Quand les plaisanciers embarquent la science : une nouvelle vie pour les bateaux de voyage ?

Culture nautique
Le Figaro Nautisme
Par Le Figaro Nautisme

Longtemps réservé aux navires océanographiques et aux grands programmes de recherche, le suivi scientifique de l’océan embarque désormais à bord d’unités de plaisance. Entre capteurs météo, prélèvements de microplastiques, observation du plancton et science participative, une nouvelle manière de naviguer émerge. Reste une question essentielle : ces bateaux rendent-ils vraiment service à la recherche ou surfent-ils simplement sur une tendance environnementale ?

Longtemps réservé aux navires océanographiques et aux grands programmes de recherche, le suivi scientifique de l’océan embarque désormais à bord d’unités de plaisance. Entre capteurs météo, prélèvements de microplastiques, observation du plancton et science participative, une nouvelle manière de naviguer émerge. Reste une question essentielle : ces bateaux rendent-ils vraiment service à la recherche ou surfent-ils simplement sur une tendance environnementale ?

Bateau scientifique : quand la plaisance devient utile à l’océan

Et si le bateau de plaisance ne servait plus seulement à rejoindre les Baléares, traverser l’Atlantique, hiverner aux Antilles ou partir plusieurs années autour du monde ? Depuis quelques années, une petite révolution avance discrètement parmi de plus en plus de skippers. Des voiliers de grande croisière embarquent des capteurs météo, des équipages prélèvent de l’eau pour mesurer les microplastiques, des bateaux d’expédition accueillent des chercheurs, des skippers au large déploient des bouées océanographiques dans des zones rarement fréquentées. Pourquoi ? Tout simplement pour permettre d’obtenir plus d’informations plus facilement sans avoir à armer un bateau. Un bateau de croisière est un navire qui navigue déjà, avec un équipage motivé et qui peut suivre un protocole scientifique bien défini, et offrir quelques données de plus pour mieux comprendre l’océan. Sur le papier, cela fonctionne et semble évident. En réalité, le sujet est plus subtil. Un plaisancier ne devient pas chercheur parce qu’il plonge un flacon dans l’eau. Un voilier ne devient pas laboratoire parce qu’il porte un autocollant sur sa coque. Mais bien encadrée, cette nouvelle manière de naviguer peut devenir un outil précieux. 

La tendance est donc réelle, à condition de ne pas la confondre avec un simple argument de communication. Seule certitude : les marins ont pris conscience depuis longtemps et bien avant les terriens des problématiques environnementales et du travail indispensable pour lutter contre la pollution. Naviguer ne consiste plus seulement à consommer un paysage ou à réussir une traversée. Pour certains équipages, c’est aussi observer, mesurer, documenter et transmettre.

Pourquoi les scientifiques s’intéressent aux bateaux de plaisance

L’océan couvre la majeure partie de la planète, mais il reste encore très inégalement observé. Les satellites donnent une vision globale, les bouées automatiques transmettent des données précieuses, les navires océanographiques mènent des campagnes rigoureuses. Malgré cela, de vastes zones demeurent mal suivies, notamment loin des routes commerciales et des littoraux. C’est précisément là que les bateaux de plaisance peuvent jouer un rôle complémentaire. Un voilier de voyage peut traverser l’Atlantique, remonter vers les hautes latitudes, caboter plusieurs mois en Polynésie ou parcourir les îles de Méditerranée. Il ne le fait pas avec les moyens d’un institut scientifique, mais il apporte une présence humaine en mer, régulière, mobile et parfois très éloignée des zones de mesure classiques. L’intérêt est encore plus fort pour les bateaux qui naviguent longtemps. Un équipage parti pour 1 an sabbatique, une famille en tour du monde, un retraité vivant plusieurs mois à bord ou un skipper engagé dans une grande traversée disposent d’un atout rare : le temps passé sur l’eau. Or, la science marine a besoin de temps, de répétition, de points de mesure, d’observations croisées.

Ce n’est donc pas le bateau isolé qui va changer l’exploration des mers. C’est le réseau. Si 10, 100 ou 1 000 bateaux collectent des données comparables, selon des protocoles sérieux, dans des zones différentes, l’ensemble devient intéressant pour les scientifiques. La plaisance ne remplace pas la recherche professionnelle. Elle peut en revanche l’aider à combler des vides.

