SailGP - 2022 l'année de la maturité ?

Régates
Jeudi 3 mars 2022 à 11h30

Pas moins de huit grand-prix sont programmés en 2022. C’est un record pour le spectaculaire circuit de catamarans F50 volants lancé en 2019. Le démarrage de cette véritable Ligue des nations de la voile a bien sûr souffert de la pandémie mondiale, mais les moyens pharaoniques mis à la disposition de Russell Coutts par Larry Ellison le patron d’Oracle, permettent de persévérer. Cette année devrait donc être celle de la maturité, en assurant un spectacle de très haute qualité.

© SailGP
Pas moins de huit grand-prix sont programmés en 2022. C’est un record pour le spectaculaire circuit de catamarans F50 volants lancé en 2019. Le démarrage de cette véritable Ligue des nations de la voile a bien sûr souffert de la pandémie mondiale, mais les moyens pharaoniques mis à la disposition de Russell Coutts par Larry Ellison le patron d’Oracle, permettent de persévérer. Cette année devrait donc être celle de la maturité, en assurant un spectacle de très haute qualité.

Dépité de voir la Coupe de l’America revenir en monocoque, le magnat américain s’est engagé à financer les cinq premières saisons de Sail GP. Chacun de ces catamarans volants monotypes équipés d’ailes rigides est confié à une nation différente, qui doit à terme assurer son indépendance financière. D’ici-là, la position d’organisateur-mécène peut parfois sembler interférer avec le management des équipes (remplacement de Billy Besson par Quentin Delapierre chez les Français par exemple) mais force est de reconnaître qu’elle n’impacte pas la direction de courses toujours de très haut niveau sportif. La montée en puissance se poursuit donc en 2022 puisque 10 équipes sont annoncées. Les départs et les croisements lors des régates en flotte s’annoncent bouillants, à l’image du découpage en règle du bateau japonais, par celui de l’Anglais Ben Ainslie en décembre à Sydney.

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© David Gray for SailGP

5 équipiers à 100 km/h

Il faut dire que les catamarans F50 sont des machines de pointe, pour qui le surnom de véritables « Formule 1 des mers » n’est pour une fois pas galvaudé. Seuls des équipages d’élite sont capables de piloter, le terme barrer semblant ici anachronique, des bateaux qui dépassent en course les cinquante nœuds quand les conditions s’y prêtent. Ils sont cinq à bord de chaque bateau. Si le rôle du pilote, ou barreur, reste relativement classique, les décisions à prendre en termes de trajectoire et de tactique se font sous forte pression mentale quand les vitesses de rapprochement sont si imposantes, et les sorties du cadre imposé rédhibitoires si l’on vise la victoire. Plus inédit est le poste de contrôleur du vol qui a la lourde responsabilité de maintenir le bateau stable au dessus des flots. Son entente avec le pilote et le régleur de l’aile rigide, troisième poste clé à bord, est bien entendu primordiale. Enfin, deux équipiers sont aux moulins à cafés, ils mettent toute leur énergie à fournir la puissance nécessaire aux réglages, à tout instant.

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© SailGP

Premier rendez-vous à Chicago

Avec la dernière course de la saison 2, incluant la Grande Finale en match Racing, et les sept premiers événements de la Saison 3, les douze prochains mois vont certes être chargés pour les équipages, mais passionnants à suivre pour les amateurs. Cela débutera les 26 et 27 mars prochains par le Grand Prix des États-Unis à San Francisco. La célèbre baie accueillera les dernières courses en flotte de la saison 2, avant que les trois équipes alors en tête au classement ne s'affrontent lors de la grande finale. C’est seulement à ce moment que sera connu le grand vainqueur , laurat de la saison 2. Si Américains et Australiens ont d’ores et déjà assuré leur place en finale, le suspens reste entier pour savoir qui sera le troisième élu.

