
Ce vendredi, le vainqueur du dernier Vendée Globe est passé en catamaran pour les championnats du monde de F18. Une bouffée d’air frais au cœur d’un agenda très chargé.
En posant pied à terre aux Sables d’Olonne, François Gabart a rapidement compris que son agenda 2013 s’annonçait très chargé. Difficile de mettre en place un autre projet en marge du sponsoring et de l’agenda Imoca tourné vers la Transat Jacques Vabre. « Une Solitaire aurait pu me tenter mais cela aurait demandé beaucoup plus de temps et d’énergie, relève-t-il. Sur les quais de Bordeaux il nous avait confié qu’il pensait à un projet gagnant en Figaro dans les années à venir mais qu’il ne souhaitait pas s’aligner cette année sans préparation suffisante. « L’avantage du F18 c’est qu’il s’agit d’un projet qui se met en place facilement, rapidement et pour un budget modeste. C’est un projet très excitant avec un bateau fun et rapide. » François Gabart s’est donc élancé ce vendredi contre 180 bateaux venus du monde entier qu’il a encore du mal à jauger. Son équipier n’est autre que Matthieu Vandame, tenant du titre mondial de Formule 18 avec Olivier Backès. François Gabart estime, prudent, que le duo est encore en phase de rodage avec une marge de progression énorme. « Ce qui est certain, c’est que nous allons beaucoup apprendre… et nous amuser », a-t-il lancé avec légèreté lors d’une vacation organisée par Macif. Le marin avait pris le temps de répondre entre deux bricolages sur son F18. Et comme le compétiteur n’est jamais très loin, François Gabart avait glissé ses ambitions pour ce mondial : « Pourquoi pas un top 10 ? Je ne connais pas très bien le circuit ni les équipages étrangers. Ce serait déjà très bien. »