Tiwal Cup 2022 – La grande famille du petit dériveur gonflé

Régates
Lundi 6 juin 2022 à 12h39

Le 4 juin à Baden sur le Golfe du Morbihan, 62 propriétaires s’étaient donné rendez-vous pour la septième édition de la Tiwal Cup. Après deux ans d’absence, le bonheur de se retrouver sur l’eau illuminait les visages des 7 à 77 ans présents. En duo ou en solo, à terre comme sur l’eau, c’est à une véritable fête de famille, internationale qui plus est, que nous avons pu assister. Un samedi ensoleillé et chaud, mais l’état d’esprit insufflé par la PME bretonne est délicieusement rafraichissant.

©Tiwal Cup 2022 - Christiane NEVO
Le 4 juin à Baden sur le Golfe du Morbihan, 62 propriétaires s’étaient donné rendez-vous pour la septième édition de la Tiwal Cup. Après deux ans d’absence, le bonheur de se retrouver sur l’eau illuminait les visages des 7 à 77 ans présents. En duo ou en solo, à terre comme sur l’eau, c’est à une véritable fête de famille, internationale qui plus est, que nous avons pu assister. Un samedi ensoleillé et chaud, mais l’état d’esprit insufflé par la PME bretonne est délicieusement rafraichissant.

Au briefing du matin, alors qu’une légère brume enveloppe encore le décor de carte postale de la base Nautique de Toulindac, un fan de la première heure se souvient. Il y a dix ans, pour la première édition, ils étaient six. Dix ans plus tard, nous sommes soixante ! Le compte est bon et illustre parfaitement la success-story de ce dériveur pas comme les autres diffusé depuis à plus de 2 200 exemplaires. Sur la plage les sacs jaunes et noirs sont alignés, car tout commence par un concours de montage. Le ton est donné, on est ici pour naviguer mais surtout pour s’amuser. Certains se piquent au jeu et le record est explosé, 7 minutes et 26 secondes pour gonfler le bateau, monter la structure alu, le mât, et gréer la voile ! Le commun des marins mettra plutôt une vingtaine de minutes, comme promis par la brochure. Il y a là une très grande majorité de « T3 », le Tiwal original. Il a été rejoint depuis par le « T2 » avec des ailes non plus en alu, mais gonflables, et le « T2L », le même en plus grand, capable d’accueillir deux adultes ou un adulte et deux enfants confortablement. Le « T3R », ultime version ultra-performante du modèle originel, alimente de nombreuses conversations, mais il n’est pas encore présent, seulement disponible à l’essai le lendemain pour les plus impatients.

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62 Tiwal et encore plus de fans

Le premier départ est donné les soixante-deux bateaux alignés au bord de l’eau. On monte à bord au coup de sifflet et on essaie de se frayer un chemin, de trouver un peu de vent frais dans ce mur de voiles. Une procédure peu usuelle pour les habitués de la régate, mais le public est varié et l’ambiance détendue. Certes il y a bien là plusieurs fines barres qui, menant leur T3 en solo, ont préparé dérives et safrans au polish miroir, mais d’autres prennent le départ en famille, tels Gwen et Hélène. Ils embarquent chacun une de leurs filles sur leurs deux Tiwal. Même si les meilleurs se prennent au jeu de la course, pas de « tribord » hurlés, ni d’eau à la bouée. On s’excuse, voire on se laisse passer, les plus expérimentés n'hésitant pas à conseiller les novices tout au long de la journée. Malgré les petits coefficients de marée (58 et 55), Philippe Paquier qui officie pour la Société des Régates de Vannes (SRV) aux destinées de cette randonnée nautique, devait tenir compte des courants toujours puissants dans le golfe pour définir ses parcours.  Il emmenait toute la flotte vers la plage du Gored après avoir contourné l’île de Creïzic. L’encadrement et la sécurité des concurrents sont assurés par plusieurs semi-rigides, avec à leur bord une équipe formidable de bénévoles, menés de main de maître, mais dans un gant de velours, par Christine Morvan. En solitaire sur son T2L, Marion Excoffon, la designer et co-fondatrice de Tiwal, en experte des lieux et du bateau, semblait voler sur l’eau et emportait cette première étape, devant les T3 menés en solitaire, plus légers que les duos dans un vent qui ne dépassait pas 5 nœuds.

