
Alvaro de Marichalar puise ses racines aristocratiques de la maison royale de Navarre. Et à 60 ans, sa vie intense ne se résume pas uniquement à son parcours de pilote de chasse dans l’armée de l’air espagnole, ou à son activité de chef d’entreprise (immobilier et télécommunication). L’homme est surtout animé par une passion : la mer. En sus Alvaro voue une admiration insatiable pour les explorateurs et navigateurs qui ont ouvert les grandes voies maritimes. Ses héros, parmi d’autres, sont Magellan, Christophe Colomb, José de Ribas (navigateur d’origine espagnole, devenu russe et fondateur d’Odessa).

Et comme Alvaro aime (re)nouer des liens avec l’histoire maritime, et honorer ces héros du XVème et XVIème siècle, il s’est engagé depuis 30 ans, seul au guidon de son scooter de mer, baptisé « Numancia » (nom espagnol du village ayant résisté à l’invasion romaine...!), dans des expéditions à mi-chemin entre l’exploit sportif et l’aventure, dans des passages ou des traversées océaniques sur une embarcation plus proche de l’engin de plage que d’un bateau…

On dénombre déjà près de 40 expéditions maritimes à son actif, parmi celles-ci mentionnons les plus notables :
- En 2002 une traversée de Rome à New York en 65 jours (pour la traversée de l’Atlantique il s’est fait escorter par un navire accompagnateur),
- En 2004 une traversée de Formentera à Odessa,
- En 2006 une traversée Hong Kong – Tokyo qu’il réalise pour commémorer le cinq-centenaire de la naissance de son ancêtre de Navarre, Saint François Xavier, missionnaire jésuite qui parti aux Indes et en Extrême Orient (Goa, Ceylan, Malacca, Japon).
Depuis août 2019, Alvaro s’est engagé cette fois-ci dans une odyssée planétaire avec l’objectif de faire le tour du monde, rien de moins ! Alvaro nous explique qu’il s’agit de commémorer le cinquième centenaire de la première circumnavigation de notre planète, organisée en 1519 par Sa Majesté le Roi Charles I d’Espagne et commandée par Fernand de Magellan sur la première moitié, de l’Espagne aux Philippines (où il décéda). Parti de Séville pour la symbolique, puis passant par Monaco, il est désormais arrivé à Miami, et attend la fin de la crise sanitaire pour poursuivre son périple vers Panama puis la côte californienne, l’Alaska, la Russie, le Japon, puis les Philippines, le Sud de l’Asie, l’Inde et la Péninsule Arabique pour un retour en Méditerranée au plus tôt en 2023…

Membre de l’Académie Royale Espagnole de la Mer, et conteur aguerri, Alvaro au gré de ses différentes escales, anime des conférences sur la protection de la nature, retrace les grandes épopées maritimes, et partage ses aventures un peu folles avec un romanesque unique et empathique.

Il conclut avec philosophie : « Ce n’est pas la taille du navire, mais la taille du rêve qui compte »
