Coque traditionnelle ou semi-rigide : choisir le bon bateau

Lundi 23 septembre 2013 à 15h00

Entre une coque classique et un semi-rigide, quelle est la meilleure option pour aller en mer ?

Entre une coque classique et un semi-rigide, quelle est la meilleure option pour aller en mer ?

Dans la famille des petits bateaux à moteur, deux architectures co-existent : la coque rigide classique et le bateau «semi-rigide». On rappellera que c’est l’association d’une carène en composite (verre/polyester) et d’une structure gonflable qui donna son nom à ce type d'unité, souvent désigné dans le langage courant par le qualificatif de «pneumatique», ou par le terme « Zodiac »en rapport avec la marque emblématique. Sachant qu’il est possible de passer de très bons moments sur les deux types d’embarcations, voici un petit aperçu des avantages et inconvénients de chacune d’elle.

 

Une approche différente
De nombreux professionnels de la mer choisissent des semi-rigides, ce n'est pas un hasard : écoles de voiles, secours en mer, club de plongée, pompiers, entraîneurs, militaires, gardes-côtes, etc... Le semi-rigide est un excellent bateau de travail et d’intervention en tout genre. Il est simple, robuste, efficace, fonctionnel, il nécessite peu d’entretien, il est aisé à mettre et à sortir de l’eau, il s’avère assez facile à piloter, il n’a pas peur du contact et bénéficie d’une large plage d’utilisation. Autant de qualités qui peuvent séduire les plaisanciers.
De son côté, le bateau traditionnel avec coque et pont en stratifié a d’autres atouts à offrir. À son bord, on est souvent mieux installé, davantage protégé par un cockpit plus accueillant, doté de francs bords plus hauts. C’est le facteur sécurité que les femmes apprécient notamment. Autres points positifs, les performances pour les modèles sportifs, l’équipement pour les modèles loisirs, la petite cabine pour les unités destinées à la mini-croisière et bien sûr le style… On a aussi le droit d’aimer un bateau pour son design.

 

 

En navigation
Il peut être hasardeux de généraliser par famille de produits mais on peut dire sans se tromper qu'un semi-rigide est plus stable à l’arrêt. Cette qualité est due à son architecture et à son importante flottabilité périphérique. Une particularité qui lui permet aussi d’afficher des capacités d’embarquement plus importantes que celles d’une coque rigide classique. Le petit temps lui va bien évidemment, mais il s’avère en général très efficace sur un plan d’eau difficile, voire démonté, car bas sur l’eau, stable, maniable et absorbant bien les chocs. Il est moins secoué par la houle à l’arrêt et vire aussi plus à plat. Les grands modèles (7 mètres et plus) peuvent vraiment affronter des conditions extrêmes. En ce sens, le SR est un vrai 4 x 4. Il est plus difficile de dresser un portrait robot d'un coque classique car il y a une très grande variété de modèles aux architectures parfois très différentes. Les modèles de moins de 6 mètres sont souvent très joueurs, mais souffrent davantage à mesure que le plan d’eau s’agite, notamment sur le clapot très sec de la Méditerranée, obligeant à réduire sa vitesse. Au dessus de 7 m de long, les choses s’améliorent. La longueur de coque et le poids permettent alors aux coques rigides de mieux s’affranchir des vagues et du clapot.
Pour les manœuvres au port, avantage au semi-rigides. Sa structure souple qui craint mois les chocs rassure le pilote peut expérimenté. Au mouillage par contre, avantage à la coque classique, au plan de pont souvent plus convivial et mieux équipé : plage de bain, tau de protection solaire, mini-cuisine, réchaud, douchette...
 

 

L'équipe
Eric Mas
Eric Mas
Eric Mas est l'un des fondateur de METEO CONSULT – La Chaîne Météo. Éminent spécialiste de météo, Eric est également un marin passionné qui a routé les plus grands skippers sur toutes les eaux du globe : VDH lors du premier Vendée Globe, Philippe Jeantot, Jean Maurel, Michel Desjoyeaux, Francis Joyon, et tant d'autres. Actuellement il participe au projet de Lalou Roucayrol sur son multi 50.
Geoffroy Langlade
Geoffroy Langlade
Geoffroy Langlade est le directeur des contenus chez Figaro Nautisme. Il est également réalisateur et producteur de programmes tv & web dans le domaine du sport, de l'art de vivre et du nautisme. C’est également et surtout, un fan de motonautisme avec plus de 500 tests de bateaux à moteur ou yachts à son actif, à travers le monde, de Cannes à La Rochelle en passant par Istanbul ou Miami. Un métier passionnant qui lui permet de naviguer sur quelques unes des plus belles unités de la planète…
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l'atout voyage et évasion de l'équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l'actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Norbert Conchin
Norbert Conchin
Norbert Conchin est originaire de Paris mais très vite il prend le large pour découvrir le monde. Un premier voyage aux Antilles sur un Ketch puis un tour du monde dans la Marine lui donne le goût de la navigation. Il prend le chemin des côtes normandes pour exercer sa passion de la voile et de la régate. Décidé à vivre de sa passion, il travaille à partir de 1996 pour différents supports de la presse nautique avant de collaborer au Figaro Nautisme depuis 2017.
Sophie Savant Ros
Sophie Savant Ros
Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l'édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com. Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l'Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
Albert Brel
Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s'est toujours intéressé à l'équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l'auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d'occasion et qui décrivent non seulement l'évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel Ulrich navigue maintenant en plaisance sur son Targa 35+ le long de la côte atlantique. Par ailleurs, il ne rate pas une occasion d’embarquer sur des navires de charge, de travail ou de services maritimes. Il nous fait partager des expériences d’expédition maritime hors du commun.
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François Tregouet
Depuis toujours, François est passionné de voile en général et de multicoques en particulier. En croisière ou en course, de l’Europe à l’Australie, il ne les délaisse que lorsque le règlement l’exige : Mini-transat, Fastnet, Giraglia… Jamais rassasié de nouveautés, il a assisté à la plupart des salons sur les cinq continents. Depuis 2018 il se consacre entièrement à la rédaction et à l’information, notamment pour Figaro Nautisme.