Jérémie Beyou, qui participera au Vendée Globe 2016-2017, va faire installer des foils sur son monocoque (Maître Coq), devenant ainsi le premier skipper d'un Imoca "classique" (à dérives) à s'équiper de tels appendices, permettant d'aller plus vite à certaines allures.
"Cela fait plusieurs mois que nous travaillons dessus, a déclaré Beyou. Nous avons commencé par faire un VPP (programme de prédiction de vitesse) précis du bateau dans sa configuration actuelle, puis simulé un autre VPP avec le bateau équipé de foils de différentes géométries". "Nous avons ensuite fait tourner ces VPP sur des routages autour du monde, qui n'ont fait que confirmer les chiffres obtenus, a-t-il ajouté dans un communiqué. A savoir que Maître CoQ avec des foils était toujours plus rapide sur la durée, certains routages donnant jusqu'à cinq jours de différence". Le fait que la dernière Transat Jacques-Vabre ait été gagnée par un bateau à dérives - PRB, mené par Vincent Riou et Sébastien Col - n'a pas modifié le jugement de Beyou. Selon son équipe, Armel Le Cléac'h et Erwan Tabarly, arrivés 2e avec un bateau à foils (Banque Populaire VIII), auraient sans doute terminé nettement devant PRB si leur bateau, mis à l'eau tardivement, avait été plus fiabilisé.
Beyou - qui a abandonné la Jacques-Vabre suite à un problème de gréement - estime que pour remporter le prochain Vendée Globe (départ le 6 novembre 2016 des Sables d'Olonne), il faudra impérativement posséder un +foiler+, les différences de vitesse entre ces nouveaux bateaux et ceux à dérives pouvant aller jusqu'à 3 noeuds au reaching (portant). Le Vendée Globe étant avant tout une course de reaching, les écarts à l'arrivée pourraient se compter en jours, souligne-t-il.