
Détenteur du record de la course en 14h05’20’’, Sébastien Josse est au départ de l’ArMen Race à la Trinité-sur-Mer à bord du MOD70 Groupe Edmond de Rothschild. Une course sur laquelle il espère bien s’imposer dans sa catégorie.
130 concurrents, professionnels et amateurs, s’aligneront à 14h au départ de l’ArMen Race, qualificative pour le Fastnet, à la Trinité-sur-Mer. « Normalement, les bateaux partent de La-Trininité-sur-Mer, avant de mettre le cap sur l’occidentale de Sein au large du Raz de Sein, de venir virer une bouée devant le Palais à Belle-Île et de partir sur l’île d’Yeu qu’il faut laisser à tribord avant de revenir au point de départ », explique Sébastien Josse, détenteur depuis deux ans du record de l’épreuve en 14h05’20’’ à bord de Gitana 11. Un parcours tactique de la Baie de Quiberon à Yeu donc en passant par la Baie d’Audierne en Sud Finistère. Mais face aux prévisions météo attendues pour jeudi et vendredi, la direction de course a décidé mercredi de réduire les parcours. « Plus que la force du vent, c’est la forte houle au passage de l’Occidentale de Sein qui nous a contraint à réduire le parcours », commente Jean-Luc Laurent, Directeur de la course. De nouvelles modifications ont été apportées jeudi matin. Les grandes unités ont pris la direction de l'île d'Yeu après avoir respecté le canal de la Teignouse et avoir laissé Belle-Ile à bâbord. Une fois l'île contournée, les équipages entameront un grand bord de près en direction de Groix, au large de Lorient avant de venir vier une bouée au niveau du Palais à Belle-Ile et de remettre le cap sur l'île d'Yeu. " La modification de parcours annoncée ce matin change beaucoup de choses. Nous aurons des bords beaucoup plus courts, environ deux heures entre chaque île. Ces phases côtières engendreront de nombreuses manoeuvres pour l'équipage, souligne Sébastien Josse. Le parcours est relativement ouvert, mais de par la météo annoncée, il y aura majoritairement des bords obligatoires avec une alternance de près et de portant. La différence se fera justement aux passages des différentres îles avec une bonne gestion de l'approche et du contournement de Belle-Ile, Yeu ou encore Groix ". Ce changement de dernière minuts, conditions météo musclées obligent, n’enlèvera rien à la belle bagarre qui s’annonce sur l’eau. Côté multicoques, deux ultimes, Prince de Bretagne et Banque Populaire, ont répondu présent, ainsi que trois MOD70 et sept Multi 50. Dix Class40 accompagnés entre autres d’IMOCA, d’IRC1 et de Mini 6,50 complètent le plateau. A noter également la présence du TP52 Paprec-Recyclage de Stéphane Névé, du VOR60 Team Jolokia skippé par Eric Bellion ou encore du Cartouche de Nicolas Groleau.
Pour Sébastien Josse, l’objectif numéro 1 sera de s’imposer en MOD70 devant Musandam-Oman Air et Virbac Paprec 70. « Pour le record, cela sera plus difficile vu que Banque Populaire est là », concède-t-il. Pour lui, la mer formée sera une des grandes difficultés du parcours. « C’est une vraie course au large. Dès qu’on passe au large de Belle-Ile, la mer est assez formée, on se retrouve dans un climat plus océanique que côtier dès qu’on s’éloigne du plateau continental, avec du vent, de la houle et beaucoup de courant », commente le skipper de Groupe Edmond de Rothschild. Autre difficulté : passer du mode océanique au mode côtier. « Quand on repasse près de Belle-Ile, on se rapproche de la côte au vent. La mer n’est pas très agréable, surtout qu’on y sera de nuit. C’est la même chose pour le passage de l’île d’Yeu. On va devoir alterner entre les bords au large et les petits bords de 15 milles sur la côte au vent des îles ».
LIRE AUSSI :