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Arrêt « piscine » sur la dernière étape

Pour la deuxième étape, plus courte, la flotte était équitablement scindée en deux, T3 en double et T2 sur le premier départ, T3 en solitaire sur le second. Ce sont donc deux départs type « Le Mans » qui ont été donnés, le barreur en haut de la plage, courant au signal sonore vers son bateau pour le pousser à l’eau et embarquer dans la foulée, direction l’île de Berder, pour un pique-nique salvateur. L’après-midi, retour à la plage du Gored, en contournant l’île de Creïzic par le Sud. Mais les deux départs étaient cette fois donnés sur l’eau, avec une procédure plus classique, bien que réduite à trois minutes. Bon positionnement latéral et longitudinal, réglages fins, le Tiwal fait preuve dans ces conditions légères de toutes ses qualités de vrai voilier. Les plus aguerris se battent devant pour gagner le moindre centimètre, quand ceux qui découvrent leur monture bénéficient d’un apprentissage accéléré. Mais toutes les bonnes choses ayant une fin, il est temps de prendre le chemin du retour vers la plage de Toulindac avec une petite surprise sur la route. Deux piscines à balles ont été mouillées peu avant la ligne d’arrivée. Chaque concurrent doit s’y arrêter et se saisir d’une balle numérotée avec le plus petit chiffre possible, celui-ci déterminant son classement pour une cinquième manche « virtuelle ». Une manière ludique de clôturer la partie sportive de la journée.

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Banquet familial en bouquet final

A la remise des prix, la joie d’une journée très réussie est bien plus importante que les anecdotiques classements, tant pour l’excellente équipe d’organisation menée par l’irremplaçable Marie Duval, que pour les participants, venus de toute la France et de l’étranger : Allemagne, Suisse, Espagne, Danemark et même Porto Rico ! L’émotion l’emportera même fortement quand un prix spécial sera remis aux deux enfants venus de l’île Caraïbe. Ils ont en effet « emprunté » le bateau familial pour participer à cet évènement. Une histoire qui n’est pas sans rappeler la genèse du Tiwal, né de la fronde de sa designer, confrontée alors au refus paternel de lui prêter son First 30. Une fête de famille ne pouvant se conclure sans un bon repas, tout le monde s’est retrouvé dans une très bonne table d’Arradon pour une excellente soirée, où les prochaines navigations s’organisaient déjà à grands renforts de ‘Sail Tiwal’, l’appli dédiée aux heureux propriétaires du petit dériveur gonflé.

L'équipe
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l'atout voyage et évasion de l'équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l'actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne. Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant Ros
Sophie Savant Ros
Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l'édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com. Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l'Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
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Depuis toujours, François est passionné de voile en général et de multicoques en particulier. En croisière ou en course, de l’Europe à l’Australie, il ne les délaisse que lorsque le règlement l’exige : Mini-transat, Fastnet, Giraglia… Jamais rassasié de nouveautés, il a assisté à la plupart des salons sur les cinq continents. Depuis 2018 il se consacre entièrement à la rédaction et à l’information, notamment pour Figaro Nautisme.
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s'est toujours intéressé à l'équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l'auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d'occasion et qui décrivent non seulement l'évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
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Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement
Denis Chabassière
Denis Chabassière
Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
Michel Ulrich
Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel Ulrich navigue maintenant en plaisance sur son Targa 35+ le long de la côte atlantique. Par ailleurs, il ne rate pas une occasion d’embarquer sur des navires de charge, de travail ou de services maritimes. Il nous fait partager des expériences d’expédition maritime hors du commun.
Eric Mas
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Eric Mas est l'un des fondateur de METEO CONSULT – La Chaîne Météo. Éminent spécialiste de météo, Eric est également un marin passionné qui a routé les plus grands skippers sur toutes les eaux du globe : VDH lors du premier Vendée Globe, Philippe Jeantot, Jean Maurel, Michel Desjoyeaux, Francis Joyon, et tant d'autres. Actuellement il participe au projet de Lalou Roucayrol sur son multi 50.
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