Les nouvelles générations de dessalinateurs

Equipements

Que l’on envisage une grande traversée ou simplement une croisière côtière, l’eau à bord est un élément primordial. En navigation hauturière cela va de soit, il est difficile de refaire le plein au milieu de l’Atlantique. En navigation côtière, lorsque l’on pratique le mouillage forain, l’eau devient vite un problème et, ce, d’autant plus que les bateaux modernes disposent d’équipements comme une douche de cockpit, appréciable après le bain, ont l’eau chaude, agréable pour le confort et la vie à bord, mais gros consommateurs d’eau.

Que l’on envisage une grande traversée ou simplement une croisière côtière, l’eau à bord est un élément primordial. En navigation hauturière cela va de soit, il est difficile de refaire le plein au milieu de l’Atlantique. En navigation côtière, lorsque l’on pratique le mouillage forain, l’eau devient vite un problème et, ce, d’autant plus que les bateaux modernes disposent d’équipements comme une douche de cockpit, appréciable après le bain, ont l’eau chaude, agréable pour le confort et la vie à bord, mais gros consommateurs d’eau.
Dessalinateur compact
Dessalinateur compact© Albert Brel

Les solutions envisageables en fonction de sa navigation

En grande traversée, on peut embarquer des réserves importantes, des bouteilles pour la sécurité, voire récupérer l’eau de pluie. En navigation côtière, on peut envisager les mêmes moyens ou relâcher dans les ports. Reste la solution : s’équiper d’un dessalinisateur. Pour beaucoup, une telle installation n’est envisageable que sur les bateaux d’une certaine importance disposant d’un groupe électrogène et bien détrompez-vous. Les fabricants ont développé des appareils compacts pouvant être alimentés à partir des batteries 12 ou 24 volts.


Principe du dessalinisateur

Le principe d’un dessalinisateur est basé sur le phénomène de l’osmose inverse. Pour comprendre ce phénomène, il suffit de mettre dans un double récipient séparé par une membrane très fine, d’un coté de l’eau de mer et de l’autre de l’eau douce. D’une façon naturelle, une partie de l’eau douce va traverser la membrane pour passer dans l’eau de mer ce qui provoque l’augmentation de son volume et la diminution de sa salinité. Lorsque l’équilibre est établi, le volume d’eau de mer est supérieur à celui de l’eau douce ce qui provoque une pression dite osmotique sur la membrane séparant les deux liquides. Si on exerce sur l’eau salée une pression supérieure à la pression osmotique, le phénomène va s’inverser, l’eau douce contenue dans l’eau de mer franchit la membrane : c’est l’osmose inverse. En résumé, pour recueillir de l’eau douce à partir de l’eau de mer, il suffit d’exercer une pression sur cette dernière à travers une membrane très fine.

Dessalinateur dernière génération Optima
Dessalinateur dernière génération Optima


Les principaux éléments d’un dessalinisateur

Pour produire de l’eau douce à partir de l’eau de mer, il suffit de 5 éléments :
-    Un filtre qui retient les impuretés supérieures à 5µ (1 µ = 0,001 mm) en suspension dans l’eau de mer.
-    Une pompe haute pression qui assure la mise sous pression de l’eau. Cette pression est régulée à une valeur proche de 55 bars.
-    Une vanne de régulation.
-    Une membrane d’osmose inverse qui assure la séparation entre l’eau salée et l’eau douce.
-    Un moteur pour entraîner la pompe.
Pour le confort d’utilisation et la fiabilité, ces éléments de base doivent être complétés par quelques composants supplémentaires : une bouteille anti-pulsation qui absorbe les “ coups de bélier ” lors de la mise en marche et de l’arrêt de l’appareil, un manomètre pressostat qui contrôle la haute pression et arrête automatiquement l’appareil en cas de surpression accidentelle, une sonde salinométrique qui mesure la qualité de l’eau produite, une électrovanne trois voies qui dirige automatiquement l’eau produite vers le réservoir si elle est correcte ou la rejette si la salinité est excessive, un débitmètre d’eau produite, un tableau de contrôle et une pompe basse pression si l’appareil est au-dessus de la flottaison (50 cm).

