
Il vient de terminer la Solitaire du Figaro-Éric Bompard Cachemire à la 8e place, avec cette année encore une victoire d’étape. Armel Le Cléac’h (Banque Populaire) est déjà tourné vers de nouveaux horizons.
Le papa est très heureux de rentrer à la maison pour voir sa petite famille. Un mois de vacances bien mérité après des semaines intenses vécues d’abord sur le Vendée Globe puis sur sa 10e participation à la Solitaire du Figaro qui vient de s’achever. Côté embruns, Armel Le Cléac’h arrive à satiété.
L’œil est malgré tout tourné vers le futur. Vers le maxi Solo Banque Populaire VII qui voit son retour sur un engin à trois pattes : « Il a navigué sur le Trophée SNSM le week-end dernier. Pour une fois, c’était à mon tour de suivre l’équipe sur la carto de l’épreuve et de le voir gagner. Pour l’instant le bateau fait le grand chelem sur les courses d’exhibition et de préparation (Ar Men Race et Grand Prix Guyader, ndlr). Je rejoins un super équipage sur la course du Fastnet début août. Gildas Morvan nous accompagnera. Il y aura sur cette épreuve l’ex-Banque Populaire V. Cela sera sympa de naviguer contre eux même si nos bateaux sont bien différents ».
Les semaines de relâche bien digérée, le Léonard se remettra à l’ouvrage sur un projet qu’il souhaite de toute beauté : « Je rentre après dans la préparation en solitaire en vue de la Route du Rhum. Dans un premier temps à Lorient, puis en convoyage vers la Méditerranée, deuxième quinzaine d’août. Après des événements de relation presse avec mon sponsor, je vais tenter le record de la traversée entre Marseille et Tunis. Le stand by débutant à partir du 25 septembre. Après le chantier d’hiver, j’attaquerai en 2014 les records de la traversée de l’Atlantique. Cadix-San Salvador et le record de l’Atlantique Nord qui appartient désormais à Monsieur Francis ».
Pour Armel Le Cléac’h, Francis Joyon a mis la barre très haute avec le 16 juin dernier le temps ébouriffant de 5 jours et 2 heures : « C’est quelque chose d’exceptionnel. C’est un grand marin, un personnage incroyable que je ne connais pas vraiment. Je ne sais pas d’ailleurs si beaucoup de personnes le connaissent. C’est un homme de la trempe d’Éric Tabarly, discret, robuste, qui est entouré de beaucoup de mystères ».
L’Atlantique à pas de géant et en solitaire est un tour de force qu’il n’appréhende plus vraiment : « Ces deux tentatives de records sont en fait pour que je me sente le plus à l’aise possible au départ de la Route du Rhum. Un gros défi pour moi qui va me demander une préparation physique exemplaire. Même si je pratique depuis longtemps l’exercice du solitaire. Cette fois-ci le contexte est différent par rapport à ce que j’ai connu avec Foncia et l’équipe d’Alain Gautier en 2004/2005. Le bateau n’a rien à voir. Les trimarans ORMA étaient pour moi un peu des engins de plage, à la fois pour les grands prix et les courses au large. Et il y a eu beaucoup de casse. Je n’avais pas continué en ne voulant pas mentir à mon sponsor et surtout à moi-même car je n’étais pas à 100%. Là, le bateau est franchement marin, fait pour le large. Ce bateau est le tenant du titre sur la Route du Rhum avec Franck Cammas ».
Bonnes vacances Monsieur Le Cléac’h.