Pêche verticale : comment le jigging a révolutionné la pêche en mer

Pêche en mer
Le Figaro Nautisme
Par Le Figaro Nautisme

En une quinzaine d’années, jigging, slow jigging, tenya ou madaï ont profondément transformé la pêche de loisir en mer. Importées du Japon, ces techniques reposent sur une idée simple : trouver le poisson avec l’électronique du bord puis lui présenter un leurre presque à la verticale du bateau. Redoutablement efficace sur les dentis, pagres, sérioles et autres prédateurs, cette nouvelle façon de pêcher a aussi bouleversé l’équipement et le pilotage des petites unités à moteur. Au point de concurrencer certaines techniques traditionnelles, dont la pêche à la traîne.

En une quinzaine d’années, jigging, slow jigging, tenya ou madaï ont profondément transformé la pêche de loisir en mer. Importées du Japon, ces techniques reposent sur une idée simple : trouver le poisson avec l’électronique du bord puis lui présenter un leurre presque à la verticale du bateau. Redoutablement efficace sur les dentis, pagres, sérioles et autres prédateurs, cette nouvelle façon de pêcher a aussi bouleversé l’équipement et le pilotage des petites unités à moteur. Au point de concurrencer certaines techniques traditionnelles, dont la pêche à la traîne.

© Adobe Stock - mitsyko1971

Une révolution venue du Japon

Il y a encore une vingtaine d’années, partir pêcher en mer depuis un petit bateau à moteur signifiait souvent traîner quelques leurres derrière le tableau arrière, poser une ligne sur le fond ou dériver avec des appâts naturels. Puis sont arrivés des leurres aux noms parfois mystérieux : jig, madaï, tenya, inchiku… Dans leur sillage, toute une nouvelle manière de pêcher s’est imposée. Une petite révolution qui doit autant aux leurres japonais qu’aux progrès spectaculaires des sondeurs, de la cartographie et de l’électronique embarquée. Le principe paraît pourtant presque trop simple. Au lieu d’expédier un leurre à plusieurs dizaines de mètres du bateau pour le ramener horizontalement, on le laisse descendre sous la coque avant de l’animer dans la colonne d’eau. Le bateau dérive avec le vent et le courant tandis que le pêcheur tente de conserver son leurre au plus près de la verticale. La pêche verticale n’est évidemment pas nouvelle. Les professionnels utilisent depuis longtemps des lignes travaillant sous le bateau et des générations de plaisanciers ont pratiqué la dandine. La rupture vient plutôt de la sophistication de l’approche. Le Japon a développé une véritable culture de la verticale, avec des leurres, des cannes, des moulinets et des animations conçus pour exploiter chaque profondeur et chaque comportement des poissons.

En France, le jigging moderne commence à réellement se faire connaître au milieu des années 2000. En Méditerranée notamment, les pêcheurs découvrent son efficacité sur les dentis et les sérioles. Puis apparaissent des techniques moins physiques et plus fines : slow jigging, tenya, madaï ou encore inchiku. En quelques années, la pêche verticale sort du cercle des spécialistes.

La véritable révolution se trouve aussi derrière la table à cartes

Pour comprendre ce succès, il faut regarder non seulement ce qui se trouve au bout de la ligne, mais également ce qui est installé sur la console du bateau. Car sans sondeur performant et sans positionnement précis, la pêche verticale moderne perd une bonne partie de son efficacité. Imaginons un pêcheur évoluant en Méditerranée sur un open de six mètres. Il connaît une remontée rocheuse située dans 70 mètres d’eau dont le sommet culmine à une cinquantaine de mètres. Autrefois, il aurait utilisé des alignements à terre avant d’effectuer plusieurs dérives en espérant passer correctement sur la roche. Aujourd’hui, GPS, cartographie et sondeur permettent de retrouver la structure, d’en observer la forme et parfois de repérer les poissons évoluant autour. Il « suffit » alors de remonter suffisamment en amont pour commencer la dérive. Le leurre descend et la pêche commence véritablement.

La vitesse de cette dérive devient fondamentale. Si le bateau se déplace trop rapidement, la ligne s’éloigne de la verticale et le pêcheur perd progressivement le contrôle de son montage. Il faut alors augmenter le grammage, recommencer la dérive ou utiliser le moteur pour corriger la trajectoire. Le bon pêcheur vertical est donc également un bon pilote. Il observe le vent, le courant, le relief sous-marin et la trajectoire du bateau. Il apprend surtout à anticiper. Le bateau n’est plus seulement le moyen de rejoindre le lieu de pêche : il devient partie intégrante de la technique.

