Florence Arthaud, marraine de la course, a signé un beau retour sur la compétition en remportant la manche dans la catégorie Epoque Marconi B à bord de Sonda. Autre vainqueur vendredi : Jour de Fête (Epoque Marconi A), skippé par Bruno Troublé, qui a rapidement quitté les pontons de La Ciotat pour s’envoler pour la Bretagne et rejoindre le voilier France, qui participait au Tour de Belle-Ile. Ravi de cette traversée, en vent arrière plus rapide que prévue, Bruno Troublé a souligné que « chaque année, les bateaux évoluent et deviennent de plus en plus compétitifs ». Tombé à l’eau lors de la première manche alors qu’il régatait à bord de Windhover, le figariste Marc Emig plaisante : « Florence Arthaud a été sauvée par son téléphone, moi j’ai bousillé le mien ». Windrush (Marconi Classique) et Nan of Fife (Aurique) se sont quant à eux imposés dans leurs catégories respectives.
Amarrés en plein cœur de la ville, les bateaux ont passé la nuit à quai après avoir reçu un cadeau de la part de chaque commerçant du quai François Mitterrand, tous partenaires de l’événement. La compétition a repris ses droits samedi en fin de matinée, avec deux manches au programme, l’une entre l’île Rousse et l’île Verte, l’autre au large de La Ciotat. Après trois manches, seul Windrush a cédé sa place à Aigu Blu, le reste du classement restant inchangé. La régate retour entre La Ciotat et Marseille aurait pu permettre de redistribuer les cartes mais le petit temps humide a poussé les organisateurs à annuler la régate retour. Alcyon, reconstitution à l’identique d’un Houari marseillais, une classe de bateaux de course disparue depuis 140 ans, est venu accueillir la flotte dans la rade. Baptisé le 27 avril dernier, le bateau n’était pas prêt pour participer à la régate mais il a tenu à venir saluer les concurrents à sa manière. « C’est une grande réussite avec une belle météo pendant deux jours, une participation de qualité, une ambiance excellente sur les quais et un bel accueil de La Ciotat, sur un site extraordinaire, se réjouit Raymond Lamberti, président de la Société nautique de Marseille. Il existe tous les ingrédients pour pérenniser la manifestation dans le temps, voire en augmenter sa portée ». De son côté, Bernard Amiel, ex-président de la Nautique et instigateur de la manifestation espère bien qu’elle prendra encore de l’ampleur dans les années à venir. Un développement qui passe par la recherche de partenaires qui viendront renforcer la flottille de sponsors composée d’institutions mais également de partenaires privés tels qu’Eneria Caterpillar, Composite Works ou encore DCNS. « Notre but n’est pas de gagner de l’argent mais de couvrir les frais. Le budget de l’événement tourne autour de 45.000€ pour le moment mais nous avons besoin de moyens plus conséquents pour le développer davantage ». Pour l'heure, la régate peut s'appuyer sur le soutien de 70 bénévoles.
LIRE AUSSI :