
La Volvo Ocean Race fera une nouvelle fois escale à Lorient en 2015 du 9 au 17 juin. Une belle occasion pour Lorient, mais également le Morbihan et la Bretagne, de donner un coup de projecteur sur le dynamisme et les compétences locales.
Après avoir accueilli l’unique étape française de la Volvo Ocean Race en 2012, l’ensemble des acteurs du territoire lorientais se réjouit de recevoir à nouveau un événement d’une telle envergure. « L’étape lorientaise sera une formidable vitrine des savoir-faire bretons, qu’ils soient nautiques, agroalimentaires ou des énergies renouvelables. Si l’on prend le secteur du nautisme, nos industriels, qu’ils soient importants ou spécialistes de niches de marché, qu’ils soient orientés vers la course, la belle plaisance ou la croisière à voile ou à moteur, ont tous un point commun : la recherche obsessionnelle de la qualité. Il en va de même pour activités d’entretien, de refit, d’accastillage ou de locations », commente Bernard Bocquet, Président de Lorient Grand Large. Selon lui, la Volvo Ocean Race, qui attire de nombreux visiteurs sur le territoire, français ou étrangers, offre une belle vitrine à ces compétences.
Réunis dans le cadre la présentation de l’étape lorientaise de la prochaine édition de la Volvo Ocean Race qui a eu lieu mercredi soir à la Cité de la Voile Eric Tabarly à Lorient, les acteurs de l’économie morbihannaise se sont réjouis de cette annonce et sont revenus sur les retombée de l’étape 2012. Tous s’accordent à dire que l’accueil de l’avant dernière étape de la circumnavigation en équipage est plus que bénéfique à l’économie locale, la Volvo Ocean Race constituant une belle vitrine internationale pour les compétences locales. « La Volvo Ocean Race 2012 a eu un réel impact sur le territoire lorientais dans une période de morosité économique. Le chiffre d’affaire a augmenté d’environ 30% en juin 2012 par rapport à un mois de juin traditionnel, confirme Bertrand Hesnard, dirigeant du Groupe 2C, spécialisé dans l’hôtellerie et la restauration. La Volvo Ocean Race a généré de l’activité et contribué à l’image positive du territoire, notamment auprès des anglo-saxons. C’est un point très important car la clientèle internationale représente moins de 10% des nuités en temps normal ». Outre les retombées économiques directes, l’étape française de la Volvo Ocean Race a permis à certains acteurs, à l’instar de Multiplast, de se faire une place au soleil sur le plan international et de décrocher de nouveaux contrats, et pas des moindres. En effet, le chantier breton s’est associé avec Décision, Green Marine et Persico pour construire les huit monotypes qui s’aligneront au départ de la prochaine édition de la course. « Multiplast a pu rentrer dans le jeu grâce à l’implication sur la dernière édition du Groupama Sailing Team et à l’étape lorientaise. Cela nous a donné une légitimité à l’international que nous n’avions pas avant. Toutes les équipes de la Volvo Ocean Race 2012 sont venues visiter le chantier, souligne Yann Penformis, directeur du chantier naval Multiplast. Peu de gens pensaient qu’il était possible de construire huit bateaux en deux ans, nous avons su les convaincre. Pour le chantier, cela représente 85.000 heures de travail et 30 salariés pendant 18 mois ». Multiplast n’a pas été le seul à tirer son épingle du jeu. A titre d’exemple, Azimut Communication a signé suite à l’étape lorientaise un contrat avec Volvo Trucks, alors que 727 Sailbags a pu récupérer les voiles de Telefonica, Puma et de Camper. Un partenariat a été en outre mis en place avec Volvo Cars permettant d’offrir un sac 727 Sailbags pour chaque voiture achetée. Un contrat signé en amont de la course qui a offert à la marque un beau coup de projecteur à l’international.
Pour d’autres, si la course n’a pas eu de retombées directes, elle a permis de développer la notoriété du territoire et des compétences locales. « La Volvo Ocean Race n’a pas eu d’incidence directe sur l’augmentation des ventes de bateaux, mais a permis à mon entreprise d’élargir la zone géographique sur laquelle nous travaillons. Lorient a bénéficié d’une image plus nautique, augmentant la notoriété du territoire qui s’est fait connaître, avec de magnifiques images diffusées mondialement, donnant envie aux gens de naviguer dans la région, ajoute de son côté Jean-Baptiste Plassart, président de l’Association des professionnels du nautisme de Lorient et directeur des chantiers Marine West. La Volvo Ocean Race n’intéresse pas que les professionnels du secteur nautique, mais permet aussi au grand public de se familiariser avec les bateaux de course. Un événement d’envergure internationale comme la Volvo Ocean Race est difficile à appréhender pour les entreprises, cela peut faire peur. Il est donc important d’aller chercher les TPE et les PME. Je souhaite avec Lorient Grand Large trouver des solutions, pour prochaine édition, afin d’impliquer les entreprises autres que celles du nautisme ».