Le jigging, une pêche qui demandait des bras

Le jigging classique est sans doute la forme la plus spectaculaire de cette révolution. Un leurre métallique, parfois lourd de plusieurs centaines de grammes, descend rapidement vers le fond avant d’être récupéré en imprimant une succession de mouvements de canne et de moulinet. Selon la vitesse et l’amplitude des animations, le jig bondit, papillonne ou fuit comme un poisson affolé. Cette pêche peut devenir extrêmement physique. Remonter pendant plusieurs heures un jig de 150 ou 200 grammes depuis 60 ou 80 mètres de profondeur finit par mettre les épaules à contribution. Mais son efficacité sur certains prédateurs a rapidement convaincu les pêcheurs. Dentis, sérioles, pagres, lieus, bars, pélamides et, dans certaines situations, thons peuvent réagir à ces animations.

Le jig possède surtout un avantage considérable : sa densité. Il descend vite et permet d’explorer des profondeurs difficilement accessibles avec beaucoup d’autres leurres. Comme souvent dans la pêche, une technique dominante a ensuite produit son contraire. Après avoir animé les jigs toujours plus vite, les pêcheurs japonais ont développé des présentations beaucoup plus lentes. Avec le slow jigging, la descente du leurre devient presque aussi importante que sa remontée. Le jig part latéralement, plane, bascule et papillonne. Il imite moins un poisson en fuite qu’une proie blessée ou désorientée. Cette évolution a également démocratisé la verticale. Là où le jigging rapide pouvait devenir éprouvant, ses variantes lentes permettent de pêcher longtemps avec beaucoup moins de fatigue. Elles n’en demandent pas moins une certaine finesse : le pêcheur doit presque réussir à imaginer ce que fait son leurre plusieurs dizaines de mètres sous ses pieds.

Tenya et madaï : la finesse plutôt que la force

Une seconde évolution a accéléré cette démocratisation : l’arrivée de techniques plus accessibles. Le tenya en constitue un excellent exemple. Il associe généralement une tête plombée à un appât naturel, souvent une crevette, présenté près du fond. Le montage descend sous le bateau puis est animé par de petits mouvements de canne. Nous sommes loin des remontées énergiques du jigging. Le principe consiste au contraire à rester subtil : soulever le montage, accompagner sa descente, reprendre contact avec le fond et recommencer. La touche peut être discrète avant qu’un pagre ou une dorade ne parte franchement. Le madaï répond à une philosophie voisine mais utilise un leurre artificiel dont la tête plombée est prolongée de filaments et de petits hameçons mobiles. Le courant participe lui-même à son animation. Le fireball constitue encore une autre variante, à mi-chemin entre pêche verticale et pêche au vif. Une tête plombée permet alors de présenter précisément un appât dans la zone où se trouvent les prédateurs.

Jigging, tenya, madaï ou fireball sont finalement les déclinaisons d’une même idée : localiser le poisson, positionner correctement le bateau et présenter un leurre ou un appât exactement à la profondeur où il évolue.

Des cannes courtes et des lignes très fines

Le matériel peut surprendre celui qui découvre la discipline. Une canne destinée à la pêche verticale est généralement beaucoup plus courte qu’une canne de lancer. Rien d’étonnant puisque les deux ou trois mètres nécessaires pour propulser un leurre deviennent ici inutiles, voire handicapants. Selon les techniques, des longueurs d’environ 1,60 à 2 mètres sont courantes. Le moulinet doit être robuste, mais rechercher systématiquement le ratio le plus élevé serait une erreur. Une récupération raisonnable offre davantage de couple et permet de mieux contrôler certaines animations. Les moulinets à tambour tournant sont très présents en slow jigging, tandis que les modèles à tambour fixe restent largement utilisés pour d’autres variantes. Mais l’un des éléments ayant rendu cette révolution possible est incontestablement la tresse. Son diamètre réduit limite fortement la prise au courant tandis que sa très faible élasticité transmet les informations jusqu’au pêcheur. Contact avec le fond, mouvement du leurre ou touche discrète deviennent perceptibles même à grande profondeur. À 70 ou 80 mètres sous le bateau, cette sensibilité change tout.

