
Guo Chuan est entré dans l'histoire le 5 avril dernier en devenant le premier skipper chinois à boucler un tour du monde en Class 40 en solitaire. Après ses 137 jours de navigation, il a été entraîné dans un tourbillon médiatique, très sollicité par les médias de son pays. Il est désormais en Europe pour organiser de nouveaux projets.
Après deux ans d'entraînement en France, Guo Chuan est parti en solitaire autour du monde avec le soutien de Red Bull ou Marine Pool. Son arrivée à Qingdao fut marquée par sa spontanéité lorsqu'il a sauté à l'eau pour rejoindre sa famille avant d'attendre que son voilier soit amarré au ponton. Nous l'avons rencontré à Paris, lors du lancement du club partenaires de la Route du Rhum, à quelques heures de son départ pour Barcelone.
Quel était l’aspect le plus difficile de votre tour du monde ?
Quand les vagues puissantes tapaient contre mon bateau c’était comme si elles tapaient contre mon cœur et je ne voulais surtout pas que le bateau soit victime d’une avarie que je n’aurais pas pu réparer. C’était une pression mentale constante. Je n’ai eu aucun répit jusqu’à la ligne d’arrivée et j’ai tout donné pour me dépasser. J’avais besoin de finir ce tour du monde et je ne pouvais imaginer devoir abandonner puis me relancer pour un deuxième essai.
Avez-vous connu des soucis techniques ?
Lors de la première partie de mon tour du monde, j’ai subi une avarie de radar, de solent et d’hydrogénérateur. C'était très dur.
Qu’est-ce qui vous a donné la force d’avancer ?
J’ai préparé ce tour du monde pendant trois ans, étape après étape, et j’ai cherché à anticiper les imprévus avant le départ. Cela m’a donné la confiance nécessaire pour rester calme lors de ma navigation afin de réparer les soucis techniques.
Quels sont vos projets ?
Je sors tout juste d’une tournée médiatique en Chine, au cours de laquelle j’étais bien sûr tourné vers le récit de mon tour du monde. Comme tous les skippers, je rêve de m’aligner sur des courses de légende comme la Route du Rhum ou la Barcelona World Race mais ce n’est pas facile technologiquement et économiquement. Je suis très heureux d'avoir rencontré les organisateurs de la Route du Rhum à Paris. Pour préparer une course, il faut se dépasser sans cesse, à terre aussi, avoir une bonne équipe et les moyens financiers d’un bon sponsor. J'aimerais être au départ de la prochaine Barcelona World Race mais je ne suis pas encore certain de pouvoir le faire, je cherche la meilleure opportunité.
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