Enfin des alizés du nord-est vers le retour pour la Mcintyre OGR

Course au large
Par Figaronautisme.com/OGR

La flotte franchit l’équateur et se bat pour chaque mille gagné sur l’étape 4 de la McIntyre OGR. Le soleil étouffant du Pot-au-Noir rôti les marins Une nouvelle semaine difficile pour la flotte ! Le soleil du Pot-au-noir continue de sévir, malgré tout la plupart des marins ont enfin franchi l’équateur. Pen Duick VI FR (14) reste en tête, tandis que L’Esprit D’équipe FR (85) domine le classement IRC de l’étape 4.

Spirit of Helsinki franchit l'équateur et se dirige vers le nord. ©OGR2023/Spirit of Helsinki
La flotte franchit l’équateur et se bat pour chaque mille gagné sur l’étape 4 de la McIntyre OGR. Le soleil étouffant du Pot-au-Noir rôti les marins Une nouvelle semaine difficile pour la flotte ! Le soleil du Pot-au-noir continue de sévir, malgré tout la plupart des marins ont enfin franchi l’équateur. Pen Duick VI FR (14) reste en tête, tandis que L’Esprit D’équipe FR (85) domine le classement IRC de l’étape 4.

Spirit of Helsinki FI (71) et Maiden UK (03) se distinguent également dans leurs catégories.

L’observation de la faune, la pêche, les grains, et l’apprentissage de la navigation céleste aident les marins à tuer le temps.

Explorer AU (28) dans une situation incertaine. Grave avarie d’enrouleur.

Et enfin, découvrez tout ce qu’il faut savoir sur l’arrivée de l’OGR à Cowes.

Les équipages de l’OGR ont vécu une nouvelle semaine “difficile” en se frayant un chemin à travers le Pot-au-Noir, traversant l’équateur et naviguant vers l’hémisphère nord. Les 13 voiliers de la flotte ont quitté Punta del Este, en Uruguay, il y a déjà trois semaines et disent seulement maintenant adieu à la côte brésilienne. La remontée vers le nord a été lente, avec des vents irréguliers posant des problèmes depuis le départ. Mais pour les deux leaders, Pen Duick VI FR (14) et L’Esprit D’équipe FR (85), les alizés sont enfin là ! Pour Pen Duick VI, la prévision de franchissement de la ligne d’arrivée au Royal Yacht Squadron à Cowes, au Royaume-Uni, est  pour le 11 avril, mais tout reste incertain.

Pen Duick VI, skippé par Marie Tabarly, continue à mener la flotte et a maintenant traversé le pire du marasme. Le puissant ketch bermudien de 73 pieds devrait creuser l’écart alors que le reste de la flotte lutte contre des vents locaux plus faibles et imprévisibles. Son plus proche rival, l’ancien vainqueur de la Whitbread, L’Esprit d’Équipe, conserve la première place en IRC pour l’étape 4 et ne compte pas céder facilement cette position convoitée. Seulement 78 milles marins séparent ces deux yachts, rendant la compétition particulièrement intense.

Les alizés de nord-est sont établis, nous sortons donc de trois jours de Pot-au-Noir. Fini les calmes, les tempêtes et les rafales à 30 nœuds a tweeté L’Esprit d’équipe, vainqueur de la Whitbread en 1986.

Cependant, les Finlandais de Spirit of Helsinki FI (71) et l’équipage de Maiden UK (03) bénéficient également de vents favorables et sont prêts à saisir leur chance. Seuls 60 milles marins les séparent, et ils sont clairement engagés dans une course parallèle qui pourrait bien rivaliser avec la dynamique complexe se dessinant  entre Pen Duick VI et Translated 9 !

Translated 9 ITL (09) et Neptune FR (56), positionnés à l’ouest des leaders, restent proches du groupe de tête et se surveillent attentivement. Translated 9 est à seulement deux heures de Pen Duick VI en IRC, ce qui mérite une attention particulière.

La majorité de la flotte a franchi ou est sur le point de franchir l’équateur. Les hommages à Neptune et la cérémonie d’initiation pour les nouveaux navigateurs restent une tradition séculaire. Une offrande pour assurer une traversée en sécurité est habituelle, tandis que le marin passe de l’état de “têtard” à celui de “fille ou fils de Neptune” comme le veut la légende. Ne ratez pas les photos des “cérémonies” à bord dans le courant de la semaine !

Bien que la majorité de la flotte ait apaisé Neptune à ce stade, les vents délicats restent un défi. Outlaw AU (08), Evrika FR (07), en tête de la classe Sayula, et Galiana WithSecure FI (06), en tête de la classe Adventure, n’ont pas encore échappé aux zones sans vent.

Pendant ce temps, le Swan 57 White Shadow ESP (17) et le Swan 53 Triana FR (66) ont mené un duel sans relâche depuis le début de l’étape 4. Intéressant à noter, même s’il n’a pas dominé l’étape 4, Triana FR (66), skippé par Jean d’Arthuys, reste en tête du classement général combiné IRC, avec plus de 3,5 jours d’avance sur son plus proche rival, Maiden. Le classement IRC promet d’être de plus en plus captivant à mesure que la flotte se rapproche de Cowes.

