Route barrée sur la Vendée Arctique - Les Sables d'Olonne

Course au large
Lundi 13 juin 2022 à 16h20

Près de 24h se sont écoulées depuis le coup d’envoi de la Vendée Arctique - Les Sables d’Olonne. Si la flotte a cavalé toute la nuit dans des conditions idéales, ce ne sera plus le cas dans les heures à venir. Les premiers s’approchent d’une dorsale anticyclonique, bien installée entre l’Irlande et les Açores, en travers de la route qui mène jusqu’à l’Islande. Nombreux sont ceux qui profiteront de cette accalmie pour réparer les premières petites blessures de leur IMOCA. Ce ne sera pas le cas de Szabolcs Weores. Le skipper hongrois est rentré aux Sables la nuit dernière et a été contraint à l'abandon aujourd'hui, après une avarie sur sa quille.

©Jean-Marie Liot /Groupe SETIN
Près de 24h se sont écoulées depuis le coup d’envoi de la Vendée Arctique - Les Sables d’Olonne. Si la flotte a cavalé toute la nuit dans des conditions idéales, ce ne sera plus le cas dans les heures à venir. Les premiers s’approchent d’une dorsale anticyclonique, bien installée entre l’Irlande et les Açores, en travers de la route qui mène jusqu’à l’Islande. Nombreux sont ceux qui profiteront de cette accalmie pour réparer les premières petites blessures de leur IMOCA. Ce ne sera pas le cas de Szabolcs Weores. Le skipper hongrois est rentré aux Sables la nuit dernière et a été contraint à l'abandon aujourd'hui, après une avarie sur sa quille.

Une partition d’accordéon

Cette première nuit en mer s’est déroulée dans des conditions toniques. L’occasion de “tout de suite tester nos machines” déclarait Giancarlo Pedote (Prysmian Group). Dans les heures à venir, le scénario est tout autre : les concurrents vont entrer dans la dorsale anticyclonique et les écarts entre eux vont considérablement se réduire. “Dans la dorsale ça va faire un peu l’accordéon. Les premiers vont entrer dedans et ralentir. Cela va me permettre de revenir mais ils sortiront les premiers et l’écart va à nouveau se creuser.” expliquait Nicolas Lunven (Banque Populaire) ce matin à la vacation. Dans cette zone de vent très faible, les marins devront saisir la moindre petite risée et porter une attention toute particulière à chaque réglage. Les concurrents ont choisi leur positionnement, globalement plus au sud pour les foilers et plus au nord pour les bateaux à dérives, mais une part d'incertitude persiste “J’ai choisi mon positionnement sud, mais la dorsale évolue vite, les prévisions ne sont jamais parfaites et les modèles météo ne sont pas trop d’accord. Certains voient la dorsale plus gonflée que d’autres. Ce sera la surprise !” note Giancarlo Pedote. Pour que cette partition d’accordéon soit mélodieuse, il faudra donc aussi un peu de réussite…

Les petits (et gros) pépins du début de course

Cette zone de molle va permettre aux concurrents de s’atteler aux réparations des petits pépins survenus en ce début de course. Louis Duc (Fives - Lantana Environnement) indiquait ce matin, avec une voix plutôt calme et posée avoir “un petit problème de dérive, d’électronique, un hydrogénérateur qui s’arrache”. Manuel Cousin (Groupe SÉTIN) connaît lui aussi des problèmes d’hydrogénérateurs, suite à une collision avec un Ofni. Kojiro Shiraishi (DMG MORI GLOBAL ONE), en proie à des problèmes de hook ce matin, est parvenu à réparer après avoir hissé et affalé la grand-voile cinq fois. Le skipper japonais navigue normalement mais indique, dans une vidéo envoyée du bord, être fatigué après ses nombreuses manœuvres. Benjamin Ferré (Monnoyeur - Duo For A Job) a, lui, déchiré une partie de son J2 et avouait ce matin, tout comme Éric Bellion (COMMEUNSEULHOMME Powered by ALTAVIA), avoir été malade sur les premières heures de course.

Abandon de Szabolcs Weöres

Le Hongrois Szabolcs Weöres (SZABI Racing), de retour au port des Sables d’Olonne depuis cette nuit, a finalement décidé d’abandonner. Avec son équipe technique, ils n’étaient pas en mesure de réparer les problèmes du système hydraulique contrôlant la quille basculante de son IMOCA à temps pour pouvoir repartir avant demain mardi 14 juin 17h00.

L'équipe
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l'atout voyage et évasion de l'équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l'actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne. Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant Ros
Sophie Savant Ros
Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l'édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com. Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l'Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
François Tregouet
François Tregouet
Depuis toujours, François est passionné de voile en général et de multicoques en particulier. En croisière ou en course, de l’Europe à l’Australie, il ne les délaisse que lorsque le règlement l’exige : Mini-transat, Fastnet, Giraglia… Jamais rassasié de nouveautés, il a assisté à la plupart des salons sur les cinq continents. Depuis 2018 il se consacre entièrement à la rédaction et à l’information, notamment pour Figaro Nautisme.
Albert Brel
Albert Brel
Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s'est toujours intéressé à l'équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l'auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d'occasion et qui décrivent non seulement l'évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux
Charlotte Lacroix
Charlotte Lacroix
Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
Max Billac
Max Billac
Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement
Denis Chabassière
Denis Chabassière
Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
Michel Ulrich
Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel Ulrich navigue maintenant en plaisance sur son Targa 35+ le long de la côte atlantique. Par ailleurs, il ne rate pas une occasion d’embarquer sur des navires de charge, de travail ou de services maritimes. Il nous fait partager des expériences d’expédition maritime hors du commun.
Eric Mas
Eric Mas
Eric Mas est l'un des fondateur de METEO CONSULT – La Chaîne Météo. Éminent spécialiste de météo, Eric est également un marin passionné qui a routé les plus grands skippers sur toutes les eaux du globe : VDH lors du premier Vendée Globe, Philippe Jeantot, Jean Maurel, Michel Desjoyeaux, Francis Joyon, et tant d'autres. Actuellement il participe au projet de Lalou Roucayrol sur son multi 50.
METEO CONSULT
METEO CONSULT
METEO CONSULT est un bureau d'études météorologiques opérationnel, qui assiste ses clients depuis plus de 30 ans. Les services de METEO CONSULT reposent sur une équipe scientifique de haut niveau et des moyens techniques de pointe. Son expertise en météo marine est reconnue et ses prévisionnistes accompagnent les plaisanciers, les capitaines de port et les organisateurs de courses au large depuis ses origines : Route du Rhum, Transat en double, Solitaire du Figaro…