Tout savoir sur les balises de détresse

Jeudi 19 juillet 2018 à 06h25

La réglementation impose pour une navigation au-delà de 60 milles des côtes une balise de détresse. Sur le marché, on trouve différents modèles : EPIRB, PLB, AIS, géolocalisation, etc. Pour vous y retrouver, nous vous donnons toutes les informations utiles sur les différents modèles.


Balise de sécurité Cospas-Sarsat à poste. / Albert Brel

Balise EPIRB : la seule réglementaire

La balise EPIRB (Emergency Position Indicating Radio Beacon) est la seule reconnue par le SMDSM (Système Mondial de Détresse et de Sécurité en Mer). Elle a une couverture mondiale grâce à la constellation de satellites Sarsat-Cospas. Ce modèle est rattaché à un bateau et codé avec un numéro (MMSI) propre à celui-ci. Lorsque l’on déclenche la balise soit manuellement soit automatiquement (immersion à 3 m), le signal émis (fréquence 406 Mhz) est envoyé vers le satellite le plus proche qui le transmet vers une station terrestre qui identifie le navire et alerte les services de recherche (temps moyen 45 minutes). Sur le marché sont proposées des balises sans GPS, avec GPS et depuis peu une nouvelle génération (McMurdo) a vu le jour. Ces dernières utilisent non seulement les satellites GPS, GLONASS, Galileo qui commence à être partiellement en service mais sont également compatibles avec les satellites en orbite moyenne altitude MEOSAR.

Depuis peu une nouvelle génération de balise a vu le jour. Ces dernières utilisent les satellites GPS, GLONASS, Galileo mais sont également compatibles avec les satellites en orbite moyenne altitude MEOSAR. / McMurdo

S’équiper d’une balise EPIRB

Sur le marché, toutes les balises homologuées travaillent sur deux fréquences : 406 MHz pour la liaison avec les satellites et 121.5 MHz pour la phase de recherche d’approche des secours. Certains modèles sont sans GPS interne d’autres avec. Sans GPS, la précision est de l’ordre de 1 mille, avec GPS elle est 10 fois plus précise. Ces balises ne permettent pas de communiquer avec le bateau qui a déclenché l’alarme. La dernière génération G8 (MacMurdo) du fait qu’elle travaille sur plusieurs constellations de satellites permet de transmettre une position plus rapide et plus précise. A noter qu’un modèle possède non seulement un GPS mais aussi un AIS intégré. A terme ces modèle permettront l’envoi d’un message confirmant la réception de ce dernier. En résumé, la balise avec GPS est préférable à celle qui n’en possède pas. La nouvelle génération G8 offre une avancée importante sur la rapidité de transmission du message et apporte une précision accrue lorsqu’elle possède le GPS et un AIS intégré, deux points primordiaux lors de recherches.

Balise PLB même fonction que l’EPIRB mais pas réglementaire

La balise PLB est un équipement personnel qui travaille sur deux fréquences comme l'EPIRB avec bien souvent un GPS intégré. Elle n'est pas homologuée à plus de 60 milles d'un abri. / McMurdo

La balise PLB est un équipement personnel qui travaille sur deux fréquences comme l’EPIRB avec bien souvent un GPS intégré. Elle possède un code qui permet de s’enregistrer auprès des autorités françaises. Elle n’est pas rattachée, comme une EPIRB à un bateau. Elle est surtout utile pour les personnes qui naviguent sur différents bateaux en tant qu’équipier ou qui en louent. A noter que certains modèles peuvent être programmés avec un code MMSI si vous l’utilisez toujours sur le même bateau. Ce n’est pas pour autant qu’elle est homologuée à plus de 60 milles d’un abri. L’un de ses points forts est sa taille qui permet de la mettre dans une poche de veste ou de la fixer sur certains gilets.

Balise AIS pour la sécurité

Le signal AIS peut être capté dans un rayon de l'ordre de quelques milles. C?est un moyen de repérer rapidement un homme à la mer. / McMurdo

Comme leurs noms l’indiquent, ce sont des balises qui, lorsqu’elles sont déclenchées (manuel ou automatique), envoient un signal AIS. Ce signal peut être capté dans un rayon de l’ordre de quelques milles. C’est un moyen de repérer rapidement un homme à la mer. Elle devient de plus en plus obligatoire dans les courses. Mais, attention, ce n’est pas une balise de détresse.

Balise de géolocalisation

La majorité des balises de géolocalisation travaillent sur le réseau satellitaire Globalstar. Elles transmettent des messages qui permettent de suivre le déplacement du bateau sur un smartphone, une tablette ou un ordinateur. Elles possèdent suivant les modèles des fonctions spécifiques. Par exemple, la surveillance du bateau lorsqu’il sort d’une zone programmée, l’envoi d’une alerte avec position vers un centre de secours, d’un message de détresse automatique, etc. Mais, attention, ce sont des balises de localisation, gérées par des organismes privés, elles ne rentrent pas dans le cadre du SMDSM.

Balise Spot 2 Globalstar. / Advanced Tracking

En résumé

Une balise de détresse EPIRB est obligatoire à plus de 60 milles d’un abri mais rien ne vous interdit d’en avoir une quelle que soit votre zone de navigation. Comme tout matériel de sécurité, orientez-vous vers un matériel complet (GPS et lampe flash) et, pour quelques euros de plus, vous pouvez prendre la dernière génération. Les balises AIS sont utiles à bord pour la sécurité quant à celles de géolocalisation, elles permettent aux personnes à terre de suivre la progression du bateau.

 

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