Les poursuivants Sterna SA (14) et Explorer AU (28) doivent encore affronter le pire du Pot-au-Noir, ce qui pourrait bien les distancer davantage. Cependant, le Pot-au-Noir étant imprévisible, les prochains jours seront décisifs.

Malgré la chaleur accablante du Pot-au-Noir et l’absence de vent, qui peut s’avérer épuisant, il présente certains avantages, notamment les grains. La plupart des équipages ont profité des averses pour se rafraîchir avec des douches “naturelles”, un soulagement bienvenu étant donné la chaleur, la transpiration et les odeurs inévitables à bord.

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Tous les équipages profitent de ces journées creuses pour apprendre la navigation céleste.© OGR2023/Sterna

En dehors des douches, les averses représentent également un moyen efficace de reconstituer les réserves d’eau qui diminuent. Après la première semaine de course, Maiden avait exprimé ses inquiétudes concernant son approvisionnement en eau, en raison d’une panne de générateur affectant son dessalinisateur. Ce problème est désormais résolu, et grâce aux pluies abondantes, l’eau n’est plus une préoccupation. L’équipage est ravi d’avoir des réservoirs pleins, mais également de franchir l’équateur et de se diriger vers la maison.

Comme le dit la chanson, “Il pleut des hommes ! Hallelujah !” Je plaisante, nous sommes sur un bateau de femmes, donc il pleut de l’eau. Nous avons maintenant deux réservoirs pleins, yahou. Neptune a rendu visite à Maiden ! Des biscuits et des glaces ont été offerts en échange de conditions de vent favorables, a tweeté Maiden.

Pour l’équipage de Spirit of Helsinki, l’attrait de la pluie commence à s’estomper, même s’ils avaient lors d’un appel satellite plus tôt dans la semaine, comparé l’eau de mer chaude à celle dans laquelle on poche les homards.

Pendant ce temps, l’équipage d’Evrika ne compte pas uniquement sur les averses pour se rafraîchir et opte pour des bains en mer en milieu d’après-midi. Sur le magnifique Swan 65, les douches à l’eau fraîche ne posent aucun problème !

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© OGR2023

Sterna, Evrika, Outlaw, Neptune, White Shadow, et Triana ont passé de longues journées chaudes à compléter leur alimentation par la pêche. Les photos abondent, montrant des bancs impressionnants de thons et de marlins, avec des équipages fiers de leurs prises.

L’observation de la faune est également devenue un passe-temps prisé à bord, beaucoup de voiliers étant visités par de grands groupes de dauphins et d’oiseaux.

“Magic Mike” a un nouveau surnom : l’homme qui murmure à l’oreille des oiseaux. Le même oiseau s’est posé sur sa tête quatre fois pendant sa veille nocturne. Au cours des dernières 24 heures, une cinquantaine de dauphins et deux oiseaux se sont égalements approchés d’Outlaw.

Tandis que Triana ressemble plus à un sanctuaire pour oiseaux qu’à un yacht de course actuellement !

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Le skipper Mark Sinclair, alias Captain Coconut, tente de réparer l?enrouleur avec du ruban adhésif et de la ficelle. Ils doivent garder la voile fortement réduite pour éviter de la déchirer à nouveau.© Explorer / OGR2023

Ceux qui suivent attentivement le tracker pourraient être surpris par le parcours quelque peu « atypique » emprunté par le Swan 57 Explorer AU (28). Ils ont choisi une route côtière le long du Brésil, choix qui s’est avéré peu avantageux. Cependant, cela leur a permis de profiter de périodes sans vent pour réparer leur voile d’avant, ainsi que l’enrouleur et le tambour, qui avaient subi de graves dommages. Aujourd’hui, situé à environ 50 milles au nord de Recife, au Brésil, le capitaine a dû prendre la difficile décision de débarquer un membre de l’équipage. Ainsi, Explorer a inversé sa direction vers Recife et devrait y arriver tôt le matin du 27 mars. Le yacht s’arrêtera juste le temps de débarquer le membre d’équipage en question, sans recevoir d’assistance extérieure, et poursuivra ensuite son chemin vers COWES, sans encourir de pénalité.

Les leaders de la flotte ayant passé le Pot-au-Noir et ayant repris de la vitesse, l’issue de l’OGR ne saurait tarder. Les premières arrivées sont attendues à partir du 11 avril. Pour ceux qui souhaitent accueillir les équipages à leur retour de cette aventure autour du monde, voici tous les détails à connaître !

INFORMATIONS SUR L’ARRIVÉE DE L’OGR

Ligne d’arrivée : Royal Yacht Squadron, Cowes, Royaume-Uni.

Mise à quai : Après avoir franchi la ligne d’arrivée, les voiliers seront amarrés à Trinity Landing à West Cowes pendant 48 heures.

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Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
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Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
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Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel Ulrich navigue maintenant en plaisance sur son TARGA 35+ le long de la côte atlantique. Par ailleurs, il ne rate pas une occasion d’embarquer sur des navires de charge, de travail ou de services maritimes. Il nous fait partager des expériences d’expédition maritime hors du commun.
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