Réarmer son bateau : l'équipement de sécurité

Equipements
Samedi 21 mai 2022 à 12h02

Lors du réarmement, le matériel de sécurité est l’un des points importants à vérifier. Beaucoup d’équipements qui vont du radeau de survie en passant par les extincteurs, les gilets de sauvetage, etc. possèdent une date limite d’utilisation voire une de péremption. Ils doivent être changés ou remplacés.

©Albert Brel
Lors du réarmement, le matériel de sécurité est l’un des points importants à vérifier. Beaucoup d’équipements qui vont du radeau de survie en passant par les extincteurs, les gilets de sauvetage, etc. possèdent une date limite d’utilisation voire une de péremption. Ils doivent être changés ou remplacés.

Les extincteurs : recharger ou changer

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Extincteur poudre ABC© Albert Brel

Pour les moteurs hors-bord d’une puissance comprise entre 33.9 CV et 299 CV un extincteur de 1 kg (34B) est demandé. Pour des puissances supérieures à 299 CV, une formule (03 x puissance moteur) vous permet de déterminer la puissance de l’extincteur. Pour une motorisation de 500 CV, elle sera de 150, par exemple deux extincteurs de 2kg (89B). Pour les moteurs in-bord dont la puissance est inférieure à 163 CV, un extincteur de 1 kg (34B) suffit. Pour une puissance supérieure à 163 CV, il faut un extincteur 68B ou deux de 34B (1 kg) voire un de 2 kg (89B). Sur le corps de l’appareil, la date limite d’utilisation est portée, elle doit être respectée. Si cette limite est atteinte, deux solutions soit faire recharger l’extincteur dans une station agrée soit le changer. Etant donné la faible différence de prix entre recharge et achat d’un neuf, il est souvent préférable d’opter pour cette solution. A titre indicatif, un modèle (poudre ABC) de 1 kg est proposé à moins de 20 euros.

Pour la cuisine, il faut prévoir au minimum un extincteur de 1 kg (34B) et une couverture anti-feu et chaque cabine doit être pourvue d’un extincteur de 1 kg (34B).  

Les gilets de sauvetage

La majorité de ceux que l’on utilise en plaisance sont à gonflage automatique assuré par une bouteille de gaz (CO2). Sur cette bouteille, le poids total est notifié, par exemple, 45 grammes. Il faut tout d’abord vérifier qu’elle n’a pas été percutée, pour cela, il suffit de la dévisser et de la peser sur une balance précise type balance de cuisine. Ensuite, elle doit être propre, en particulier, son filetage. S’il y a quelques traces d’oxydation sur le corps, il faut les nettoyer. Sur les déclencheurs manuels, un témoin de couleur (rouge/vert) indique l’état de la bouteille ; s’il est rouge elle a été percutée ou mal vissée, vert, elle est OK.

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Pastille verte, bouteille CO2 correcte© Albert Brel

La majorité des gilets sont à déclencheurs automatiques munis d’une cartouche de sel (soluble dans l’eau) ou d’un déclencheur hydrostatique (Hammar) qui se déclenche sous la pression de l’eau. Sur les modèles à déclencheur avec pastille de sel, la date de péremption y est inscrite. Sur les déclencheurs hydrostatiques, suivant le modèle, il est possible de changer la bouteille et le déclencheur, mais c’est plus délicat que sur les modèles à pastille de sel. Il est préférable de demander à un professionnel. Pour un kit de rechange pour un gilet automatique (cylindre, clip, cartouche), il faut compter de 18 à 30 euros suivant le modèle. Pour un kit complet Hammar, le coût se situe entre 40 et 55 euros. Pour des raisons de sécurité, il est recommandé de faire vérifier tous les trois ans les gilets par un professionnel. 

Le radeau de survie

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© Albert Brel

C’est l’équipement de sécurité le plus onéreux. Il est obligatoire à partir de la navigation semi-hauturière (6 à 60 milles d’un abri). Il doit être vérifié par une station agrée tous les 3 ans et le changement de la bouteille se fait lors de la troisième révision (9 ans). En principe, si tout est correct et que toutes les révisions ont été effectuées, la durée de vie est de 15 ans. Pour la révision, il doit être déposé soit dans un centre de collecte par exemple un accastilleur qui assure l’acheminement vers une station agrée soit directement dans une station. Certains constructeurs affichent le prix des révisions. En moyenne, comptez pour un 6 places côtier 459 euros et 469 euros pour un hauturier. A 9 ans, il y a en plus la ré-épreuve de la bouteille qui est de 115 euros.

