
Une course née à Lanzarote, devenue une référence mondiale
Pour José Juan Calero, CEO de Calero Marinas, ce départ avait une résonance toute particulière. Lancée en 2014, la RORC Transatlantic Race est le fruit d’un projet construit avec persévérance, malgré des débuts modestes. Aujourd’hui solidement installée au calendrier international de la course au large, l’épreuve rassemble une flotte d’une diversité rare. Du premier superyacht à foils jamais engagé sur cette course aux duels explosifs entre MOD70, le passage de la flotte devant Puerto Calero, berceau de l’histoire familiale des Calero, avait des allures de célébration autant que d’au revoir.
Un départ tactique sous haute intensité
Avec 12 à 15 nœuds de vent et une température idéale, les bateaux spectateurs se sont massés autour de la zone de départ, accompagnant la flotte jusqu’à la marque située au large de Puerto Calero Marina. Une fois celle-ci franchie, le parcours s’ouvrait plein sud, laissant place aux premiers choix stratégiques pour s’extraire rapidement des zones de molle et rejoindre les alizés.
Chez les monocoques IRC, la bataille a été immédiate. Le Mach 50 Palanad 4 d’Olivier Magre a été le premier à couper la ligne, tandis que le Swan 128 Be Cool et le Carkeek 45 Ino Noir signaient un départ propre et engagé. Très vite, le Baltic 111 Raven, mené par Damien Durchon, prenait l’ascendant sur l’eau avec des vitesses dépassant les 14 nœuds, s’échappant au large de Fuerteventura.
MOD70 : duel à très haute vitesse
Le départ des multicoques a offert un véritable mano a mano entre les MOD70 Argo et Zoulou. La stratégie d’Argo a payé dès les premiers milles, le trimaran passant en tête à la marque de Puerto Calero, malgré un départ différé de dix minutes par rapport aux monocoques. Quelques heures plus tard, les deux MOD70 filaient déjà à plus de 25 nœuds, cap vers la côte africaine, tandis que le reste de la flotte restait groupé dans un long bord rapide le long de Fuerteventura.
Des projets humains au cœur de l’Atlantique
Derrière les machines de course, la RORC Transatlantic Race reste une aventure profondément humaine. Stimmy, le Sun Fast 3300 barré en double par Ari Huusela et Annika Paasikivi, incarne cette approche plus intime de la traversée, entre plaisir de naviguer et première grande aventure océanique. À l’opposé, Walross 4, voilier en bois mené par une équipe universitaire allemande, assume un rythme plus mesuré, privilégiant l’endurance et l’expérience collective à la performance pure.

Sécurité et suivi permanent
Dès le départ, la direction de course a confirmé un lancement sans incident. Le suivi de la flotte est assuré 24 h sur 24, avec une vigilance constante portée aux trajectoires et aux conditions rencontrées. Tous les bateaux engagés répondent aux exigences de la World Sailing Category 1, souvent au-delà du minimum requis. Les autorités maritimes tout au long de la route sont informées et prêtes à intervenir si nécessaire.
Alors que la flotte s’éloigne des Canaries pour rejoindre l’océan ouvert, les premiers fichiers météo confirment un scénario classique : une sortie sud bien marquée avant de trouver les alizés, promesse d’une traversée rapide et engagée pour cette nouvelle édition de la RORC Transatlantic Race.
Suivez les concurrents grâce à la cartographie en direct.
Pensez à consulter les prévisions sur METEO CONSULT Marine.
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