
Depuis l’avènement de la monotypie et la création de la Classe Figaro Bénéteau en 1990, une jauge stricte est imposée au concurrents.
Le Figaro Bénéteau 2 est actuellement le coursier de toutes les compétitions du championnat de France Élite de Course au Large. A armes égales, les concurrents les plus performants et audacieux sont donc logiquement aux premières places. Pour cette Solitaire du Figaro Éric Bompard Cachemire 2013, 44e édition de l’épreuve, les règles sont toujours aussi strictes. Avec bien évidemment l’aval de concurrents parfois très pointilleux. La suspicion vis-à-vis des autres faisant toujours partie du folklore de la course.
En cette semaine bordelaise, alors que les 41 skippers largueront les amarres depuis Pauillac dimanche à 13 h 02, les multiples contrôles sont effectués sous l’autorité de Brigitte Fabre. Sous un sourire placide, une inflexibilité semble de mise : « Je suis en charge de la sécurité en terme d’épreuve. M’occupant plus de la conformité par rapport aux règles de classe, que des règles de la course en elle-même. Je suis assistée par 3 autres arbitres de la Fédération Française de Voile venus pour les contrôles d’épreuve. Nous assurons donc les plombages des bidons d’eau de survie, des containers du matériel de sécurité obligatoire des concurrents, et de la balise Argos sur chaque bateau ».
La Classe Figaro Bénéteau, elle aussi, doit avoir l’exigence de l’équité. « Il y a également une personne mandatée par la Classe qui elle a une équipe de 4 bénévoles de la région bordelaise dont le rôle est d’effectuer tous les plombages des bateaux, hors sécurité. Nous travaillons bien évidemment en collaboration étroite », ajoute cette bénévole de la FFV.
Les Figaro Bénéteau sont en permanence sous l’œil des jaugeurs tout au long de la saison, avec autant d’acuité pendant la Solitaire. Brigitte Favre, une passionnée de voile, en précise les principes : « Quelques semaines avant chaque épreuve du championnat de France Élite de Course au Large, après tirage au sort, nous pesons et mesurons systématiquement cinq bateaux. Il y a un poids minimum autorisé. Mais pendant une épreuve, lorsque les bateaux sont en escale, j’ai tout à fait le droit d’effectuer de nouveaux contrôles. Avant chaque étape, une heure avant qu’ils quittent les pontons, et après tirage au sort de 3 concurrents, je contrôle le niveau de gasoil, de l’eau (15 litres autorisés sur la première étape) et pèse le matériel embarqué, celui qui peut être déplacé à l’intérieur du bateau et qui ne peut dépassé le poids de 100 kg. Quelques minutes avant le départ, nous nous assurons que tous les arbres d’hélice des moteurs sont plombés, avec un contrôle dès la ligne d’arrivée passée. Ensuite, et suivant mes constats aléatoires comme mesurer un tangon ou le poids d’une porte ou d’une batterie, alors que les concurrents ont gagné le port d’arrivée, c’est au jury de décider des pénalités à infliger aux manquements de certains ».
Gare aux étourdis pour cette Solitaire 2013. Brigitte Favre sera intransigeante.