
Yann Éliès (Groupe Quéguiner-Leucémie Espoir) mène la flotte en direction de Porto. Joint par l’organisation à la vacation de midi, le Briochin était en confiance alors qu’il lui restait 25 milles à couvrir.
Les derniers milles se passent comment ?
Je fais en sorte de tirer partie de chaque risée. Pas trop mal j’espère. Je me suis bien reposé la dernière nuit quand on a touché du vent stable au largue serré. Quasiment deux heures. Le bateau allait vite vers là où je voulais. Sachant que les arrivées sont toujours compliquées et qu’il vaut mieux être frais.
La physionomie de la course a changé après le cap Ortegal ?
Le relief du cap Finisterre a chamboulé comme d’habitude la météo. Nous sommes passé d’un anticyclone à une dépression thermique sur l’arrivée de la péninsule ibérique. Cela a pas mal brouillé les choses. Mais on savait que ce parcours allait être piégeux. Et il le sera au retour où il y aura aussi des coups à jouer ».
Comment cela se passe à quelques milles de l’arrivée ?
Je viens de toucher du vent. J’avance à six nœuds. Ce qui n’était pas arrivé depuis un moment, au lever du jour. J’espère que cela va m’amener comme cela jusqu’à la ligne d’arrivée ».
D’ici trois heures, vous êtes parmi nous ?
Ouh là. Je ne vais pas m’aventurer dans une ETA. Le vent n’est pas encore bien établi. Sur le plan d’eau il y a encore des traces de molle. J’arriverai quand j’arriverai.
La marge est toujours suffisante ?
Déjà, je ne sais pas où sont les autres. Cela va être la surprise car je n’ai plus d’ordinateur pour voir à l’AIS où ils sont. Autour de moi, j’ai bien fait le ménage. Mais on ne sait jamais. Hier Michel Desjoyeaux avait un bon paquet d’avance et on s’est tous retrouvé coincé. Pour l’instant je ne fais pas de plan. J’essaye juste d’aller vite