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On pourrait égrainer les exemples... En 2020, le SNOSAN (Système national d’observation de la sécurité des activités nautiques) a enregistré 8575 interventions de sauvetage.
Jamais moins de six sauveteurs à bord
Quand il rencontre un problème au large, le plaisancier avisé prévient directement le CROSS en composant le 16 depuis sa radio VHF. L’opérateur recueille les informations sur la localisation et la nature du problème : est-il strictement mécanique ? La santé est-elle directement en jeu ? Puis le Centre engage la station SNSM la plus proche si besoin.
A partir de l’alerte, les sauveteurs de garde ont 15 minutes pour embarquer. Ils prennent la mer quelles que soient les conditions météorologiques. Ce qui fait dire à Bernard Brillouet, l’un des 75 bénévoles de la station SNSM de La Rochelle : « Nous sommes plus secouristes dans l’âme que marins ». Quand ils arrivent auprès du « naufragé », les sauveteurs dispensent les soins immédiats. Ils ne sont jamais moins de six et tous titulaires a minima du diplôme Premier Secours en Equipe (PSE). Un hélitreuillage est programmé si besoin, tout comme la mise en œuvre du remorquage du bateau.
54 sorties SNSM à La Rochelle en 2020
La station SNSM de La Rochelle (l’une des 218 du territoire) est intervenue à 54 reprises en 2020, secourant 120 personnes. « Un quart étaient des sauvetages directs de vies humaines, précise Bernard Brillouet. Nous intervenons rarement pour des marins professionnels. 90 % de nos sorties ont lieu entre avril et septembre, au moment où les plaisanciers prennent la mer en nombre. » Cet été 2020, l’après-midi record pour la station rochelaise a donné lieu à quatre opérations, dont trois remorquages ! Les marins occasionnels sont pressés, leurs embarcations peu entretenues, les moteurs lâchent… Les échouages sont également assez fréquents (30 % des avaries) : « les gens s’approchent trop du bord oubliant que leur voilier a une quille ». Le talonnage est aussi courant pour les bateaux à moteur, quand les sondeurs immergés et les hélices touchent le fond à cause des marées par exemple.
La nécessité des moyens de communication
La communication est un aspect essentiel de la navigation de plaisance. Le permis, obligatoire pour piloter un bateau à moteur de plus de 6 chevaux, lui consacre un volet spécial, au même titre que la cartographie. Il s’agit d’acquérir les bonnes pratiques et le vocabulaire adapté.
« Avant d’embarquer, tout plaisancier est obligé de se munir d’un moyen de communication », rappelle Bernard Brillouet.
- Le must est d’être équipé d’une radio VHF qui permet aussi d’être capté par les bateaux alentours. On compose le 16 et on accède directement au CROSS de secteur.
- S’il n’a qu’un téléphone portable, le plaisancier doit composer le 196 et espérer avoir du réseau et suffisamment de batterie, pour contacter le CROSS.
- On peut aussi se procurer un bracelet DIAL (Dispositif Individuel d’Alerte et de Localisation) mis au point par la SNSM. « Il est muni d’un système GPS qui permet de vous localiser partout », précise le sauveteur qui complète sa liste de conseils par :
- toujours consulter la météo avant d’embarquer (METEO CONSULT Marine)
- ne pas partir seul, si possible
- prévenir un membre de son entourage que l’on prend la mer
Pour plus d'informations, rendez-vous sur le site de la MAIF.