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© SailGP Rendering

Des Bermudes à Dubaï en passant par St Tropez

Mais à peine les bulles de champagne de la saison 2 envolées, la logistique parfaitement huilée du circuit aura déplacé l’ensemble des bateaux et de l’organisation aux Bermudes, site qui inaugurera la troisième saison moins d'un mois plus tard. C’est aux Bermudes que les équipes Suisses et Canadiennes rejoindront le circuit portant à dix le nombre de catamarans sur les lignes de départ. Avec en moyenne un événement par mois entre mai et novembre, dont deux en septembre, l’année s’annonce particulièrement intense. D’autant que fidèle à son concept de choisir des stades nautiques assez exceptionnels, les sites retenus par SailGP pour accueillir la saison 2022 laissent rêveurs. Peu après le coup d'envoi de la saison 3 aux Bermudes, SailGP se rendra ainsi pour la première fois à Chicago sur le lac Michigan, puis après le traditionnel rendez-vous de Plymouth au Royaume-Uni, direction Copenhague au Danemark en août. Si les étapes suivantes de Saint-Tropez et Cadix ne sont pas des surprises, le premier Dubaï Sail Grand Prix des Émirats Arabes Unis en novembre s’annonce quant à lui carrément exotique.

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© Bob Martin for SailGP

Que ce soit en direct depuis la côte, sur les plans d’eau ou via les retransmissions web et TV dont la réalisation emprunte beaucoup aux effets de réalité virtuelle des sports américains, cette saison 3 s’annonce en tous cas passionnante. Alors qu’on ne sait toujours pas où se déroulera la prochaine coupe de l’America, 2022 pourrait être l’année qui donne raison à Larry Ellison. Avec à la barre des F50 des cadors de la trempe de Tom Slingsby pour l’Australie, Ben Ainslie pour le Royaume Uni, Nathan Outteridge pour le Japon, Peter Burling le kiwi, Jimmy Spithill pour les USA, sans oublier le Français Quentin Delapierre, ce n’est plus la ligue des nations mais la ligue des champions qui nous attend presque tous les mois !

L'équipe
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l'atout voyage et évasion de l'équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l'actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne. Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant Ros
Sophie Savant Ros
Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l'édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com. Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l'Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
François Tregouet
François Tregouet
Depuis toujours, François est passionné de voile en général et de multicoques en particulier. En croisière ou en course, de l’Europe à l’Australie, il ne les délaisse que lorsque le règlement l’exige : Mini-transat, Fastnet, Giraglia… Jamais rassasié de nouveautés, il a assisté à la plupart des salons sur les cinq continents. Depuis 2018 il se consacre entièrement à la rédaction et à l’information, notamment pour Figaro Nautisme.
Albert Brel
Albert Brel
Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s'est toujours intéressé à l'équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l'auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d'occasion et qui décrivent non seulement l'évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux
Charlotte Lacroix
Charlotte Lacroix
Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
Max Billac
Max Billac
Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement
Denis Chabassière
Denis Chabassière
Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
Michel Ulrich
Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel Ulrich navigue maintenant en plaisance sur son Targa 35+ le long de la côte atlantique. Par ailleurs, il ne rate pas une occasion d’embarquer sur des navires de charge, de travail ou de services maritimes. Il nous fait partager des expériences d’expédition maritime hors du commun.
Eric Mas
Eric Mas
Eric Mas est l'un des fondateur de METEO CONSULT – La Chaîne Météo. Éminent spécialiste de météo, Eric est également un marin passionné qui a routé les plus grands skippers sur toutes les eaux du globe : VDH lors du premier Vendée Globe, Philippe Jeantot, Jean Maurel, Michel Desjoyeaux, Francis Joyon, et tant d'autres. Actuellement il participe au projet de Lalou Roucayrol sur son multi 50.
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METEO CONSULT est un bureau d'études météorologiques opérationnel, qui assiste ses clients depuis plus de 30 ans. Les services de METEO CONSULT reposent sur une équipe scientifique de haut niveau et des moyens techniques de pointe. Son expertise en météo marine est reconnue et ses prévisionnistes accompagnent les plaisanciers, les capitaines de port et les organisateurs de courses au large depuis ses origines : Route du Rhum, Transat en double, Solitaire du Figaro…