Trousse à pharmacie

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On trouve deux modèles, l’un dit semi-hauturier et un hauturier (prix de 30 à 50 euros). Mais, vous pouvez la composez vous-même en y mettant les éléments mentionnés dans division 240 que nous vous donnons dans le livre de bord Bloc Marine rien ne vous empêche d’ajouter les médicaments que vous souhaitez avoir. Tous les éléments contenus dans cette trousse ne doivent pas dépasser la date limite d’utilisation.      

Balise de détresse

Une balise EPIRB programmée avec le numéro MMSI du bateau est obligatoire pour une navigation hauturière (plus de 60 milles d’un abri). Toutes possèdent un bouton test qui permet d’en vérifier le bon fonctionnement.

Feux à main, fusées, fumigènes

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A partir d’une navigation côtière (2 à 6 milles d’un abri), un jeu de 3 feux à main est demandé. Pour une navigation semi-hauturière et hauturière, on doit être équipé en plus de trois fusées parachute et de deux fumigènes. Les dates limites d’utilisation sont indiquées sur les produits. A titre indicatif, en moyenne, 3 feux rouges à main vous couteront 40 euros et un coffret hauturier composé de 3 fusées parachute, de 3 feux rouge à main et de 2 fumigènes vous coûtera 220 euros.    

Les éclairages

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Eclairages individuels© Albert Brel

Pour la recherche d’un homme à la mer, il est demandé un éclairage (fixe ou portatif). Pour une navigation de nuit (toute catégorie), des feux de navigation sont obligatoires. La bouée de sauvetage doit être munie d’un dispositif de feu (feu à retournement). Les gilets de sauvetage doivent être équipés d’un éclairage individuel étanche d’une autonomie minimum de 6 heures. Un éclairage individuel (lampe torche, bâton de cyalume, etc.) est également demandé. Tous ces éclairages doivent être en état de marche.

Nos conseils

Ne pas attendre la dernière minute pour vérifier votre matériel de sécurité. Certains demandent du temps. Pour un radeau de sauvetage, comptez au minimum un mois. N’hésitez pas à changer toutes les piles des appareils autonomes (GPS, éclairage, pendule, etc.). Sur certains appareils, vous pouvez utiliser des accus rechargeables (format piles) sur prise USB, c’est plus économique et plus fiable.  

L'équipe
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l'atout voyage et évasion de l'équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l'actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne. Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant Ros
Sophie Savant Ros
Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l'édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com. Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l'Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
François Tregouet
François Tregouet
Depuis toujours, François est passionné de voile en général et de multicoques en particulier. En croisière ou en course, de l’Europe à l’Australie, il ne les délaisse que lorsque le règlement l’exige : Mini-transat, Fastnet, Giraglia… Jamais rassasié de nouveautés, il a assisté à la plupart des salons sur les cinq continents. Depuis 2018 il se consacre entièrement à la rédaction et à l’information, notamment pour Figaro Nautisme.
Albert Brel
Albert Brel
Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s'est toujours intéressé à l'équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l'auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d'occasion et qui décrivent non seulement l'évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux
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Charlotte Lacroix
Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
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Max Billac
Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement
Denis Chabassière
Denis Chabassière
Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
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Michel Ulrich
Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel Ulrich navigue maintenant en plaisance sur son Targa 35+ le long de la côte atlantique. Par ailleurs, il ne rate pas une occasion d’embarquer sur des navires de charge, de travail ou de services maritimes. Il nous fait partager des expériences d’expédition maritime hors du commun.
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Eric Mas
Eric Mas est l'un des fondateur de METEO CONSULT – La Chaîne Météo. Éminent spécialiste de météo, Eric est également un marin passionné qui a routé les plus grands skippers sur toutes les eaux du globe : VDH lors du premier Vendée Globe, Philippe Jeantot, Jean Maurel, Michel Desjoyeaux, Francis Joyon, et tant d'autres. Actuellement il participe au projet de Lalou Roucayrol sur son multi 50.
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