Des capteurs météo aux microplastiques : ce que les bateaux peuvent vraiment mesurer

Tous les programmes scientifiques embarqués ne se ressemblent pas. Certains demandent très peu de matériel. D’autres nécessitent une installation plus lourde, une formation et une vraie rigueur de suivi. La première porte d’entrée reste souvent la météo. Pression atmosphérique, température de l’air, température de l’eau, force du vent, direction, état de la mer : ces paramètres parlent immédiatement aux plaisanciers. Ils font déjà partie de leur quotidien. Avant une traversée ou même une simple croisière côtière, chacun sait l’importance d’une prévision fiable et d’un suivi attentif de la situation. Les données collectées en mer peuvent contribuer à améliorer les modèles, surtout lorsqu’elles proviennent de zones peu instrumentées. Pour le plaisancier, le lien est direct. La donnée météo n’est pas une abstraction. Elle conditionne la sécurité, le confort, le choix d’une route, l’heure du départ, parfois même la décision de rester au port. C’est pourquoi les capteurs embarqués peuvent être une passerelle naturelle entre navigation et science. Le marin utilise la météo, mais il peut aussi contribuer à l’enrichir. 

Les prélèvements de microplastiques constituent une autre mission de plus en plus répandue. Le sujet touche les navigateurs parce qu’il se voit parfois à l’œil nu : déchets flottants, fragments de filets, emballages, particules en surface. Mais le problème réel se cache souvent dans l’invisible. Les microplastiques exigent des prélèvements méthodiques, avec un filet adapté, des flacons propres, une position précise, une heure, des conditions de mer, puis une analyse en laboratoire. Un équipage peut donc participer, mais il ne peut pas improviser. Un prélèvement mal fait, mal étiqueté ou mal conservé risque de ne servir à rien. La bonne volonté ne suffit pas. Le geste doit être reproductible, documenté, intégré à un protocole. 

Le plancton, la salinité, l’acidité, la température de surface ou l’observation de certaines espèces peuvent aussi faire l’objet de programmes participatifs. Là encore, la logique est la même : le bateau collecte, la science analyse. Le plaisancier devient un maillon de la chaîne, mais surtout pas le laboratoire complet.

Les voiliers de grande croisière, plateformes idéales mais imparfaites

Sur le papier, le voilier de grande croisière a presque tout du support scientifique idéal. Il consomme peu, avance lentement, reste longtemps au contact de l’eau, traverse des zones variées et embarque souvent des équipages curieux, sensibles à l’état de la mer. Un bateau bien préparé pour le voyage possède déjà une autonomie énergétique, une annexe, des moyens de communication, du stockage, un dessalinisateur, un parc batteries conséquent et une organisation de bord capable d’absorber de nouvelles contraintes. Mais la réalité d’une grande croisière n’a rien d’un laboratoire parfait. Le bateau bouge, prend des paquets de mer, subit le sel, l’humidité, les vibrations, les coups de chaud, les grains, les pannes et la fatigue de l’équipage. Un prélèvement prévu peut être annulé parce que la mer est mauvaise. Un capteur peut s’encrasser. Une sonde peut être mal placée. Un équipier peut oublier une mesure après une nuit de quart difficile. Et surtout le prélèvement peut être soit mal réalisé, soit mal conservé…

C’est pourquoi les meilleurs programmes sont ceux qui restent simples, robustes et compatibles avec la vraie vie à bord. En mer, la priorité demeure la sécurité du bateau et de l’équipage. Aucun protocole ne doit pousser un plaisancier à prendre un risque inutile. La mission scientifique doit s’adapter à la navigation, et non l’inverse. Il y a aussi une question de motivation dans la durée. Beaucoup d’équipages sont enthousiastes au départ. Puis les semaines passent, la maintenance s’accumule, les formalités prennent du temps, les nuits sont courtes, les escales s’enchaînent. Pour que la collecte soit utile, il faut que le programme soit tenable. Un protocole trop lourd finit souvent oublié dans un coffre.

La course au large a ouvert la voie

La course au large a donné une visibilité forte à cette évolution. Les skippers qui traversent les océans, parfois en solitaire, passent dans des zones où les scientifiques disposent de peu de données directes. Le Grand Sud, certaines portions de l’Atlantique ou du Pacifique, les routes éloignées du trafic maritime classique sont autant de territoires précieux pour l’observation. Des bouées météo, des capteurs embarqués ou des instruments océanographiques peuvent être installés ou déployés pendant ces courses. Le skipper reste évidemment un marin et un compétiteur. Il n’est pas là pour remplacer un chercheur. Mais il peut, à un moment précis, réaliser un geste utile : larguer une bouée, vérifier une mesure, transmettre un relevé, entretenir un instrument. Ce modèle a deux vertus. D’abord, il montre que la collecte de données peut être compatible avec des conditions extrêmes, à condition que le matériel soit pensé pour cela. Ensuite, il rend la démarche visible auprès du grand public. L’image d’un bateau de course qui contribue à mieux connaître l’océan parle beaucoup plus qu’un rapport scientifique confidentiel. 

Pour la plaisance, l’exemple est inspirant, mais il doit être transposé avec prudence. Un voilier de voyage n’a ni les mêmes contraintes, ni les mêmes moyens, ni la même équipe technique derrière lui. En revanche, il peut reprendre l’idée générale : profiter d’une navigation existante pour produire une donnée utile.