Dessalinateur kit
Dessalinateur kit© Albert Brel


Filtre et membrane comprendre la différence

Sur le plan pratique, on donne le nom de filtre à tout système capable de retenir des impuretés dont les dimensions sont supérieures à 0,3 micron (un micron (µ) est égal à un millionième de mètre). Pour l’osmose inverse, ce n’est pas suffisant, on doit retenir des impuretés 10 fois plus petites. Les filtres doivent s’opposer au transfert de molécules comprises en angström (Ä) entre 3 Ä et 100 Ä (1Ä = 10-7 mm) à titre indicatif la molécule de l’eau est de 3 Ä. A ce niveau de filtration, on ne parle plus de filtre mais de membrane. Sur les dessalinisateurs, la membrane la plus utilisée est de type composite, réalisée avec des feuilles semi-perméables enroulées hélicoïdalement. Une membrane standard de 21 X 2,5 pouces (1 pouce = 21,5 mm) peut fournir en moyenne 35 litres d’eau douce par heure. Pour obtenir un débit plus important, on rajoute des membranes ou on utilise des modèles plus importants, par exemple, des 40 X 2,5 pouces pouvant produire 70 litres/h.


Entrainement de la pompe haute pression 

Plusieurs solutions sont envisageables allant de l’entrainement mécanique à partir du moteur de propulsion avec un moteur électrique voire manuel. Pour l’entrainement à partir du moteur de propulsion du bateau, on utilise un montage poulies/courroie comme pour un alternateur. Ce système mécanique qui a l’avantage de ne pas consommer d’électricité, est assez difficile à mettre en œuvre et peu utilisé. Le moteur électrique (230, 12 ou 24 volts) est la solution retenue par la majorité des constructeurs. Si vous avez un groupe électrogène, deux solutions permettent d’alimenter le dessalinisateur : à partir des batteries ou à partir du groupe. Lorsque l’on est au moteur, l’alternateur compense la consommation du dessalinisateur et évite aux batteries de se décharger. Lorsque l’on est sous groupe, le chargeur de batterie via les batteries prend le relais. On peut également s’orienter vers un modèle disposant d’un moteur 230 volts ou un duo, comme le propose Dessalator, avec deux moteurs un de 230 volts et un de 12 ou 24 volts. Pour les bateaux qui ne disposent pas de groupe électrogène, ce qui est généralement le cas pour les unités de moins de 12 mètres, l’alimentation de la pompe à partir des batteries 12 volts (ou 24 volts) est généralement la solution retenue. On peut également envisager comme le propose Katadyn, des modèles dont la pompe est actionnée manuellement. Mais, avec une production de 0.89 l/h (Survivor 06) à 4.5 l/h (Survivor 35 LS) avec une fréquence de pompage optimale de 30 coups/minute, on peut le considérer, son nom le laisse présager, comme appareil de survie en cas d’urgence.

Membrane détail
Membrane détail© Albert Brel


La consommation électrique : de nouveaux moteurs peu énergivores 

Lorsque l’on dispose d’un groupe électrogène, la question de la consommation électrique ne se pose pas. Les moteurs 230 volts ont une puissance qui ne dépasse pas 750 watts. Lorsque l’on ne dispose pas d’un groupe, sous une alimentation à partir des batteries (12 ou 24 volts) la consommation est relativement importante. Pour un dessalinisateur produisant 100 l/h, alimenté sous 24 volts comptez 25 ampères. Pour compenser cette consommation, lorsque l’on est au moteur, l’alternateur doit avoir une puissance minimum de 70 ampères et la capacité du parc batteries doit être d’au moins 300 Ah. De nouveaux moteurs basse tension (12 et 24 volts) type Brushless, dont sont équipées les nouvelles générations de chez Dessalator, offrent de nombreux avantages parmi lesquels :
- Consommation électrique réduite de 30%.
- Ne possèdent pas de charbons donc entretien minimum et durée de vie importante.
- Démarrage progressif et couple élevé.
- Moins de bruit et de vibrations qu’un moteur à balais.
- Peuvent être contrôlés électroniquement.
- Bien adaptés aux batteries Lithium. 