Le petit bateau à moteur devient une plateforme de pêche

La verticale correspond particulièrement bien aux qualités des petites unités à moteur modernes. Un open de 5,50 à 7 mètres permet de rejoindre rapidement plusieurs zones, d’effectuer une série de dérives, de revenir précisément au point de départ puis de changer de secteur si le sondeur reste désespérément vide. Cette mobilité modifie complètement la manière de pêcher. Il n’est plus nécessaire de traîner pendant des heures dans l’espoir de croiser un poisson. Le pêcheur peut prospecter une cassure, observer son écran, effectuer trois ou quatre dérives puis rejoindre une autre structure située quelques milles plus loin. Pendant l’action de pêche, le moteur principal peut également rester au ralenti ou être coupé lors des dérives. La traîne impose au contraire de motoriser en permanence. Cela ne signifie pas nécessairement que la journée sera plus économique en carburant, car un pêcheur vertical peut parcourir de nombreux milles pour visiter ses différents postes. Mais la logique est profondément différente. Les systèmes de positionnement dynamique disponibles sur certains moteurs renforcent encore cette évolution en permettant de maintenir le bateau sur une zone ou de contrôler beaucoup plus précisément sa dérive.

Jigging ou pêche à la traîne ?

Comparer les deux techniques permet de comprendre pourquoi la verticale s’est autant développée. La traîne conserve un énorme avantage lorsqu’il faut prospecter de grandes surfaces et rechercher des poissons dispersés. Elle demeure également très accessible : quelques leurres, des cannes adaptées et il est possible de commencer à pêcher. La verticale devient particulièrement efficace lorsque les poissons sont associés à une structure ou identifiés à une profondeur précise. Plutôt que d’espérer qu’un prédateur croise le leurre, le pêcheur tente de le lui apporter directement.

Le budget doit également être nuancé. Une pêche à la traîne simple peut rester très économique. La verticale ne nécessite elle-même qu’une canne, un moulinet, de la tresse et quelques leurres, mais elle prend une autre dimension avec un sondeur performant et une bonne cartographie. L’électronique représente donc une partie importante de l’investissement.

Enfin, l’engagement du pêcheur diffère totalement. À la traîne, une partie de l’action consiste à attendre la touche tout en pilotant et en surveillant les lignes. En verticale, le pêcheur travaille presque constamment : il observe son écran, pilote, descend son leurre, anime, remonte puis recommence. C’est une pêche particulièrement interactive.

Le sondeur ne pêche pas à votre place

Voilà peut-être le principal piège de la pêche verticale moderne. À force de disposer de cartographies extrêmement détaillées et de sondeurs capables d’afficher ce qui se passe sous le bateau, on pourrait imaginer que la technologie fait l’essentiel du travail. C’est bien sûr complétement faux. Voir plusieurs échos suspendus dix mètres au-dessus d’une roche ne signifie pas savoir précisément de quelle espèce il s’agit, encore moins que les poissons vont attaquer. Il faut choisir le bon grammage, présenter le leurre à la bonne profondeur, comprendre la dérive et trouver l’animation susceptible de provoquer la touche. Il arrive ainsi de passer plusieurs fois sur une zone où l’écran promet une pêche exceptionnelle sans enregistrer la moindre attaque. C’est précisément ce qui rend cette technique passionnante. L’électronique apporte des informations. Le pêcheur doit les interpréter.

Une efficacité qui impose aussi de savoir s’arrêter

Cette précision pose néanmoins une question. Dès lors qu’un pêcheur sait retrouver une petite roche et cibler efficacement les poissons qui l’occupent, sa responsabilité augmente. Un poste productif peut aujourd’hui être exploité avec une efficacité sans commune mesure avec celle des anciennes pêches pratiquées à partir d’alignements approximatifs. Respect des tailles minimales, périodes de fermeture, quotas, zones protégées et remise à l’eau des poissons que l’on ne souhaite pas conserver deviennent donc indissociables de ces techniques. Certaines espèces sont soumises à des réglementations spécifiques qu’il convient de vérifier avant toute sortie. La véritable révolution de la pêche verticale a appris aux plaisanciers à regarder autrement ce qui se passe sous leur coque. Une cassure n’est plus simplement une ligne sur la carte, mais un territoire à explorer. Une roche isolée peut justifier une dérive extrêmement précise. Un poisson repéré quinze mètres au-dessus du fond oblige à interrompre immédiatement la descente du jig…

Le pêcheur est devenu à la fois navigateur, pilote et interprète de son électronique. Jigging, slow jigging, tenya ou madaï évolueront encore et de nouvelles techniques arriveront certainement du Japon ou d’ailleurs. Mais le changement essentiel semble désormais acquis : le petit bateau à moteur n’est plus seulement une embarcation depuis laquelle on met une ligne à l’eau. Il est devenu une véritable plateforme de pêche de précision. Il y a vingt ans, on cherchait surtout un bon coin. Aujourd’hui, on cherche le poisson.

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Nathalie Moreau
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Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
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Sophie Savant-Ros
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
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Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.