Une seconde vie pour certains bateaux d’expédition

Au-delà de la collecte ponctuelle, certains bateaux changent réellement de vocation. Des voiliers solides, parfois conçus pour le grand voyage ou les hautes latitudes, deviennent des plateformes d’expédition. Ils accueillent des chercheurs, des étudiants, des naturalistes, des photographes, des plongeurs ou des équipes chargées de programmes pédagogiques. Cette évolution peut offrir une seconde vie à des bateaux qui ne correspondent plus forcément au rêve classique de la plaisance familiale, mais qui possèdent des qualités précieuses : robustesse, autonomie, volumes de rangement, capacité à vivre longtemps au mouillage, annexe performante, zones de travail dégagées, pont facile à utiliser, coque capable d’encaisser. Un bateau scientifique n’a pas besoin d’être luxueux. Il doit surtout être marin, fiable, facile à entretenir et adapté à sa mission. L’espace disponible compte, bien sûr, mais la simplicité compte davantage encore. Un pont encombré, une annexe difficile à mettre à l’eau, une énergie trop juste ou une électronique fragile peuvent vite compliquer le travail. 

Là encore, l’idée est séduisante, mais elle ne doit pas faire oublier la réalité administrative et financière. Accueillir des chercheurs à bord, transporter du matériel scientifique, travailler dans certaines zones, naviguer avec un équipage mixte ou organiser des missions longues peut modifier les responsabilités du propriétaire et du chef de bord. Assurance, statut du navire, sécurité, formation, autorisations, financement : la transformation d’un bateau de plaisance en outil scientifique ne s’improvise pas.

Qui paie la science embarquée ?

C’est la question la moins romantique, mais probablement la plus importante. Faire de la science en mer coûte de l’argent. Même sur un bateau déjà existant, il faut acheter ou installer du matériel, former l’équipage, gérer les consommables, stocker les échantillons, les expédier, les analyser, entretenir les capteurs et traiter les données. Certains propriétaires donnent du temps de bateau. Certaines associations recherchent des financements. Des fondations soutiennent des missions ciblées. Des scientifiques embarquent sur des bateaux privés lorsqu’une opportunité se présente. Des programmes de science participative fournissent parfois des kits simples aux navigateurs volontaires. Mais le modèle économique reste fragile.

Pour un plaisancier, la tentation peut être grande d’imaginer que la science financera une partie du voyage. Dans la plupart des cas, ce n’est pas le cas. Un bateau de plaisance qui collecte quelques données le fait toujours bénévolement. Les chercheurs disposent rarement de budgets confortables pour payer des semaines de mer à bord d’unités privées. Les projets qui tiennent dans la durée sont ceux qui reposent sur une organisation claire, des objectifs réalistes et une répartition nette des coûts. 

Le plus souvent, la science embarquée apporte davantage de sens que de revenus. Elle peut aider à structurer un projet, pourquoi pas à obtenir des partenariats, à intéresser des mécènes, à donner une cohérence à un voyage. Mais elle ne transforme pas magiquement une croisière en activité rentable…

Le risque du discours vert trop facile

La montée en puissance de ces bateaux sentinelles pose aussi une question de crédibilité. Dans un contexte où l’environnement marin occupe une place croissante dans la communication des marques, des événements et des projets nautiques, le risque de façade- de greenwashing - existe. Il y a une vraie différence entre un bateau intégré à un programme scientifique sérieux et une communication vague autour d’une mission pour l’océan. Quelques photos de prélèvements, une carte de navigation et un discours généreux ne suffisent pas. La donnée doit avoir une destination. Elle doit être analysée, intégrée, comparée, vérifiée. Sinon, elle reste un geste symbolique et… assez peu crédible.

Le plaisancier qui veut s’engager doit donc poser des questions simples. À quoi servent les données collectées ? Qui les reçoit ? Le protocole est-il validé ? Les résultats sont-ils réellement exploités ? Le matériel est-il adapté ? L’équipage est-il formé ? Les mesures sont-elles comparables à celles d’autres bateaux ? Cette exigence ne doit pas décourager les bonnes volontés. Au contraire, elle les protège. Rien n’est plus frustrant que de consacrer du temps à une collecte qui ne sera jamais utilisée. La science participative fonctionne lorsqu’elle respecte les deux mots : participation, mais aussi science.

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Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Gilles Chiorri
Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant-Ros
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
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Albert Brel
Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
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Jean-Christophe Guillaumin
Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
Max Billac
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Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
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METEO CONSULT est un bureau d'études météorologiques opérationnel, qui assiste ses clients depuis plus de 30 ans. Les services de METEO CONSULT reposent sur une équipe scientifique de haut niveau et des moyens techniques de pointe. Son expertise en météo marine est reconnue et ses prévisionnistes accompagnent les plaisanciers, les capitaines de port et les organisateurs de courses au large depuis ses origines : Route du Rhum, Transat en double, Solitaire du Figaro…
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
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Irwin Sonigo
Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.