Tableau de commande
Tableau de commande© Albert Brel


L’installation à bord

Deux possibilités sont offertes : monobloc ou en kit. Si vous disposez de suffisamment de place au niveau ou sous la flottaison, la solution monobloc est la plus simple à installer. Dans cette configuration, l’appareil est livré tout monté, il suffit de prévoir :
- une arrivée d’eau de mer.
- une sortie d’eau douce vers le réservoir.
- une entrée d’eau douce pour le rinçage.
- une sortie eau de mer au-dessus de la flottaison.
- un tableau de commande qui peut être déporté de l’appareil.
- une alimentation (12/24 volts ou 230).
- une protection par un fusible ou un disjoncteur.
Le kit offre l’avantage de pouvoir séparer les éléments lorsque l’on ne dispose pas de place et surtout de pouvoir installer la pompe sous la flottaison. L’installation est plus longue, mais ne présente aucune difficulté particulière. Une fois que l’on a positionné les différents éléments (pompe, filtre, membrane et tableau de commandes), ceux-ci sont reliés entre eux par des flexibles haute et basse pression et un faisceau électrique précâblé.

© Albert Brel


Entretien et maintenance

Un dessalinisateur demande peu de maintenance, s’il est utilisé journellement. Elle se résume à une vérification régulière des différents éléments tels que le niveau d’huile de la pompe, la courroie et le remplacement en fonction de l’état de salissure du préfiltre. Si l’appareil doit rester plus de 15 jours sans être utilisé, il est impératif de le rincer avec sa propre eau de production. Au-delà d’un arrêt de 15 jours ou pour l’hivernage, il faut le stériliser pour éviter le développement de bactéries. Pour le faire, il suffit de débrancher la Durit d’arrivée d’eau de mer et de la plonger dans un récipient contenant une solution de nettoyage et de stockage. A la remise en service après hivernage, on rejette les quinze premières minutes de production.
Peut-on consommer l’eau produite par un dessalinisateur ? Contrairement à certaines idées reçues, l’eau produite par un dessalinisateur est parfaitement potable. Elle contient environ 0,5 gr/l de sel ce qui correspond à une eau en bouteille légèrement minéralisée. On peut suivant ses goûts rajouter éventuellement des sels minéraux.


Notre avis 

S’équiper d’un dessalinisateur représente un budget conséquent. Comptez de 3000 euros pour un modèle manuel Katadyn Survivor pour une production de 4.5 l/h à 11.000 euros pour un Dessalator 60 l/h et, avant de concrétiser un achat, il est prudent de s’entourer d’un maximum de précautions. Les points importants à vérifier sur le bateau sont : la capacité des batteries, au minimum 300 Ah, la puissance de l’alternateur (70 ampères), la place disponible, si possible au niveau de la flottaison pour éviter d’installer une pompe supplémentaire, la prise d’eau de mer (et le rejet) et le circuit d’eau vers les vaches à eaux. Le dernier point concerne le fabricant ou l’importateur, il faut s’assurer de sa fiabilité, du service après-vente, de la maintenance et, si vous envisagez un grand voyage, vérifier le réseau d’agents. N’hésitez pas à interroger des plaisanciers possédant ce type d’appareil. Ce n’est pas une instrumentation nouvelle et elle a fait ses preuves. Certains pionniers comme Dessalator sont présents sur le marché depuis plus de 40 ans avec des milliers d’appareils en service et des chantiers construisant des bateaux de grand voyage, comme Amel, lui ont fait confiance dès le début et continuent à équiper leurs bateaux de cette marque. Sur un croiseur à partir de 10 mètres, le bon choix est un modèle 60 ou 100 litres/heure. Un modèle plus faible, par exemple 30 litres, consomme le même courant et on doit faire deux fois plus de moteur ou de groupe pour avoir la même production.
 

 

L'équipe
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
Albert Brel
Albert Brel
Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
Jean-Christophe Guillaumin
Jean-Christophe Guillaumin
Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
Charlotte Lacroix
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
Max Billac
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Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
Denis Chabassière
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel Ulrich navigue maintenant en plaisance sur son TARGA 35+ le long de la côte atlantique. Par ailleurs, il ne rate pas une occasion d’embarquer sur des navires de charge, de travail ou de services maritimes. Il nous fait partager des expériences d’expédition maritime hors du commun.
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METEO CONSULT est un bureau d'études météorologiques opérationnel, qui assiste ses clients depuis plus de 30 ans. Les services de METEO CONSULT reposent sur une équipe scientifique de haut niveau et des moyens techniques de pointe. Son expertise en météo marine est reconnue et ses prévisionnistes accompagnent les plaisanciers, les capitaines de port et les organisateurs de courses au large depuis ses origines : Route du Rhum, Transat en double, Solitaire du Figaro…
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
Irwin Sonigo
Irwin Sonigo
Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.