
Frauscher x Porsche 850 Fantom Air, quand l’automobile premium a fait irruption sur l’eau
À l’autre extrémité du spectre, le buzz 2025 est aussi venu d’un bateau beaucoup plus compact, mais tout aussi symbolique. Le Frauscher 850 Fantom Air développé avec Porsche a fait sortir le nautisme de son cercle habituel. En associant une carène déjà réputée pour son comportement marin à une motorisation directement issue de l’univers automobile électrique haut de gamme, ce day-boat est devenu un objet médiatique. Pour de nombreux professionnels, ce type de collaboration marque une étape importante : l’électrique n’est plus seulement une réponse environnementale, il devient un marqueur de désir et de performance.
China Zorrilla, le paquebot électrique qui a changé d’échelle

Le signal le plus spectaculaire de l’année est venu du monde du transport de passagers. Avec le lancement du China Zorrilla, un ferry électrique de 130 m, l’électrification a changé de dimension. On ne parle plus de navettes portuaires ou de prototypes, mais d’un navire capable de transporter plusieurs centaines de passagers sur une ligne régulière. Pour les professionnels comme pour les plaisanciers attentifs à l’évolution du secteur, ce projet marque une rupture : la propulsion électrique n’est plus une expérimentation, elle devient une solution industrielle crédible.
Candela P 12, le ferry volant qui vise le diesel en frontal

Avec le P 12, Candela ne cherche plus à séduire uniquement par la nouveauté technologique. Le chantier suédois s’attaque frontalement aux usages existants, en positionnant son ferry à foils comme une alternative crédible au diesel sur des liaisons rapides. La promesse est claire : une vitesse de croisière élevée, une consommation maîtrisée, et surtout une expérience passager radicalement différente, plus silencieuse et plus fluide. Le buzz tient ici à un changement de statut : le foil électrique passe du prototype spectaculaire à l’outil de transport.
Artemis EF 12 Escape, le foiler électrique devient un produit

Dans le sillage de cette dynamique, l’Artemis EF 12 Escape illustre une autre facette de l’année 2025 : la structuration d’un véritable marché du bateau électrique à foils. Pensé comme un taxi maritime ou un day-boat haut de gamme, ce modèle séduit par la lisibilité de son concept. La carène se soulève, le bruit disparaît, la mer devient plus douce. Ce sont ces sensations immédiatement perceptibles qui expliquent son écho médiatique, bien au-delà du cercle des spécialistes.
Neoliner Origin, le retour assumé du vent dans le transport maritime

Pendant que la plaisance explore l’électrique, le transport maritime redécouvre le vent. Le Neoliner Origin, cargo à propulsion vélique, a marqué les esprits lors de ses apparitions publiques. Sa silhouette, ses voiles et son discours assumé sur la sobriété énergétique ont frappé un public habitué à associer le fret à des coques motorisées. Ce navire raconte autre chose : la réintégration du vent comme énergie principale, non par nostalgie, mais par efficacité.
Les tankers à assistance vélique, la décarbonation devient un système
Le buzz 2025 ne tient pas uniquement à des bateaux emblématiques, mais aussi à des solutions techniques désormais industrialisées. Les systèmes d’assistance vélique, conçus pour équiper des navires existants, ont franchi un cap cette année. Leur intérêt réside dans leur pragmatisme : pas de révolution brutale, mais des gains mesurables sur la consommation et les émissions. Pour la plaisance, ces développements résonnent fortement, car ils montrent que le vent peut être automatisé, fiabilisé et intégré à des logiques modernes de navigation.
Ferrari Hypersail, quand la course au large devient vitrine technologique

Lorsque Ferrari annonce un monocoque de 100 pieds pensé pour voler au-dessus de l’eau, le nautisme change d’échelle médiatique. Avec Hypersail, la course au large devient un laboratoire technologique assumé, porté par une marque mondiale. Le projet fascine autant par ses ambitions sportives que par sa recherche d’autonomie énergétique. En 2025, ce bateau a rappelé que l’innovation la plus radicale naît souvent loin des contraintes de la série, avant d’infuser vers des usages plus larges.
Le nouvel IMOCA de Canada Ocean Racing, la maturité d’une génération

Dans un registre plus opérationnel, le lancement d’un nouvel IMOCA pour Canada Ocean Racing illustre la maturité atteinte par la génération des foilers. Ici, le buzz ne vient pas d’une annonce spectaculaire, mais d’un projet structuré, lisible, international. La course au large se professionnalise encore, avec des bateaux toujours plus performants, mais aussi plus compréhensibles pour le grand public, tant leurs choix techniques sont désormais expliqués et assumés.
Beneteau Oceanis 47, la croisière moderne remise au centre

L’année 2025 a aussi été marquée par le renouvellement de modèles emblématiques de la grande série. L’Oceanis 47 incarne cette évolution douce mais profonde de la croisière moderne. Les discussions qu’il a suscitées ne portent pas uniquement sur la performance, mais sur l’ergonomie, la circulation à bord, la manière d’habiter le bateau au quotidien. C’est un autre type de buzz, plus discret, mais essentiel, car il touche le cœur du marché.
Lagoon 38, le multicoque qui élargit le cercle

Enfin, le Lagoon 38 a concentré l’attention en montrant que le multicoque continue de se démocratiser. Sans chercher l’excès, ce modèle a fait parler de lui parce qu’il propose une entrée plus accessible dans l’univers du catamaran habitable. Le buzz repose ici sur une promesse simple : rendre la vie multicoque envisageable pour davantage de navigateurs, sans renoncer aux fondamentaux du confort et de la sécurité.
Ce que ces 10 bateaux disent de notre manière de naviguer
Ce panorama révèle une évolution profonde. La vitesse redevient acceptable dès lors qu’elle s’accompagne de silence et de sobriété énergétique. L’électrique et le foil séduisent parce qu’ils transforment la sensation de navigation, pas seulement les chiffres de performance. Parallèlement, le retour du vent, qu’il soit assisté ou central, montre que la transition énergétique passe aussi par une relecture intelligente de solutions anciennes.
Enfin, le confort change de définition. En 2025, faire le buzz, ce n’est plus empiler des équipements, mais proposer des bateaux plus faciles à vivre, plus cohérents dans leurs usages, capables d’accompagner des projets de navigation variés. C’est sans doute cette convergence entre technologie, énergie et expérience à bord qui continuera à dessiner les bateaux dont on parlera demain.
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