Fusées de détresse : filière à suivre

Equipements
Par Figaronautisme.com avec MAIF
Dimanche 26 septembre 2021 à 12h27

Elles font partie de l’arsenal de base de tous les plaisanciers. Les fusées de détresse et autres fumigènes sont obligatoires si l’on prévoit de s’éloigner à plus de 2 milles des côtes (un peu moins de quatre kilomètres). Le problème de ce matériel pyrotechnique, c’est sa durée de vie : elle n’excède pas trois ou quatre ans.

©Albert Brel
Elles font partie de l’arsenal de base de tous les plaisanciers. Les fusées de détresse et autres fumigènes sont obligatoires si l’on prévoit de s’éloigner à plus de 2 milles des côtes (un peu moins de quatre kilomètres). Le problème de ce matériel pyrotechnique, c’est sa durée de vie : elle n’excède pas trois ou quatre ans.

Et attention, contrairement aux yaourts, que l’on peut consommer dans un délai raisonnable après leur date limite de consommation, les engins pyrotechniques présentent de gros dangers. « Tout simplement parce que les effets attendus ne sont plus les mêmes, explique Jennifer Cornet, déléguée générale de l’APER PYRO. La fusée ou le fumigène peut se déclencher avec retard, quand on ne l’attend pas et provoquer des incendies sur le bateau ou de graves brûlures. »

Plus de 600 points de collecte


L’APER PYRO, acronyme d’Association pour la Plaisance Eco Responsable pour les produits pyrotechniques, est la structure qui organise le recyclage des feux à main, fusées parachutes et fumigènes. En 2015, elle a mis en place un système de collecte basé sur le principe de l’échange « un pour un ». « Lorsqu’un plaisancier achète un produit pyrotechnique neuf dans un magasin d’accastillage, il peut rapporter un élément périmé qui sera pris en charge gratuitement par le professionnel », explique Jennifer Cornet. Seules ces enseignes spécialisées sont habilitées à reprendre ces produits. « Il ne faut surtout pas les jeter à la poubelle ou les apporter en déchèterie ». 630 points de collecte sont répartis sur l’ensemble du territoire. Les produits sont ensuite acheminés vers deux sites de traitement - à Fos-sur-Mer pour la zone sud et à Pont-de-Buis (en Bretagne) pour le nord – où ils seront traités et valorisés (énergétique ou matière).

La collecte augmente

L’APER PYRO estime que plus de 201 000 feux à main, environ 11 000 fumigènes et 25 000 fusées parachutes ont été mis sur le marché en 2020. Depuis la création de la filière par la Fédération des industries nautiques en 2015, la récolte augmente d’année en année. « De 18 tonnes en 2016 nous sommes passés à 25 tonnes en 2020 », se félicite la déléguée générale. Mais les taux de retour varient beaucoup en fonction des types de produits. 80 % des fusées parachutes sont récupérées, mais seuls 30 % des feux à main et fumigènes, constate-t-on à l’APER PYRO. « Les gens gardent ces produits au cas où... Ou encore les utilisent dans un cadre détourné comme une manifestation sportive, la fête du Nouvel An, voire pour allumer le barbecue ! Il faut rappeler que c’est interdit et très dangereux, pouvant aller jusqu’à des accidents comme des doigts arrachés », insiste la déléguée générale.

Opération coup de poing

Pour l’APER PYRO, la communication est le nerf du succès de cette démarche de recyclage de produits dangereux. L’association a notamment travaillé à la rédaction des pages plaisance dédiées aux fusées de détresse du site Navigation accompagnée (navigation-accompagnee.fr). L’association organise des campagnes de sensibilisation sur le terrain, distribuent des affiches auprès des ports et magasins d’accastillage et met en place des opérations coup de poing. La prochaine a lieu jusqu’au 3 octobre, dans les Alpes Maritimes et les Bouches du Rhône et jusqu’au 10 octobre dans le Var avec au total près de 80 points de collecte participants. https://www.fin.fr/actus/aper-pyro-collecte-exceptionnelle-des-feux-de-detresse-perimes-des-plaisanciers. Le principe du « un pour un », est oublié pour une quinzaine de jours sur ces trois départements. Tous les engins pyrotechniques peuvent être rapportés sans demande de contrepartie. « C’est l’occasion de vider les vieux stocks de fusées qui restent au fond du garage depuis trois générations. »

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Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l'atout voyage et évasion de l'équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l'actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne. Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant Ros
Sophie Savant Ros
Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l'édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com. Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l'Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
François Tregouet
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Depuis toujours, François est passionné de voile en général et de multicoques en particulier. En croisière ou en course, de l’Europe à l’Australie, il ne les délaisse que lorsque le règlement l’exige : Mini-transat, Fastnet, Giraglia… Jamais rassasié de nouveautés, il a assisté à la plupart des salons sur les cinq continents. Depuis 2018 il se consacre entièrement à la rédaction et à l’information, notamment pour Figaro Nautisme.
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s'est toujours intéressé à l'équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l'auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d'occasion et qui décrivent non seulement l'évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel Ulrich navigue maintenant en plaisance sur son Targa 35+ le long de la côte atlantique. Par ailleurs, il ne rate pas une occasion d’embarquer sur des navires de charge, de travail ou de services maritimes. Il nous fait partager des expériences d’expédition maritime hors du commun.
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Eric Mas est l'un des fondateur de METEO CONSULT – La Chaîne Météo. Éminent spécialiste de météo, Eric est également un marin passionné qui a routé les plus grands skippers sur toutes les eaux du globe : VDH lors du premier Vendée Globe, Philippe Jeantot, Jean Maurel, Michel Desjoyeaux, Francis Joyon, et tant d'autres. Actuellement il participe au projet de Lalou Roucayrol sur son multi 50.
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