Pêche à soutenir : les bons réflexes pour réussir ses premières sorties

Pêche en mer

Simple à mettre en œuvre, efficace et accessible avec peu de matériel, la pêche à soutenir est l'une des meilleures façons de découvrir la pêche en mer. Pratiquée depuis un bateau, mais aussi depuis certains quais ou pontons, elle permet de cibler de nombreuses espèces vivant près du fond. Son principe est simple : présenter un appât à la verticale et attendre la touche. Pour obtenir des résultats réguliers, quelques réglages et un peu d'observation font toutefois toute la différence.

Simple à mettre en œuvre, efficace et accessible avec peu de matériel, la pêche à soutenir est l'une des meilleures façons de découvrir la pêche en mer. Pratiquée depuis un bateau, mais aussi depuis certains quais ou pontons, elle permet de cibler de nombreuses espèces vivant près du fond. Son principe est simple : présenter un appât à la verticale et attendre la touche. Pour obtenir des résultats réguliers, quelques réglages et un peu d'observation font toutefois toute la différence.

© AdobeStock - Ryan Tishken

Une technique qui se pratique au plus près du fond

La pêche à soutenir consiste à faire descendre un montage lesté sous le bateau ou à proximité immédiate du poste de pêche. Le plomb maintient les appâts près du fond, là où se nourrissent la plupart des poissons recherchés. Contrairement aux techniques de lancer, inutile de chercher la distance : l'essentiel est de conserver le contact avec sa ligne et de ressentir la moindre touche. Une fois le plomb posé, la ligne doit rester légèrement tendue. Si elle repose complètement sur le fond, les accrocs deviennent plus fréquents et les touches plus difficiles à détecter. Il suffit souvent de relever le montage de quelques centimètres pour conserver une présentation efficace. Cette technique est particulièrement productive au mouillage ou lors d'une dérive lente. Les secteurs mêlant sable et roche, les têtes de roche, les épaves ou les herbiers figurent parmi les postes les plus intéressants.

 

Un matériel simple pour bien commencer

Nul besoin d'un équipement sophistiqué pour débuter. Une canne de 2 à 2,40 mètres, suffisamment sensible tout en conservant une bonne réserve de puissance, répond à la plupart des situations. Elle s'associe à un moulinet de taille 3000 à 5000 garni de nylon ou de tresse. Le nylon offre davantage de souplesse, tandis que la tresse transmet plus fidèlement les touches et le contact avec le fond. Le montage le plus courant comprend un plomb en partie basse et un ou deux hameçons montés sur de courtes empiles. Simple à utiliser, il limite les emmêlements tout en restant très efficace.

 

Le bon plomb au bon moment

Le choix du plomb est essentiel. Trop léger, il dérive sous l'effet du courant et ne permet plus de pêcher correctement. Trop lourd, il réduit la sensibilité de la ligne. Le bon compromis consiste à utiliser le poids minimum permettant de conserver la ligne presque verticale. En fonction de la profondeur, du courant ou de la vitesse de dérive du bateau, quelques dizaines de grammes peuvent suffire ou, au contraire, il faudra dépasser les 100 grammes.


Miser sur des appâts naturels

La pêche à soutenir donne les meilleurs résultats avec des appâts naturels. Vers marins, crevettes, morceaux de calmar, sardines, maquereaux, moules ou couteaux sont des valeurs sûres. Le plus important reste leur fraîcheur. Un appât bien présenté, solidement fixé sur l'hameçon et adapté à sa taille sera toujours plus efficace qu'une bouchée trop volumineuse ou abîmée.
Les vers marins constituent souvent le meilleur choix pour débuter, tandis que le calmar séduit par sa bonne tenue sur l'hameçon.


Choisir les bons postes

Le poste de pêche joue souvent un rôle plus important que le matériel. Les poissons recherchent les secteurs où ils trouvent à la fois nourriture et abri. Les cassures, les zones rocheuses, les épaves, les herbiers ou les limites entre sable et roche sont autant de postes prometteurs. Un sondeur facilite leur repérage, mais une carte marine et quelques essais permettent déjà de trouver d'excellents secteurs.
En l'absence de touches après un certain temps, mieux vaut déplacer légèrement le bateau que d'insister au même endroit.


Savoir reconnaître une touche

À la pêche à soutenir, les sensations sont essentielles. Certaines touches sont franches et font immédiatement plier le scion, tandis que d'autres se traduisent par de simples vibrations ou de petits coups répétés. Il est donc préférable de garder la canne en main et la ligne constamment sous tension. Le ferrage doit rester souple mais décidé : un geste sec suffit généralement à piquer correctement le poisson. Avec l'expérience, il devient plus facile de distinguer les poissons qui grignotent l'appât de ceux qui l'engament franchement.


Une pêche riche en surprises

L'un des principaux atouts de la pêche à soutenir est la diversité des captures. Selon les fonds et les régions, il est possible de prendre des daurades, pageots, tacauds, rougets, grondins, vieilles, congres ou encore des lieus. Cette variété oblige à s'adapter, mais il n'est pas nécessaire de multiplier les montages. Une ligne simple, correctement présentée, suffit largement pour réaliser de belles prises.
Comme pour toutes les pêches en mer, il est indispensable de respecter la réglementation en vigueur : tailles minimales, quotas et périodes de fermeture garantissent la préservation de la ressource. Accessible, peu coûteuse et particulièrement efficace, la pêche à soutenir est une excellente école pour apprendre à lire les fonds, comprendre le comportement des poissons et progresser sortie après sortie. Une technique simple en apparence, mais qui révèle toute sa richesse à ceux qui prennent le temps d'observer la mer.

 

 

Et avant de partir en mer, ayez les bons réflexes en consultant la météo sur METEO CONSULT Marine et en téléchargeant l'application mobile gratuite Bloc Marine.

 

L'équipe
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Gilles Chiorri
Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant-Ros
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Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
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Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.